Le président américain Donald Trump a mis à exécution ses menaces de droits de douanes à deux chiffres qui doivent frapper plusieurs pays. Pour le milliardaire américain, ce jour devrait permettre la renaissance de l'économie américaine, mais les experts économiques mondiaux ne sont pas du même avis. Mercredi soir après la clôture de Wall Street, le chef d'Etat américain a promis de signer un historique instituant des droits de douane réciproques sur des pays du monde entier, comme il a dit au début de son discours pour l'annoncer. La veille déjà, l'idée de l'application de ces droits de douanes glaçaient le sang de plusieurs grandes économies mondiales dont européennes, craignant des répercussions sur leurs exportations. « Depuis des décennies, notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis », a déclaré le président américain, affirmant que désormais il permettra aux Etats-Unis de revenir à leur « âge d'or ». Donald Trump a promis que ces droits de douanes allaient permettre de faire renaitre l'économie américaine, notamment son industrie, en imposant des taxes sur les importations pour plusieurs pays et au cas par cas. Le président américain a annoncé mercredi qu'il imposera par au moins 10% de droits de douane pour les produits étrangers, des taxes de 34% pour la Chine, 32% pour Taiwan, et de 20% pour l'Union européenne, et 25% pour les importations de voitures étrangères. Donald Trump a estimé que les Etats-Unis ne facturaient qu' »environ la moitié de ce qu'ils nous facturent et nous facturent encore. Les tarifs ne seront donc pas totalement réciproques », a-t-il dit. Il s'agira de 10 % de taxes sur les importations en provenance du Royaume-Uni, le pays le mieux loti du groupe, alors que les produits japonais et de Corée du Sud sont respectivement taxés à hauteur de 24 % et 25 %. Certains pays pourraient imposer en retour des mesures réciproques comme la Chine par exemple, et provoquer des batailles commerciales, tandis que d'autres, comme le Royaume-Uni, préfèrent rester en de bons termes avec leur deuxième partenaires commercial et espèrent négocier un accord préférentiel. « Nous ne voulons pas avoir de posture, l'enjeu est un bon accord économique », a déclaré la ministre britannique Rachel Reeves lors d'une audition plus tôt en journée devant les députés. « Nous ne ferons rien qui pourrait compromettre cela et nous n'allons pas nous précipiter », a-t-elle ajouté. En prévision de cette nouvelle mesure économique, le dollar a chuté mercredi, poussant les économistes à l'incertitude et à penser que ces surtaxes pourraient faire plonger les économies. Ils estiment surtout que ces taxes douanières soient contreproductives pour les Etats-Unis en première ligne alors que Trump les a présentées comme libératrices pour la première économie mondiale. Avec ces droits de douanes, elles se voit à présent menacée, selon certains analystes, de récession dans les pires cas, ou une inflation et une croissance faible, dans les meilleurs scénarios.