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France : Le projet de loi asile et immigration descendu en flèche
Publié dans Yabiladi le 17 - 04 - 2018

Nombreuses sont les voix qui s'élèvent contre ce texte, y compris au sein de la majorité présentielle à l'Assemblée nationale. Des députés LREM ont en effet manifesté leur opposition.
Les acteurs associatifs, premiers à être montés au créneau lors de la présentation du projet de loi asile et immigration, sont désormais rejoints par plusieurs responsables politiques, y compris au sein de la majorité. Au lendemain de l'ouverture des débats, lundi 16 avril, certains n'ont pas hésité à faire marche arrière.
Jean-Michel Clément, député La République en marche (LREM) de la Vienne, a ainsi déclaré, ce mardi sur franceinfo, que ce texte «ne servira à rien parce que le phénomène est d'ampleur». Pour lui, ce projet de loi est «trop dur parce qu'il méprise les droits de la défense, il met les demandeurs d'asile et les migrants dans des situations de dépendance totale, et il est à la fois inutile parce qu'il ne règle absolument rien, notamment sur la problématique de l'éloignement».
Plusieurs amendements ont déjà été déposés. S'ils ne sont pas acceptés, Jean-Michel Clément votera contre le projet loi. «Ce texte est totalement contraire aux principes qui sont les miens, aux valeurs qui sont les miennes, je m'y opposerai sans hésitation», a-t-il affirmé.
Files d'attente interminables
D'autres n'ont pas attendu l'examen du texte pour prendre leur décision. «J'ai pris ce jour la décision difficile de ne pas voter pour la loi asile et immigration», a déclaré vendredi 13 avril le député LREM Matthieu Orphelin, quitte à s'opposer au chef de file des députés LREM, Richard Ferrand. Ce dernier a vivement incité les contestataires à s'abstenir de proposer des amendements dans l'hémicycle.
Le droit d'amender un texte est un droit personnel du député. Il ne saurait être anéanti par une quelconque consigne de silence ,parce qu'il est nécessaire à l'élaboration de la loi.
— Jean-Michel Clément (@jmclement86) 10 de abril de 2018
Une consigne balayée d'un revers de main par Matthieu Orphelin. Si cet élu du Maine-et-Loire a reconnu avoir obtenu des avancées en commission, dont la fin du statut de «pays d'origine sûr» quand les droits des homosexuels ne sont pas respectés, il regrette toutefois de ne pas avoir «convaincu la majorité» sur d'autres points «centraux». Parmi eux, le maintien à 45 jours pour la durée maximale de rétention (portée à 90 jours) ou la fin de la rétention des mineurs.
Sonia Krimi, députée LREM de la Manche, n'a pas non plus caché ses réticences. Interrogée sur France Inter, elle a affirmé qu'elle ne votera pas en faveur du texte, vendredi, «même si son vote n'est pas encore arrêté, entre rejet et abstention». Cette Franco-tunisienne, naturalisée en 2012, insiste sur le volet administratif, elle qui se souvient des files d'attente interminables devant la préfecture, souvent très tôt le matin. Elle déplore ainsi une administration noyée par la réglementation, loin d'être convaincue que ce projet de loi simplifiera les démarches.
.@Sonia_Krimi : "Je n'ai pas connu les centres de rétention, mais j'ai connu les files d'attente à la préfecture" #immigration #Le79inter pic.twitter.com/zKmVrE10O5
France Inter (@franceinter) 17 avril 2018
Trahison
Des observations que partage également la société civile. Pierre Henry, directeur de l'association France Terre d'Asile, rejoint notamment le député Matthieu Orphelin. Dans une interview à franceinfo, il déclare en effet que «l'allongement de la durée de rétention pose un vrai problème, d'abord en matière d'efficacité. 90% des personnes placées en centre de rétention sont éloignées au bout de 12 jours». Considérant que cette disposition «apparaît donc surtout comme une mesure punitive, inefficace et coûteuse», Pierre Henry plaide pour des solutions alternatives :
«Nous pensons qu'il est possible de faire autrement, par exemple grâce un système d'assignation à résidence.»
Quant au risque de fuite évoqué par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, porteur du projet de loi, Pierre Henry répond que ce dernier «ne réfléchit pas au système de premier accueil, ce qui fait qu'il y a des centaines de personnes, voire des milliers comme à Paris, qui restent à la rue».
Rassemblement de la Cimade
Un constat qui n'est pas sans rappeler une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, lui qui avait souhaité qu'il n'y ait plus «d'hommes et de femmes dans les rues». Un engagement qui s'est soldé par un échec et une «trahison de ses électeurs», considère Raphäel Pitti, médecin humanitaire et formateur de personnel soignant.
«Emmanuel Macron avait tenu un discours humaniste en disant qu'Angela Merkel avait sauvé la dignité de l'Europe, en disant qu'avec lui comme président, la France recevrait dignement les migrants. Ce n'est pas ce qui est arrivé. Des Français ont été condamnés par la justice parce qu'ils sont venus en aide à des migrants», a-t-il confié dans une interview au Bondy Blog publiée ce mardi.
Autant de voix divergentes qui, sur le terrain, se sont traduites par un rassemblement de militants de la Cimade, association de soutien aux migrants, devant l'Assemblée nationale et le siège du parti LREM, selon Le Monde. «Cette action symbolique s'inscrit dans la continuité de nos revendications. Nous voulons le retrait de la loi asile et immigration, qui n'est en rien une réponse aux enjeux réels d'accueil dans notre pays», a expliqué Geneviève Jacques, présidente de l'association.


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