Le constructeur automobile britannique Jaguar Land Rover (JLR) a annoncé, samedi, une « pause » de toutes ses livraisons vers les Etats-Unis suite aux nouveaux tarifs douaniers imposés par Washington. Cette pause va permettre à l'entreprise « de tenir compte des nouvelles conditions commerciales », a dit JLR dans un communiqué. Les Etats-Unis sont un « marché important pour les marques de luxe de JLR », a ajouté l'entreprise, notant toutefois qu'elle allait prendre des mesures à court terme. Le constructeur basé à Coventry, centre de l'Angleterre, continuera en parallèle à « développer ses plans à moyen et long termes » face à cette nouvelle réalité, a précisé la même source. Le 3 avril une première vague de droits de douane de 25% sur les importations de voitures est entrée en vigueur aux Etats-Unis, alors que des taxes à l'importation sur les pièces automobiles devraient suivre le mois prochain. Lire aussi : Tarifs américains : Jaguar Land Rover suspend ses exportations vers les Etats-Unis Des droits de douane distincts de 10% sont imposés sur toutes les autres importations britanniques et des taux plus élevés seront appliqués à d'autres grandes économies, dans le cadre d'une série de mesures annoncées par le président américain Donald Trump. Ces mesures ont fait vaciller les chaînes d'approvisionnement mondiales. Sur l'année se terminant en septembre 2024, les exportations de voitures britanniques vers les Etats-Unis se sont élevées à 8,3 milliards de livres sterling, selon le ministère britannique du Commerce extérieur. Jeudi, le Royaume-Uni a annoncé le lancement d'une consultation avec ses entreprises sur les implications potentielles de toute mesure de rétorsion en réponse aux droits de douane de 10 % imposés par les Etats-Unis. Cependant, le ministre britannique du Commerce, Jonathan Reynolds, a dit être convaincu que la meilleure voie vers la stabilité économique est « un accord négocié avec les Etats-Unis ». Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, examinera ce weekend avec d'autres dirigeants du monde la réponse à apporter aux nouveaux droits douaniers. Tout en excluant de « s'engager dans une guerre commerciale », il a précisé que « toutes les options restent sur la table ».