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Monde arabe : Des républiques héréditaires
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 31 - 01 - 2003

Al Assad, Moubarak, Saddam Hussein, Kadhafi : des présidents de républiques arabes séduits par la transmission du pouvoir à leur progéniture. Le modèle républicain en s'effondrant libère des pulsions monarchiques que les peuples arabes ne semblent pas avoir oubliées. Chassez le naturel...
Dans un monde en plein bouleversement, le système monarchique a-t-il encore de l'avenir ? La question mérite d'être posée tant il est vrai que cette forme de pouvoir, que l'on dit d'habitude archaïque et vouée à disparaître, a su résister aux aléas du temps et aux vicissitudes de l'Histoire.
Les monarchies arabes, pour ne parler que d'elles, sont toujours là alors qu'on ne donnait pas cher de leur peau. Celles qui ont pu affronter les différentes tentatives de déstabilisation dans la décennie 60 sont aujourd'hui plus fortes que jamais, montrant même qu'elles sont indispensables à l'unité et à la cohésion de la société et un rempart solide dans un monde de plus en plus déchiré et tourmenté, exposé notamment aux dérives terroristes.
Sur les vingt et un États composant la Ligue arabe, huit sont dirigés par des rois. Les autres États sont régis par les règles de la République quoique la plupart des présidents se comportent dans les faits comme des monarques parfois absolus. Certains parmi eux pensent même léguer le pouvoir à leur progéniture, confortés en cela par l'exemple venu de Syrie il y a quelques années où Bachar Al Assad a succédé sans coup férir à son défunt père Hafez. Sans que cette situation inédite suscite la désapprobation du peuple ni l'opposition des pontes du régime.
Bien au contraire. Bachar El Assad fut adoubé dans la joie et l'allégresse. Qui mieux que lui est à même de poursuivre l'héritage de son père ? La succession dans la continuité baâsiste.
Les adeptes de la république héréditaire dans le monde arabe sont légion. Le guide Libyen Mouammar Kadhafi est en train depuis quelque temps de préparer son fils Seïf Al Islam à le remplacer à la tête de l'État.
Le président égyptien Housni Moubarak pourrait adopter la même démarche avec son fils Gamal qui est de plus en plus présent sur la scène politique du pays. Le yéménite Abdallah Saleh est certainement dans le même état d'esprit par rapport à son fils de colonel qui le moment venu héritera du pouvoir.
L'homme fort du régime irakien, Saddam Husseïn, a trouvé son dauphin en son fils cadet Qusay. Propulsé chef des services secrets irakiens, ce jeune homme spartiate et discret ressemble à son père. Cependant, cette succession risque fort bien d'être contrariée par les visées américaines, Washington étant déterminé à renverser le régime en place en rétablissant probablement un système monarchique inféodé aux États-Unis. Une monarchie qui viendrait s'ajouter aux sept déjà existantes dans la région du Golfe?
Que penser de ce glissement politique ? Faut-il y voir une dérive dangereuse ou plutôt un signe de bonne santé des régimes arabes ? Les spécialistes politiques s'accordent à dire qu'il s'agit là d'un signe supplémentaire qui confirme la faiblesse des régimes arabes et leur mépris des règles démocratiques dans une volonté de transformer un régime républicain qui règne et gouverne en système monarchique qui règne et gouverne. Dans cette configuration, rien ne change en fait dans la pratique sinon la légitimation et le renforcement du pouvoir autoritaire détenu par le chef par sa transmission par voie héréditaire.
L'institut français de relations internationales (IFRI) s'est penché au cours de l'année 2001 sur la question des monarchies arabes. Nombre de spécialistes ont fait des communications à ce sujet. À cette occasion, la monarchie marocaine était également examinée comparativement à ses homologues arabes. Il en ressort que le système monarchique marocain est différent des autres en sens où il puise son essence de la religion et le Roi, descendant du prophète, dispose du titre de commandeur des croyants.
Autrement dit, la légitimité de l'institution monarchique, loin d'être contestée, est vécue comme un facteur de stabilité politique et une garantie de cohésion sociale.


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