L'essentiel de la cote La Bourse de Casablanca a clôturé la semaine sur une bonne note. Le Masi et le Madex ont avancé respectivement de 0,29% à 9.260,51 points et de 0,3% à 7.548,50 points. Ils compensent ainsi une grande partie des pertes de la veille. La séance du 19 avril a été par ailleurs caractérisée par un faible volume global des échanges, totalisant environ 29,94 MDH, échangés uniquement sur le marché central des actions. Le volume des échangé a été tiré notamment par les transactions réalisées sur les valeurs Attijariwafa bank avec 6,64 MDH. Cosumar et Itissalat Al-Maghrib ont drainé respectivement 4,07 MDH et 4,01 MDH. La capitalisation boursière s'est élevée pour sa part à 442,86 MMDH. Les plus fortes hausses ont été réalisées par Delattre Levivier Maroc qui a progressé de 5,78% à 238 DH. Lafarge Ciments a bondi de 5,04% à 1.168 DH. HPS a progressé de 2,81% à 293 DH. Quant aux plus fortes baisses, elles ont concerné Involys qui a chuté de 5,97% à 145,70 DH. Suivie par Afriquia Gaz qui a reculé de 5,94% à 1.552 DH. Nexans Maroc a régressé de 5,79% à 131,90 DH. Le pétrole monte timidement Les cours du pétrole montaient timidement vendredi en fin d'échanges européens, les investisseurs effectuant quelques achats à bon compte après la dégringolade de ces derniers jours et s'interrogeant sur une possible réduction de l'offre d'or noir des pays de l'Opep Le pétrole se ressaisit. Vers 16H GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 99,43 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 30 cents par rapport à la clôture de jeudi. Après avoir glissé mardi sous le seuil des 100 dollars pour la première fois depuis neuf mois, il était tombé jeudi à 96,75 dollars, son plus bas niveau depuis le 2 juillet 2012, avant de combler ses pertes et d'amorcer un rebond. Mais il peinait toujours, vendredi, à remonter au-dessus des 100 dollars. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mai gagnait quant à lui 22 cents à 87,95 dollars. Parfois, des éléments fondamentaux de l'offre et de la demande sont nécessaires pour justifier un rebond, mais dans le cas présent, en l'absence de nouvelles de nature à soutenir les cours, la hausse des cours semble intégralement due à des achats à bon compte pour couvrir des positions à découvert, commentait Tamas Varga, analyste du courtier PVM. Les cours ont lourdement chuté cette semaine, plombés par un regain d'inquiétude sur la demande mondiale de brut suite à la publication d'indicateurs macroéconomiques décevants aux Etats-Unis et en Chine, respectivement premier et deuxième plus gros consommateurs d'or noir au monde. Le marché était par ailleurs soutenu vendredi par le fait que le Venezuela cherche à organiser une réunion extraordinaire de l'Opep (Organisation des pays producteurs de pétrole) pour tenter de mettre un terme à la spirale baissière des prix, a indiqué l'analyste indépendant Andy Lipow. Nous sommes en train de nous consulter pour savoir si nous allons ou non convoquer une réunion extraordinaire de l'Opep, en vue de décider d'une éventuelle réduction de la production du cartel, a ainsi déclaré jeudi le ministre vénézuélien de l'Energie et du Pétrole, Rafael Ramírez. L'euro progresse face au dollar L'euro montait face au dollar vendredi, dans un marché attentiste et scrutant Washington au deuxième jour de la réunion des ministres des Finances des pays du G20 et l'ouverture de l'assemblée de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). Vers 16H GMT, l'euro valait 1,3073 dollar contre 1,3049 dollar jeudi soir. Le marché surveillait vendredi la réunion des ministres des Finances des pays riches et émergents du G20, sans toutefois en attendre de nouvelles majeures. Le G20 devrait rester conciliant vis-à-vis des pays agissant sur leur monnaie, ce qui devrait être un soulagement pour le Japon dont les mesures d'assouplissement monétaire ont nettement affaibli le yen, observaient des analystes. L'euro profitait toujours de nouvelles rassurantes, comme une certaine détente sur les marchés obligataires européens, comme l'a montré jeudi la réussite d'une émission obligataire en Espagne, à des taux au plus bas depuis septembre 2010 pour échéance à 10 ans. La monnaie unique a par ailleurs été légèrement aidée vendredi par des propos du président de la Bundesbank, Jens Weidmann, qui a estimé que les taux d'intérêts actuels de la Banque centrale européenne (BCE) étaient appropriés, écartant donc la possibilité d'une baisse. Mais l'incapacité des Italiens à élire un président pourrait raviver les inquiétudes sur l'instabilité politique du pays, notaient des courtiers. En effet, à l'issue de deux tours de scrutin jeudi, aucun candidat n'a réussi à obtenir la majorité des deux tiers requise pour accéder à la présidence de la République et un troisième tour organisé vendredi a de nouveau échoué à dégager un vainqueur. Sothema recommandée à la vente par Upline «Après voir franchi le cap du milliard de dirhams de vente en 2012, Sothema devrait poursuivre sa progression, tout en faisant face à divers défis», annonce d'emblée les analystes d'Upline. Ils tablent ainsi sur un chiffre d'affaires 2013 en progression de 13,6%, à 1.158,6 MDH pour un résultat net de 109,6 MDH. «En dépit d'une appréciation favorable des résultats et de la situation financière de la société, nous considérons que le cours actuel a déjà intégré l'ensemble de son potentiel. Ainsi, nous aboutissons à un cours cible de 1.005 DH, d'où notre recommandation de vendre le titre», expliquent les analystes d'Upline. ...Sonasid aussi Les analystes estiment que SONASID devrait atteindre un chiffre d'affaires consolidé de 4,365 MMDH en 2013 , soit une régression de 8,6% et de 4,468 MMDH en 2014 (+2,4%). La valorisation du titre Sonasid a abouti par ailleurs à un cours cible de 609 DH, contre un cours en Bourse de 721 DH, en date du 12 avril 2013, d'où la recommandation de vendre le titre. En termes de perspectives, la filiale d'Arcelor Mittal compte focaliser ses efforts sur la diversification du sourcing ferraille, particulièrement sur le marché local. À cet effet, l'expérience réussie du démantèlement du navire entièrement vétuste «Remora» ; ayant dégagé 1.600 t de ferraille et un gain en coût d'achat de 250 DH/T, conforte la société dans son choix stratégique.