Une année après le sommet, le 20 novembre 2013 à Washington, entre Obama et Mohammed VI, le souverain a reçu, hier, le vice-président américain. Une réunion consacrée au terrorisme. La question du Sahara n'a été évoquée que brièvement, comme en attestent les communiqués du cabinet royal et de la Maison blanche. Les discussions entre le roi et le vice-président des Etats-Unis, tenues hier au palais de Fès, ont porté essentiellement sur les dossiers de sécurité. Selon la Maison blanche, les deux leaders se sont mis d'accord sur l'importance de faire du «Maghreb, de l'Afrique et du Moyen-Orient», une zone de «stabilité et de prospérité». Un objectif qui cadre parfaitement avec les efforts de la coalition internationale contre l'organisation de l'Etat islamique. «Le royaume est un partenaire dans la guerre contre Daesh» La même source ajoute que Mohammed VI et Joe Biden ont convenu que la solution militaire n'est pas le seul moyen de lutte contre les mouvements extrémistes, mettant en exergue «la nécessité de promouvoir des politiques alternatives offrant une intégration sociale et des opportunités économiques» en vue de barrer la route aux cellules de recrutement de djihadistes. Quelques heures avant l'arrivée de Joe Biden à Marrakech, la Maison blanche avait publié un communiqué dans lequel elle rappelait que «le Maroc est un partenaire très important dans la coalition anti-Daesh». Sa participation, début novembre, à une réunion des membres de la Coalition tenue à Manama, et consacrée aux moyens d'assécher financièrement Daesh, marque l'entrée officielle du royaume dans le club des Etats anti-EI. Une implication précédée quelques jours auparavant par l'aide militaire apportée aux Emirats arabes unis et la disposition de Rabat à s'engager du côté du royaume du Bahreïn. Les deux parties évoquent brièvement le Sahara occidental «Les entretiens ont, également, porté sur les derniers développements de la question du Sahara marocain ainsi que les questions régionales et internationales», indique sommairement un communiqué du cabinet royal. Du côté de la Maison blanche, même son de cloche. Washingon a souligné que le vice-président a réaffirmé la position de Washington, telle qu'elle avait déjà figuré dans le texte de la Déclaration conjointe du 20 Novembre 2013, à l'occasion de la réunion entre Barack Obama et Mohammed VI, mais sans donner davantage de précision. Pour mémoire à l'issue de la première rencontre entre les deux chefs d'Etats, «les Etats-Unis ont clairement indiqué que le plan d'autonomie présenté par le Maroc est sérieux, réaliste et crédible, et représente une approche potentielle qui pourrait satisfaire les aspirations de la population du Sahara à gérer ses propres affaires dans la paix et la dignité». Cette volonté des deux parties à n'évoquer que brièvement le différend du Sahara occidental pourrait résulter des voix discordantes au sein même de l'administration Obama et des récentes diférences de point de vue sur ce dossier entre Rabat et Washington. L'examen de la question au Conseil de sécurité en avril prochain devrait donner plus d'éléments de réponse.