Donald Trump a instauré des droits de douane élevés à l'encontre de plusieurs pays, avec des taux particulièrement lourds pour la Chine, l'Union européenne et d'autres. Toutefois, le Maroc se distingue en bénéficiant d'un taux faible, l'un des plus bas annoncés, ce qui pourrait offrir au Royaume une opportunité stratégique face à ses voisins du Maghreb, comme l'Algérie et la Tunisie. Donald Trump a mis en place des droits de douane élevés affectant plusieurs pays, en particulier des grandes puissances économiques comme la Chine et l'Union européenne. Cependant, le Maroc bénéficie d'un taux bas, ce qui le place dans une position avantageuse par rapport à ses voisins du Maghreb. Cette décision pourrait offrir au Royaume une opportunité stratégique, notamment en attirant des entreprises délocalisées depuis des régions plus lourdement taxées. Pour Donald Trump, ces nouvelles taxes devraient relancer l'économie américaine et redonner un coup de boost à l'industrie du pays. Cependant, cette initiative soulève de nombreuses questions et préoccupations, notamment chez les économistes du monde entier, qui doutent de l'efficacité de cette approche. Le mercredi 2 mars 2025, après la fermeture de Wall Street, Trump a confirmé qu'il allait signer un décret historique établissant des droits de douane réciproques avec plusieurs pays. Cette annonce n'a pas tardé à inquiéter les grandes puissances économiques, en particulier en Europe, où l'on craint l'impact que ces taxes pourraient avoir sur les exportations. Pour beaucoup, cette mesure pourrait entraîner une perturbation des échanges commerciaux et des hausses de prix pour les consommateurs. Lire aussi : Tarif douanier de Trump : une opportunité pour le Brésil ? Dans son discours, Trump a évoqué une longue période durant laquelle les Etats-Unis auraient été, selon lui, « exploités » par d'autres nations, qu'elles soient alliées ou non. Il considère ces nouvelles taxes comme un moyen de retrouver « l'âge d'or » économique du pays. Il est convaincu que cette stratégie permettra de revitaliser l'industrie américaine en réduisant les importations bon marché et en imposant des taxes différenciées selon les pays. Les droits de douane seront d'au moins 10 % pour la majorité des produits étrangers, mais certains pays subiront des taxes beaucoup plus sévères. La Chine, par exemple, verra ses produits taxés à 34 %, Taïwan à 32 % et l'Union européenne à 20 %. Trump a justifié ces augmentations en déclarant que les Etats-Unis payaient « environ la moitié de ce qu'on leur facture », et que ces nouvelles taxes étaient une manière de rétablir l'équilibre. Pour certains pays du Maghreb, en particulier le Maroc, la décision de Trump pourrait se révéler bénéfique. Le Maroc, avec un taux de 10 %, est plutôt avantagé par rapport à des pays comme l'Algérie, qui voit ses taxes augmenter de 18,9 % à 30 %. De même, la Libye, avec un taux de 31 %, reste le pays le plus pénalisé de la région. Cette situation pourrait offrir au Maroc une opportunité de se positionner comme une alternative pour les entreprises européennes cherchant à échapper aux taxes élevées imposées par les Etats-Unis. Le Royaume pourrait ainsi bénéficier d'une délocalisation des entreprises européennes, notamment dans des secteurs comme l'automobile et l'industrie. Le Royaume-Uni sera parmi les pays les moins impactés, avec un taux de 10 %, tandis que des pays comme le Japon et la Corée du Sud verront des taux de 24 % et 25 %, respectivement. Cependant, la Chine pourrait réagir en imposant des taxes similaires sur les exportations américaines, ce qui risquerait d'entraîner une escalade des tensions commerciales. Le Royaume-Uni reste prudent et souhaite maintenir de bonnes relations commerciales avec les Etats-Unis. Rachel Reeves, ministre britannique, a insisté sur le fait que son gouvernement ne cherchait pas à adopter une posture agressive et que l'objectif était de parvenir à un « bon accord économique » avec les Etats-Unis. Selon les experts, cette situation a déjà eu un impact sur le marché des devises, avec une chute du dollar, ce qui a renforcé les inquiétudes parmi les économistes. Beaucoup craignent que ces droits de douane ne créent davantage d'incertitude économique et que les Etats-Unis eux-mêmes finissent par en souffrir. En effet, ces taxes pourraient provoquer une inflation, réduire la compétitivité des entreprises américaines et même entraîner une récession.