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Le cinéma et le cirque
CINE-MEMOIRE
Publié dans L'opinion le 27 - 11 - 2009

Le cirque, son monde, son cadre, son atmosphère et ses quêtes, à la recherche d'une authenticité d'expression également dans les méandres du progrès, ont naturellement ramené l'artiste, et par ricochet le spectateur, vers cette ronde source appelée « Piste », d'où coulent, depuis des millénaires, joies et émotions. L'on vient au cirque comme l'adolescent, troublés par ses premiers jouets avec la vie, retourne vers sa mère avec ferveur et espoir d'apaisement, d'équilibre, de retrouvaille vers le vrai.
Cet engouement fait irrésistiblement penser que le monde du cinéma est, depuis longtemps, familier de ces retours à ses origines. En effet, les gens du voyage, banquistes de cirque ou de foire, sont intimement liés à la genèse de la cinématographie. Ils en furent les premiers diffuseurs, les premiers distributeurs, les premiers techniciens et aussi les premiers acteurs.
Puis, au-delà des participations actives, ils sont le symbole-type, la vivante expression du mouvement, donc de l'essence même du cinéma.
Ces réflexions et cette constatation étayent, on le voit, la raison de la présente chronique, bien au-delà de la mode « rétro ». D'ailleurs, quoi qu'en disent certains, le cirque n'est pas art d'hier, c'est un art-clef certes, mais sa vitalité présente n'aurait en vérité rien à envier à celle de son passé si les besoins de tous ses animateurs restaient au diapason des traditions. Les cirques ne doivent pas être des entreprises de spectacle s'ils veulent conserver ce qui fait justement leur charme, leur attrait tant pour les spectateurs que pour les gens du voyage eux-mêmes. Le métier de la justice est artisanal d'où la nostalgie qu'il engendre, d'où la curiosité qu'il suscite en notre époque où l'humain éprouve enfin le besoin de secouer ses chaînes de robot. Mais, le cinéma, comme la littérature d'ailleurs, risque d'avoir déformé quelque peu les images de la vraie vie du risque en prêtant à ses artistes des temps de passion qui prennent le pas sur le travail. Le côté laborieux a été trop souvent escamoté parce qu'il n'est pas aussi spectaculaire de voir les répétitions que les représentations.
Cependant, le cinéma est sans doute le plus fidèle miroir du cirque.
Mieux que tout autre art, il reflète la réalité. Le propos n'est pas ici de conter, par le menu, tout ce que l'exploitation du cinéma doit au monde forain, lequel est frère du monde du cirque. L'on sait combien la popularisation des images animées aurait été difficile sous les banquistes et leurs baraques de foire. Familière aussi est l'anecdote révélant que les premières bandes cinématographiques furent tout d'abord des éléments de parade avant qu'un prémonitoire chassé-croisé leur donne une place vedette à l'intérieur des entresorts et soient alors vantée en postiche par ceux vers qui elles attiraient précédemment l'attention.
C'est le succès aussi remporté dans les fêtes foraines, dans les ménageries dans les cirques, qui fut la genèse des premiers circuits. Certains producteurs, tel Pathe ou Gaumont, concurrencèrent alors les forains sur leur propre terrain en lançant des cinémas ambulants, ce qui inspira à quelques banquistes, l'idée de devenir sédentaire et de créer les ancêtres des cinémas fixes.
Cette atmosphère foraine qui entoura les premiers tours de manivelle explique, en marge de la recherche d'un milieu riche d'activité, le choix d'artistes de cirque pour jouer les films, les rapports de la piste et de l'écran sont en effet, beaucoup plus artistiques que financiers et c'est du côté de l'inspiration et de l'animation que cette union se décèle, dès les images initiales de ce qui n'avait pas encore été officiellement qualifié. Pour représenter, en 1834, le mouvement sur son  déclaration, William G. Horner pensa à un jongleur. Sur l'appareil à objectifs d'Albert Londe, est une danseuse de corde qui évoluait. Le kinétoscope d'Edison révélait des chats boxeurs. Le fantascope de Robertson, avec ses vues animées tournées en avant et en arrière, prélude à tous les trucages, présentait le numéro d'un chien dressé qui crevait un cerceau de papier, puits semblait exécuter le tour en sens inverse tendis que le papier redevenait intact et tendu.
L'attraction du clown et de son chien est l'un des premiers sujets amusants de l'image animée. C'est aussi un classique du théâtre optique qu'autorisait le maniement des appareils de projection et les tours d'illusion qui bien que n'étant pas des éléments traditionnels des spectacles de cirque, y ont droit de cité, furent les numéros que virent le plus souvent les spectateurs des premiers temps, d'autant plus que celui qui régnait alors sur la production du septième art était le magicien George Melies. Ce que cet enchanteur présentait serait à la fois à l'époque. Pour Melies, la camera fut tout d'abord une sorte de baguette magique vraiment agissante lui permettant de réaliser des illusions jusque-là impossibles.


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