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Ciné Scope : Actuellement en salles : " Cloud Atlas "
Publié dans L'opinion le 31 - 03 - 2013

"Cloud Atlas" est l'adaptation du best-seller éponyme signé par un jeune auteur britannique, David Mitchell. Le roman a été publié en France en 2004 sous le titre "Cartographie des nuages". Fait peu commun, Andy et Lana Wachowski se sont adjoint les services d'un troisième réalisateur, l'Allemand Tom Tykwer, à qui on doit "Cours, Lola, cours", "Le Parfum" ou encore "L'Enquête". Les Wachowski ont réalisé les séquences sur le voyage maritime d'Adam Ewing en 1849, la révolte de Sonmi en 2144, et de la vie de Zachry en 2321, et c'est Tom Tykwer qui a réalisé les scènes sur le copiste musical Robert Frobisher en 1936, celles des révélations de la journaliste Luisa Rey autour d'un complot industriel en 1973, et celles autour de l'éditeur londonien Cavendish en 2012. Si le film traite de six époques différentes, et semble donc raconter six histoires bien distinctes et indépendantes les unes des autres, les réalisateurs sont très attachés au fait que ces six histoires n'en forment en fait qu'une seule : "Il faut laisser tomber l'idée qu'il s'agit de six récits. En réalité, il n'y a qu'un seul récit. Chacune des histoires et des époques agit sur les autres tout au long du film. À mesure que ces âmes évoluent, on observe les correspondances entre elles, et on suit leur progression chronologique", explique en effet Andy Wachowski. Tourner ce film a été une expérience très originale pour les acteurs, qui, pour la plupart, devaient interpréter six rôles distincts : c'est le cas de Tom Hanks, Halle Berry, Jim Broadbent, Hugo Weaving, Jim Sturgess et Hugh Grant. Il peut parfois s'agir de rôles à la fois masculins et féminins pour un unique comédien, de quoi permettre aux acteurs de déployer une belle palette d'interprétation ! Des répétiteurs étaient présents sur le tournage pour apporter leur aide aux comédiens afin qu'ils soient plus à l'aise pour interpréter des personnages de nationalités ou de sexes différents. L'idée de ce choix cinématographique est de signifier la cohérence entre les récits, qui, dans le roman, l'était par une tache de naissance identique qui permettait de reconnaître la correspondance entre des personnages à différentes époques.Les réalisateurs ont choisi de garder l'élément caractéristique de la comète, qui, dans le roman, indique quels personnages sont liés à la même âme, en en modifiant la signification : "Cette tache de naissance engendre des résonances entre les personnages qui en sont porteurs : par exemple, un individu peut marquer son époque par une création personnelle, puis un autre, quelques générations plus tard, pourra s'en inspirer", révèle Tom Tykwer. "La comète est (...) devenue une manifestation phénoménologique. Sa marque symbolise, chez celui qui la porte, l'opportunité de changer les choses", ajoute Lana Wachowski. L'un des propos du film est d'illustrer la manière dont chaque décision ou événement à une époque donnée peut se répercuter et avoir une incidence, bonne ou mauvaise, sur la vie des autres, dans un espace-temps qui n'est pas le même. En l'occurrence, "Cloud Atlas" englobe six temporalités différentes, situées entre 1849 pour la plus ancienne époque et 2300 pour la plus éloignée dans le futur. La manière dont se présente le récit permet d'aborder toutes les grandes questions existentielles et de proposer une réflexion sur la nature et la condition humaine : le film traite aussi bien de l'amour, qui occupe une place très importante dans l'histoire, que de la mort, de la liberté des individus, du rachat des fautes. La réincarnation est l'un des enjeux primordiaux du film, puisqu'il s'agit en fait de la plateforme qui rend possible tous les liens entre les époques. Chacun des différents personnages interprétés par un même acteur ou une même actrice constitue la réincarnation du personnage de l'époque précédente. La mort d'un personnage n'est donc pas une fatalité, comme le souligne David Mitchell, l'auteur du roman : "Dans un monde où la réincarnation est possible et dans un film où le passé, le présent et le futur s'enchevêtrent, la mort est juste un nouveau point de passage d'un univers à l'autre." En correspondance à la diversité des styles adoptés dans le roman, avec des variations à chaque chapitre, les trois cinéastes ont opté pour une variation des genres : science-fiction, romance, thriller, etc. Il a aussi fallu adapter la structure globale du récit. Dans le livre, chaque récit est interrompu lorsqu'il atteint son paroxysme, à mi-parcours : "Nous savions que nous ne pouvions pas adopter cette structure narrative pour un film. Cela nous a fait réfléchir aux manières de repousser les limites de la narration cinématographique standard", explique Lana Wachowski. Aussi, les trois metteurs en scène ont travaillé d'arrache-pied pour mettre en place cette "mosaïque", en réalisant des fiches extrêmement précises sur chaque personnage du roman, afin d'aboutir à une histoire cohérente malgré son extrême complexité. Dans le film, les six intrigues démarrent en même temps, puis on les suit une par une en alternance. Pour le tournage du film, les producteurs ont divisé l'équipe en deux : Lana et Andy Wachowski étant à la tête de la première équipe, Tom Tykwer de la seconde, chacune des deux prenant en charge trois époques. L'un des enjeux primordiaux de cette répartition des tâches était le gain de temps. Le travail a débuté en septembre 2011, avec deux chefs de poste à chaque fois, un pour chaque équipe : "Un an avant le début du tournage, nous avons réuni les chefs de poste des deux équipes pour un séminaire de quatre semaines à Berlin, afin de pouvoir travailler le scénario en profondeur", déclare l'un des producteurs, Grant Hill. Les Wachowski ont tourné à Berlin, dans les Studios Babelsberg, ainsi qu'en Saxe et à Majorque. Tom Tykwer a tourné, quant à lui, en Écosse, ce qui impliquait de nombreux voyages entre les lieux de tournage pour les comédiens. Les acteurs, passant d'un rôle à l'autre, se retrouvaient parfois avec des apparences totalement différentes. Il leur est arrivé de ne pas se reconnaître entre eux, et même de ne pas se reconnaître eux-mêmes. C'est ce que raconte Susan Sarandon : "Un jour, je me suis regardée dans le miroir et pendant une seconde, je ne me suis pas reconnue. C'était la première fois de ma carrière que cela m'arrivait."
Résumé du film:
À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d'une vie à l'autre, naissant et renaissant successivement... Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l'avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié.


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