La Corée du Sud représente aujourd'hui le modèle conceptuel et opérationnel le plus emblématique dans le monde en matiére d'économie verte. Le Maroc a opté pour un nouveau plan de développement, en particulier dans les secteurs de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles. Il faut agir sur la demande et rendre plus visibles, plus crédibles ou plus accessibles des produits respectueux de l'environnement. L'économie verte est un modèle de croissance fortement défendu par les Nations unies et d'autres ONG. Face à la dégradation continue de l'écosystème et l'exploitation irrationnelle des ressources, le développement durable est devenu l'option idéale pour assurer un essor harmonieux et adéquat. Comme la croissance repose sur les ressources naturelles, il n'y aura pas de croissance si l'économie n'est pas verte. Profitant de la célébration du cinquantenaire des relations bilatérales entre le Maroc et la République de Corée du Sud, le Haut Commissariat au Plan et l'Ambassade de Corée à Rabat, ont organisé une rencontre scientifique de haut niveau sur le thème «Croissance verte, économie du savoir et développement des ressources humaines : quelle vision pour l'avenir ?» «La Corée est aujourd'hui un pays qui a su, dans la durée, devenir une des plus grandes puissances du monde. C'est du reste pour cela qu'elle a réalisé cette performance en moins d'une cinquantaine d'années et que son expérience est devenue source d'inspiration pour plusieurs pays émergents ou aspirant à l'émergence», a souligné Ahmed Lahlimi, Haut Commissaire au Plan. Il a, par ailleurs, affirmé que «le Maroc, comme la Corée, mesure les implications de la crise internationale actuelle et se prépare aux mutations que connaît la mondialisation. Il réalise que l'accumulation des richesses est appelée à connaître une nouvelle hiérarchisation des sources sectorielles et technologiques de la compétitivité, un réajustement du modèle de production et de consommation et un redimensionnement des impératifs de l'environnement dans les modèles de croissance. Les énergies renouvelables, les produits et services écologiques, les biotechnologies, l'économie du savoir mais aussi la réduction des inégalités sociales, les intégrations régionales se profilent comme les principaux moteurs de l'économie mondiale et les nouveaux gisements de compétitivité et de profit de demain». «C'est dans ces perspectives que s'inscrit la démarche de l'économie verte dont la Corée représente, aujourd'hui, le modèle conceptuel et opérationnel le plus emblématique dans le monde, grâce au génie de son peuple et à la volonté politique de son leadership national», a-t-il noté Le Maroc a opté pour un nouveau plan de développement qui est appelé à connaître une nouvelle dynamique, nourrie par d'ambitieux programmes d'investissement, en particulier dans les secteurs de l'énergie, de l'environnement et des ressources naturelles. Somme toute : dans tous les secteurs qui contribuent à la promotion d'une économie verte et à l'amélioration des conditions écologiques de la vie des citoyens. Concrètement, une économie verte est une économie dont les revenus et les emplois sont créés par des investissements qui réduisent les émissions de CO2 et la pollution, améliorent le rendement des ressources, et empêchent la dégradation de la biodiversité et des services écosystémiques. La transition vers une économie verte s'accompagne d'une hausse des investissements dans les ressources naturelles qu'utilisent les citoyens pour gagner leur vie. Elle améliore les moyens d'existence dans de nombreuses régions à faible revenu. «Les conditions favorables à la transition vers une économie verte sont connues et incombent en majeure partie aux gouvernements : mettre en place des cadres réglementaires solides, accorder la priorité aux investissements publics dans les domaines qui favorisent la conversion écologique des secteurs économiques, limiter les dépenses dans les domaines qui épuisent le capital naturel, recourir à la fiscalité et aux instruments économiques pour modifier les préférences des consommateurs, investir dans le renforcement des capacités et la formation et renforcer la gouvernance internationale», a souligné Kwak Seung Jun, président du Conseil présidentiel coréen pour le Futur et la Vision. Il a expliqué que «l'initiative pour une économie verte représente une réponse forte à cette demande de mesures concrètes. Cette initiative semble, en effet, constituer une opportunité intéressante et pratique pour faire face aux risques actuels et émergents. Elle montre également comment des choix politiques intelligents associés à des mécanismes de soutien du marché peuvent conduire l'humanité sur la voie du développement durable, ignorée jusqu'ici. La société de consommation est remise en cause actuellement. Un nouveau modèle s'impose basé sur la croissance verte qui est favorisé par plusieurs aspects comme les énergies renouvelables, le changement climatique, la biodiversité et les ressources naturelles, les modes de production et de consommation, la promotion de modes de développement durables favorables à la compétitivité et à l'emploi, la gestion des déchets... A côté de l'économie «verte» il faut qu'il y ait une consommation «verte». Il faut donc agir sur la demande et rendre plus visibles, plus crédibles ou plus accessibles des produits respectueux de l'environnement : création du bonus-malus écologique sur les véhicules, référentiels d'étiquetage. La fiscalité, les incitations et les «signaux-prix» sont des outils pour orienter les choix et décisions des consommateurs ou des entreprises vers des produits ou procédés respectant l'environnement.