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Petite affaire, grand amateurisme
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 10 - 11 - 2004

Même après avoir reçu une réponse de la part de la FIFA, la FRMF n'a pas pu trancher dans l'affaire Samir Sersar. Dans les coulisses de la fédération, on parle d'un «comité de sages» pour trouver une issue à cette impasse, alors que le problème est ailleurs.
Alors que l'on croyait le feuilleton Sersar terminé, voilà qu'un autre épisode fait surface. En adressant un courrier à la Fédération royale marocaine de football l'informant que l'ex-joueur du KACM était libre avant de signer pour le WAC, la FIFA a, non seulement compliqué la tâche de la fédération, mais mis à nu les compétences de ses dirigeants. Car aux yeux de la plus grande instance footballistique de la planète, l'affaire Sersar est une affaire interne qui doit être résolue par la FRMF. Pour laver son affront, et en quelques jours, nos responsables ont eu l'idée magique de confier le cas Sersar à un «comité des sages », sans, toutefois, dévoiler les noms de ses membres.
Dans l'entourage de la fédération, l'idée, même si elle a été bien accueillie par certains, a surpris plus d'un, y compris Abdellah Benhssain, ex-président de la Commission des statuts, règlements et qualifications de la FRMF. «On m'a appelé pour ça. Mais je ne suis au courant de rien », a déclaré ce dernier. Interrogé sur ce que pourrait apporter ledit comité, Benhssain n'y va pas par quatre chemins. «Il n'y a pas de quoi mettre en place un comité de sages. Vous avez devant vous un joueur qui a signé, peut-être clandestinement, à l'étranger, sans autorisation de la part de la fédération, et un club qui a reçu une licence en bonne et due forme. Pour la FIFA, tout est clair.
Du moment que le joueur est amateur, il est libre », a-t-il expliqué. À en croire celui-ci, le problème est ailleurs. S'il y avait un contrat, rien de ceci ne serait arrivé. «En faisant signer des contrats aux joueurs, on se prémunit contre les évasions», a tenu à préciser ce dernier.
Et ce n'est pas tout. Encore faut-il que ces contrats soient enregistrés dans un registre à la FRMF. Or, jusqu'à maintenant, la fédération n'a pas de registre. « C'est vrai que pour les clubs, le contrat reste un choix, mais il faut bien que la fédération prenne une décision. Si par exemple, demain, le GNF tient son assemblée générale pour décréter un championnat non amateur, les clubs seront contraints de faire signer des baux à leurs joueurs. Pour ceux qui n'ont pas les moyens de le faire, ils évolueront en division amateur. C'est aussi simple que cela. Sinon, et si ça continue, tu aurais créé un précédent grave et, par conséquent, aucun club ne sera à l'abri des départs », a tenu à faire remarquer l'ex-président de la commission des statuts, règlements et qualifications. Outre la question des contrats, que beaucoup de joueurs ont refusé de signer, tel le jeune Lyajour du Raja, à qui l'on a fait une proposition de 50 000 DH pour cinq ans, et Zemamma qui réclame, en contre-partie, un appartement, le cas Sersar a levé le voile sur une autre réalité plus amère.
Le morcellement de la fédération en trois parties, bureau fédéral, GNF et fédération, sans viabilisation. Morcellement suite auquel le GNF a acquis son autonomie financière, administrative et juridique. Trop de prérogatives. «Il n'y a pas, aujourd'hui, un seul instrument juridique qui permet à la FRMF de dissoudre ou de mettre en veilleuse le GNF», a confié Benhssein. Résultat : l'affaire Sersar est une bourde du GNF que la fédération est appelée à résoudre. En attendant le verdict, deux scénarios sont envisagés. Soit faire appliquer les règlements. Ce qui veut dire que le joueur à deux licences doit attendre deux ans avant de jouer pour le WAC. Soit ce dernier rejoint le Kawkab, sans que le WAC ne soit pénalisé. Autrement dit, sans que les Rouge et Blanc ne perdent des points.
Quant à la FRMF, et pour ne pas perdre de sa crédibilité, elle n'a qu'une seule solution : suspendre la commission des statuts, règlements et qualifications, dont le président est Abdelilah Menjra, juge et partie dans cette affaire, puisqu'il qui est en même temps président du WAC.
Ce qu'il faut retenir de l'affaire Sersar, c'est qu'elle a révélé l'existence de plusieurs failles dans notre système de gestion de la chose footballistique. Il faut, maintenant, en tirer les leçons pour ne pas tomber dans les mêmes travers et sortir de cet engrenage qui nous emmène dans des situations inexplicables.


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