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BERD : le rôle de l'Etat et l'économie de marché à la croisée des chemins
Publié dans EcoActu le 10 - 11 - 2020

La pandémie du Coronavirus a questionné le rôle de l'Etat et la viabilité de l'économie de marché face au choc produit. Dans le nouveau rapport The State Strikes Back 2020-2021 (L'Etat contre-attaque), la BERD affirme que des institutions solides et une bonne gouvernance sont la clé d'un avenir prospère.
Alors que la pandémie de coronavirus déclenche la sollicitation massive de l'intervention de l'Etat, les économies émergentes sont confrontées à des choix difficiles pour déterminer si un rôle accru du gouvernement aura des conséquences positives ou négatives à long terme.
Le dernier rapport sur la transition 2020-2021 de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) indique que 45% des habitants des économies postcommunistes de la BERD sont désormais favorables à des niveaux plus élevés d'intervention de l'Etat.
Les citoyens attendent également de plus en plus que l'Etat soit en mesure de réduire les risques sanitaires et économiques auxquels ils sont confrontés.
Alors qu'il a été démontré que les épidémies passées ont fortement entamé la confiance des citoyens dans les institutions économiques et politiques qui sous-tendent la démocratie et l'économie de marché.
Le nouveau rapport montre que les personnes qui atteignent l'âge adulte pendant les récessions majeures ont tendance à avoir une vision plus positive de l'intervention publique et de la redistribution des revenus.
Le rôle de l'Etat déterminant
Dans l'avant-propos du rapport, l'économiste en chef de la BERD, Beata Javorcik, affirme que la capacité des économies émergentes à mettre en œuvre des politiques efficaces dans un contexte d'influence croissante de l'Etat dépend essentiellement de la qualité des institutions et de la gouvernance publique.
« Les économies des régions de la BERD se trouvent à un carrefour, avec des décisions sur les politiques et les institutions qui sont prises maintenant et qui seront déterminantes pour les décennies à venir. La période actuelle de crise et de bouleversement déclenchée par la pandémie mondiale représente une opportunité précieuse de jeter les bases d'un avenir plus riche, plus juste et plus vert », déclare Javorcik.
En effet, des institutions faibles permettraient à la main « agrippante » de l'Etat de siphonner les ressources destinées aux personnes dans le besoin, pour donner des emplois aux proches et d'utiliser les banques d'Etat à des fins politiques.
Il est également relevé que les entreprises qui ne pourraient pas fonctionner de manière rentable dans une économie à faibles émissions de carbone peuvent être maintenues en vie comme des « entreprises zombies », et les entreprises nationalisées pendant la pandémie pourraient ne jamais être privatisées.
Par contre, une bonne gouvernance permettrait à la main « bienveillante » de l'Etat de guider les économies tout au long de la transition vers une économie verte, en fournissant de manière transparente un soutien essentiel et en adoptant des politiques tournées vers l'avenir.
Javorcik rappelle à juste titre que la privatisation, la déréglementation et les mesures visant à réduire l'ingérence de l'Etat dans l'économie étaient la tendance dominante après l'effondrement du communisme à la fin des années 1980.
La BERD a été créée à cette époque précisément pour promouvoir une transition en douceur vers une économie de marché axée sur le secteur privé.
Cependant, la crise financière mondiale de 2008-2009 et la récession qui en a découlé ont démontré que les forces du marché à elles seules ne fourniront pas toujours des résultats socialement optimaux et qu'une intervention du gouvernement est nécessaire pour lutter contre le changement climatique et faire face au défi croissant des inégalités économiques.
La BERD combine ses investissements dans 38 économies émergentes avec un soutien aux réformes des politiques qui favorisent la bonne gouvernance, l'inclusion économique et le développement durable.
Un rôle majeur et délicat pour les entreprises et banques publiques
Aussi, le nouveau rapport note-il que les entreprises publiques continuent de jouer un rôle important dans les régions de la BERD, fournissant près de la moitié de tous les emplois du secteur public.
Elles peuvent de ce fait être une force de stabilisation pour les économies, fournissant des emplois pendant les périodes de ralentissement et dans les régions défavorisées.
Cependant, les gouvernements ne sont pas particulièrement efficaces dans la gestion des entreprises publiques, qui sont probablement moins innovantes que leurs homologues du secteur privé.
Par ailleurs, les banques d'Etat ont gagné en importance dans les régions de la BERD depuis le milieu des années 2000 et sont devenues des concurrents majeurs du secteur privé, car nombre d'entre elles ont des normes de prêt moins strictes, des marges de taux d'intérêt nettement plus faibles et une plus grande tolérance aux prêts improductifs.
La volonté des banques d'Etat d'assumer des risques peut aider à atténuer l'impact des chocs économiques. Cependant, les entreprises qui empruntent au secteur financier public ont tendance à être moins innovantes et à afficher une croissance de la productivité plus faible.
Cela reflète en partie le fait que les banques publiques peuvent être plus sensibles à l'ingérence politique dans leurs décisions de prêt et détourner ainsi les financements loin des entreprises plus productives.
Covid-19 plaide en faveur de l'accélération de la transition vers une économie verte
Le rapport indique également que les économies de la BERD prennent du retard dans l'application des politiques qui contribuent à réduire les émissions de carbone, conformément à l'Accord de Paris de 2015.
À court terme, les régions de la BERD doivent intégrer la transition vers une économie verte dans les plans de relance post-Covid-19.
À moyen terme, l'Etat doit s'attaquer aux défaillances du marché et des politiques qui entravent la transition vers une économie verte, en mettant l'accent sur des stratégies efficaces de tarification du carbone.
À plus long terme, l'Etat devra faciliter la « destruction créatrice » que la transition bas carbone déclenchera inévitablement. Cela impliquera de soutenir les travailleurs et les communautés qui souffriront de la transformation économique.
Intégralité du Rapport Transition 2020-2021 (en anglais) ICI


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