Le Royaume-Uni devrait « s'attendre à être impacté » par les tarifs douaniers qui seront annoncés par l'Administration du président américain, Donald Trump, a indiqué lundi le porte-parole du Premier ministre britannique. Au même titre que d'autres pays, le Royaume-Uni sera, en l'absence d'un accord commercial, touché par les tarifs douaniers que M. Trump se prépare à imposer sur une large gamme de produits à partir du 2 avril, date que le chef de la Maison Blanche a qualifiée de « jour de la libération ». Le gouvernement britannique espérait conclure rapidement un accord commercial avec les Etats-Unis pour obtenir une exemption pour les entreprises britanniques. « Nous nous préparons à toutes les éventualités en prévision des annonces attendues du président Trump », a indiqué le porte-parole de la primature britannique. Lire aussi: Tarifs douaniers américains: le PM canadien promet une « forte » riposte L'Office for Budget Responsibility (OBR), l'organisme de surveillance des dépenses du gouvernement britannique, a indiqué que les droits douaniers américains devraient réduire la croissance du PIB de 0,6% d'ici 2026. Ce chiffre pourrait atteindre 1% si le gouvernement britannique décide d'imposer des droits de rétorsion. Le Royaume-Uni exporte chaque année plus de 60 milliards de livres sterling de marchandises vers les Etats-Unis. Par ailleurs, Londres et Washington poursuivent cette semaine les discussions dans l'espoir de parvenir à un accord dans les prochaines semaines. Ces discussions ont fait l'objet d'un entretien téléphonique dimanche entre le Premier ministre britannique, Keir Starmer, et le président Trump. Une source de Downing Street, citée par les médias, a indiqué que le Royaume-Uni « n'est pas dans la même situation que l'Union européenne », et, partant, Londres réagira « avec calme et sérénité » à toute annonce au sujet des tarifs américains. « Nous poursuivrons nos négociations (avec les Etats-Unis) avec ardeur. Mais nous nous réservons le droit d'engager des représailles », a dit la même source. Ces négociations en vue d'un accord de « prospérité économique » entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont été qualifiées de « productives » par Downing Street, qui a souligné que les négociations « se poursuivront à un rythme soutenu ».