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Entretien : «Une croissance de 10,8% supérieure à la moyenne du marché»
Publié dans Finances news le 08 - 07 - 2010

* Le Groupe Zurich n'a pas été touché par la crise des subprimes parce que sa discipline, en matière de placements, ne lui permettait pas d'investir dans cette typologie de produits.
* Sur le plan national, le pourcentage imposé par la DAPS en matière de placements n'est pas en harmonie avec les standards internationaux. La Fédération poursuit les discussions avec l'Administration en vue de parvenir à une solution acceptable.
* En matière de contrôle interne, Zurich Maroc en est à la 2ème phase et y travaille activement dans le respect des délais fixés par l'Administration.
* En dépit de la baisse du chiffre d'affaires d'environ 40% en facultés maritimes et du report de grands travaux d'infrastructures, branche dans laquelle la compagnie est l'un des premiers assureurs, Zurich a enregistré une croissance de 10,8% alors que la moyenne du marché se situe à 6%.
- Finances News Hebdo : 2009 a été qualifiée d'année de crise pour un ensemble de secteurs. Peut-on savoir comment s'est soldé globalement l'exercice pour la branche assurances, en général, et pour le groupe Zurich Financial Services, en particulier ?
- Berto Fisler : Malgré une conjoncture économique et financière difficile, on peut dire que notre Groupe, grâce à sa discipline financière et à d'autres actions efficaces, notamment en matière de placements et de maîtrise des coûts, a réalisé de belles performances. En effet, comme vous le savez, ZFS a clôturé 2009 avec un bénéfice d'exploitation de 5,59 milliards de dollars et un bénéfice net de 3,21 milliards de dollars.
- F.N.H. : Dans votre rapport de 2009, il a été signalé que votre groupe se positionne parmi les premiers du classement des assureurs mondiaux. Quels sont vos points forts ?
- B. F. : L'un des piliers de notre stratégie, pas seulement locale mais au niveau de l'ensemble de notre Groupe, c'est de générer de la croissance rentable. Et pour nous, cette croissance rentable ne peut exister que si nous nous concentrons sur la satisfaction des besoins de nos clients, ce que nous appelons le «customer centricity». Nous cherchons à instaurer une culture du client, en ligne avec notre promesse de marque selon laquelle «Zurich est là lorsque vous en avez besoin». A cet effet, nous visons toujours l'excellence : excellence de nos prestations, excellence de nos offres, excellence de notre réseau de distribution.
- F.N.H. : Mais comment se fait-il que votre Groupe n'ait pas été touché par la crise des subprimes ou celle de Lehman Brothers ?
- B. F. : Grâce à sa connaissance du marché américain, le Groupe Zurich n'a pas été touché par la crise des subprimes parce que sa discipline en matière de placements ne lui permettait pas d'investir dans cette typologie de produits. De même dans l'affaire de Lehman Brothers, Zurich a perdu peu d'argent. La crise mondiale a effectivement touché quasiment tous les acteurs internationaux du secteur, et en particulier les banques. Pour ce qui nous concerne, du fait que nous sommes une compagnie forte, bien capitalisée qui connaît ses risques à travers notamment l'analyse que l'on fait depuis des années (Total Risk Profiling), notre groupe a mieux résisté. C'est un exercice que doit faire annuellement chaque filiale du Groupe. Il en va de même pour les placements : Zurich Maroc fait depuis une quinzaine d'années ou plus, l'ALM (Asset Liability Management ou gestion actif/passif) pour toute la partie de ses placements. Chaque trimestre, nous avons une réunion du Comité de placements (composé du CEO, du CFO, du Risk manager et du Responsable des placements au niveau de la région Europe) afin de passer en revue tous nos placements et, s'ils dépassent certaines limites, nous devons rectifier le tir, voire baisser le risque au minimum. Ceci dit, la crise peut amener aussi une perte du business dans la mesure où nos clients veulent investir moins que d'habitude. Je fais allusion à l'assurance Vie, comme à l'achat de produits d'assurance qui ont accusé un retrait.
- F.N.H. : Effectivement, la branche Vie a accusé, sur le plan national et pour l'ensemble du secteur, un ralentissement par rapport à l'année 2008. Etes-vous d'avis que c'est dû à l'effet de crise ou à la maturité de la bancassurance ?
- B. F. : Je ne pense pas que la bancassurance soit arrivée à saturation; ce ralentissement est surtout lié à la morosité du contexte. Parce qu'en ces temps de crise, les assurés ont soit résilié leurs contrats, soit n'en ont pas souscrit d'autres du fait de la faiblesse de leurs revenus. Mais la branche Vie commence à reprendre.
- F.N.H. : L'analyse du chiffre d'affaires de Zurich Maroc en 2009 montre que le rythme de progression a ralenti par rapport à 2008. Qu'est-ce qui explique un tel ralentissement ?
- B. F. : Les effets de la crise financière et économique internationale n'ont pas manqué de se répercuter sur le Maroc. Pour notre secteur, cela a été ressenti notamment dans le domaine des transports et des grands travaux d'infrastructures. En facultés maritimes par exemple, notre chiffre d'affaires a diminué d'environ 40%. De même que nombre de grands travaux d'infrastructures ont connu des reports alors que c'est une branche dans laquelle nous sommes l'un des premiers assureurs avec CAR «Construction All Risks» et EAR «Erection All Risks». Malgré cela, nous avons quand même eu une croissance de 10,8% quand la moyenne du marché s'est établie à 6%.
- F.N.H. : La sortie du contrat-programme pour le secteur des assurances était prévue pour mars 2010. Qu'est-ce qui empêche, selon vous, ce contrat-programme de sortir des tiroirs du Secrétariat général du gouvernement ?
- B. F. : Ce sujet est toujours à l'ordre du jour aussi bien au niveau du gouvernement qu'à celui du secteur et de l'autorité de contrôle. Les négociations, actuellement en cours, entre toutes les parties concernées sont bien engagées, et nous espérons que ce contrat-programme pourra sortir d'ici la fin de l'année.
- F.N.H. : 2009 a été très riche sur le plan réglementaire. Quelle appréciation en faites-vous et quel en sera l'impact sur le secteur ?
- B. F. : En effet, 2009 a été riche en la matière avec, notamment, la publication d'un arrêté fixant de nouveaux délais de reversement des primes par les intermédiaires d'assurances. Cet arrêté sera applicable, pour une période transitoire, du 1er janvier 2010 au 31 décembre 2011. Nous avons eu également une nette amélioration de l'offre d'assurance à travers l'élaboration d'un projet de loi instituant un régime de couverture des conséquences d'événements catastrophiques, ainsi qu'un autre projet de conditions générales-type du contrat d'assurance «Responsabilité Civile Décennale». On peut également citer l'amélioration de l'information des assurés à travers la remise systématique de notices d'information préalablement à la souscription des contrats d'assurance.
- F.N.H. : Partagez-vous l'avis des autres assureurs qui considèrent la réglementation comme étant trop contraignante ?
- B. F. : Si vous pensez à la mise en place du contrôle interne, je dois dire une chose : la DAPS est en train de mettre en œuvre ce qui a été déjà fait dans plusieurs pays de la Communauté européenne. Elle est en train de faire ce qui doit être fait conformément aux recommandations adressées par la Banque mondiale au gouvernement marocain. Le côté contraignant que je peux, par contre, relever concerne le délai, sachant que la DAPS a fixé le temps de préparation des compagnies d'assurance à 48 mois. Or, la DAPS agit aujourd'hui auprès des compagnies pour réduire substantiellement ce délai, alors que les compagnies ont des temps techniques pour faire ce travail. Et ces temps ne peuvent être réduits. Pour ce qui concerne Zurich, nous avons tout l'acquis et l'expérience nécessaires pour la mise en place de ce contrôle, exactement comme ce qui est fait ailleurs, tout en prenant en considération les propres risques et spécificités du marché marocain.
- F.N.H. : D'après-vous, est-ce que ce n'est pas la rigidité de la DAPS, en matière de placements, qui a permis au secteur des assurances au Maroc de ne pas pâtir de la crise internationale ?
- B. F. : En matière de placements, il y a des discussions entre la DAPS et la FMSAR sur les placements qui ne sont pas libres (couverts par des réserves techniques). Le pourcentage imposé par la DAPS n'est pas en harmonie avec les standards internationaux. Là, je peux dire que la DAPS est trop contraignante. La Fédération continue les discussions avec l'Administration afin d'arriver à une solution acceptable.
- F.N.H. : Peut-on savoir où en est votre compagnie en matière de contrôle interne imposé par la DAPS ?
- B. F. : Nous avons lancé le projet immédiatement après la publication des directives par la DAPS en août 2008. Ce projet avait été scindé en 2 phases distinctes, mais complémentaires. Nous avons terminé la 1ère phase fin 2009. Pour ce qui est de la 2ème, nous y travaillons activement dans le respect des délais fixés par la DAPS.
- F.N.H. : Quels sont vos principaux chantiers pour 2010-2011 ? Avez-vous prévu un plan d'action dans cette perspective ?
- B. F. : Nos principaux chantiers pour les années à venir seront de : • maintenir une croissance rentable;
• continuer à nous focaliser encore plus sur la satisfaction de nos clients, en leur offrant une gamme de produits de plus en plus diversifiée et en leur fournissant des prestations d'excellence, aussi bien en souscription qu'en gestion de sinistres;
• développer notre réseau de distribution. Comme vous le savez peut-être, il y a actuellement (du 30 juin au 6 juillet) des examens en cours au niveau de la DAPS ;
• enrichir les programmes de formation de nos ressources humaines, en vue de les rendre toujours plus performantes dans le service que nous devons à nos clients…


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