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Quel bilan pour l'année 2023 ?
Publié dans Albayane le 28 - 12 - 2023


Ouardirhi Abdelaziz
La fin de l'année 2023 se termine le dimanche 31 décembre. Le Lundi 1er janvier 2024, nous commencerons avec une autre page toute blanche. Au moment où nous disons donc adieu à l'année 2023, que peut-on dire du secteur de la santé ? Quelles sont les réformes entreprises ? Quelles sont les réalisations réussies? Quelles sont les forces et les faiblesses de ce secteur ? En d'autres termes, quel bilan peut-on faire aujourd'hui de la santé au Maroc ?
De grandes et audacieuses reformes
C'est l'occasion pour nous, de nous concentrer un peu sur le secteur de la santé, de prendre un moment, une pause, et faire le point, sans chercher à aller vite en besogne. Car le ministre de la Santé fait son travail. Tout au plus, nous voulons apprécier à sa juste valeur tout ce qui a été accompli au cours de cette année 2023, pour mieux comprendre ce qui reste à accomplir.
Ceux qui suivent de près tout ce qui concernée le secteur de la santé (Public-privé-semi-public...), ont certainement noté, que notre pays a enregistré un profond changement ces dernières années.
Les villes sont plus modernes, de grands immeubles, de larges artères, de nouveaux quartiers, transports en communs contemporains, train à grande vitesse, plus d'espaces verts, corniches agréables, marina, des centres commerciaux.
Bref, le Maroc sous la conduite éclairée de sa Majesté le Roi Mohamed VI, que Dieu l'assiste, se modernise, se tourne vers l'avenir, devenant une référence au niveau régional et continental.
Avec la mise en œuvre de grandes et audacieuses reformes, comme la reforme de la santé, la mise en place de la couverture sanitaire universelle, qui permet à l'ensemble de notre population d'avoir accès aux médicaments, aux structures sanitaires publiques et privées, c'est un droit fondamental pour le développement humain.
Mais ce droit ne peut avoir de valeur, de signification que s'il est vécu au quotidien par nos concitoyens sans distinction aucune.
C'est pourquoi, il est essentiel de veiller à une répartition équitable des structures de santé, des professionnels de santé, d'assurer les mêmes prestations de soins de santé entre les diverses catégories sociales et les différentes régions du pays. Ce qui est synonyme de justice sociale, d'égalité des chances face à la maladie, c'est le plus bel exemple de la démocratisation des soins.
De grands efforts
En toute objectivité, il faut reconnaître que le ministère de la Santé a mené à bien un ensemble de projets qui nous permettent aujourd'hui d'avoir un meilleur accès aux soins, des réformes audacieuses qui resteront gravées dans les annales du département de la Santé. C'est le cas de la mise en activité de plusieurs dizaines de centres de santé de 1er et de 2 ème niveau en milieu urbain et en milieu rural, pour rapprocher les soins de santé au plus proche des citoyens.
Il en est de même pour la mise en service d'hôpitaux provinciaux et préfectoraux, qui ont comblé un vide plus particulièrement au niveau de la zone sud, ou désormais existe des établissements hospitaliers avec plusieurs spécialités, et création de CHU.
On note aussi la réhabilitation de plusieurs structures sanitaires de soins de santé de base et d'établissements hospitaliers anciens.
Des projets de nouvelles constructions d'établissements hospitaliers qui sont en cours seront équipés de la haute technologie (Scanner – IRM – automates ..).
Professionnels de santé
Le problème de la pénurie des personnels de santé au Maroc est une réalité qui ne laisse personne insensible. Mais force est de constater qu'à ce jour, nous sommes toujours au stade des discussions, des discours de bonnes intentions.
Par acquis de conscience, le ministre de la Santé et de la Protection Sociale avait déclaré que notre pays a un besoin urgent de 65.000 infirmiers et infirmiers, et de 32.000 médecins.
Cette grave pénurie de professionnels de santé (médecins – infirmiers – techniciens..) risque d'hypothéquer le devenir du projet de la couverture sanitaire.
Il y a eu certes quelques réactions et décisions afin de remédier à la pénurie d'infirmiers, le ministère de la Santé décide d'augmenter le nombre des places au niveau des instituts supérieurs des professions infirmières et techniques sanitaires (ISPITS ) de 7.000 places par an .
Il faut rappeler que les lauréats des écoles de médecine sont nombreux à partir tenter leur chance ailleurs, ce nombre est estimé à plus de 600 par ans, et les infirmières suivent le même itinéraire.
A cet effet, il est utile de savoir que 30 à 40 % de nouveaux médecins Marocains formés dans les facultés de médecine, de pharmacie et de chirurgie dentaires, migrent vers d'autres pays ( France – Amérique – Canada – Angleterre…) .
La situation est vraiment sérieuse, et ne peut souffrir de retards aux conséquences fâcheuses, car il s'agit répétons-le, de la santé de millions de Marocains, et par rapport à cela, il est urgent d'agir maintenant.
Concernant le dialogue social, et concernant la valorisation des ressources humaines, un ensemble de propositions présentées par les syndicats ont été acceptées, concernant l'augmentation des salaires des médecins et des infirmiers, la valorisation de certaines indemnités...
Le plus important est de laisser la porte du dialogue ouverte et d'être à l'écoute des doléances des professionnels de santé.
La politique du médicament
Concernant la politique du médicament, un produit essentiel, vital dans le processus de la prise en charge des malades, et pour permettre une grande visibilité, la transparence totale, et barrer la route aux dépassements et égarements qui éclaboussent ces produits, une agence nationale des médicaments et des produits de santé verra incessamment le jour. Cette instance sera totalement indépendante de point de vue administratif et financier, ce qui naturellement est de nature à renforcer la sécurité et la disponibilité des médicaments pour notre pays, et partant permettre aux familles, aux citoyens d'avoir un meilleur accès aux médicaments à un prix supportable pour tous.
Comme il est important de rappeler ici que cette nouvelle approche de gestion, de gouvernance concernant les médicament vise aussi à renforcer et à encourager la production et l'utilisation des médicaments génériques, ce qui contribuera à notre indépendance en ce qui concerne les médicaments.
La gouvernance du système
Notre système de santé souffre d'un très grand problème de gouvernance. On ne peut réformer notre système de santé sans s'attaquer en premier aux problèmes de gouvernance qui impactent la qualité et la quantité des services rendus à la population. Cette réforme constitue indiscutablement un chantier important, et la création et mise en place prochaine de la Haute Autorité de la santé, instance indépendante dont le but est de garantir la continuité et la qualité de la politique nationale en matière de santé est de nature à remédier à de nombreuses irrégularités, dérapages et incohérences au niveau de secteur public et privé.
Idem pour la gouvernance du médicament, création et mise en route de l'agence nationale du médicament, établissement indépendant, doté d'une autonomie financière car le ministère de la Santé ne peut être juge et partie, ce qui ouvre la voie aux dérapages ...
Comme il y a aussi la création d'une Agence nationale du sang et de ses dérivés. Le bilan de secteur de la santé, est mi-figue, mi raisin, de très belles réalisations ont vue le jour, d'autres sont en instance, de grands efforts sont consentis, le budget de la santé est de 30 milliards de DH, jamais un tel budget n'a pu être atteint, le nombre des postes budgétaires et de 5500 postes. C'est important à souligner. Il y a un grand travail qui est réalisé au département de la santé, on le voit, on le constate. Mais on peut et on doit encore chercher des solutions aux faiblesses qui entravent le secteur de la santé.


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