Je suis président d'une république européenne et j'ai un problème avec le pouvoir militaire algérien depuis que j'ai reconnu la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud. Ce qui n'est que justice. Je croyais en fait les Algériens qui affirmaient tout le temps que cette question n'était pas la leur et qu'ils n'étaient que des observateurs. Je ne leur ai donc rien volé. Je me suis rendu compte qu'en fait le Sahara marocain est leur seule obsession et qu'ils sont les seuls à s'opposer au Maroc. D'où la réaction des Algériens (lesquels au juste? on ne sait pas exactement si c'est le président ou l'appareil militaire) de compliquer les relations entre leur pays et le mien. Donc le point de friction est bien le Sahara. C'est évident et je n'avais pas besoin de le prouver. Commet faire pour sortir de ce problème minuscule qui vient s'ajouter aux grandes questions du monde, comme les droits de douane américains, la ré-industrialisation de mon pays ou encore la guerre en Ukraine. La solution est très simple: déplacer le problème. Créer d'autres points de friction, compliquer la vie au pouvoir algérien qui a des points faibles que je connais très bien. Je menace la caste algérienne au pouvoir de révéler ses possessions en France, biens meubles et immeubles, mal acquis grâce à l'argent des Algériens. J'ajoute des questions d'immigration pour enfoncer le régime et montrer qu'il ne coopère pas. Bien sûr, il faut mettre la pression. Le ministre de l'Intérieur fait du bon boulot en enfonçant le régime, accusé de fomenter des troubles en France. Par contre, le ministre des Affaires étrangères garde son calme et tient à une solution diplomatique. La technique du gentil et du méchant, ça marche à tous les coups. Au final, le régime d'Alger se rend. Il n'est plus question du Sahara marocain. Ce n'est pas un Algérien qui va me dicter ma politique internationale. Quand même pas. Toutefois, je lui permets de sauver la face. Il peut dire « une puissance européenne et une puissance africaine » Bon si tant est qu'on puisse comparer les près de 3000 milliards d'euros de PIB de mon pays aux 240 milliards algériens. Mais que voulez-vous, si l'égo est surdimensionné, il ne faut surtout pas essayer de le dégonfler, c'est contre productif en diplomatie. J'ajoute une pincée de mémoire en réactivant la commission qui s'occupe de l'histoire entre nos deux pays. Ils tiennent à leur martyrs, on leur donne des martyrs. Ils veulent des crânes on leur donne des crânes. Ils préfèrent cela à l'industrie, à la technologie, à la science... C'est leur problème en fin de compte. Et c'est ainsi que tout rentre dans l'ordre. Les Algériens ont toujours cru qu'ils nous tiennent par le gaz, ce n'est pas vrai. Leur gaz représente à peine 6% de nos approvisionnements. C'est négligeable. On ne va pas mourir de froid et on ne va pas manger cru. Voilà, problème résolu. Résumons. Lorsque votre ennemi vous gêne sur un terrain, entraînez-le sur le votre. Et là vous l'exécutez sans trop faire souffrir vos troupes. Appliqué au champ diplomatique ce principe permet de soumettre l'ennemi sans combattre. Merci Sun Tzu. Finalement, un petit message aux mercenaires du Polisario. L'Algérie n'a pas pour objectif de vous accompagner jusque'à la victoire, mais juste de vous utiliser pour des intérêts individuels liés à la junte au pouvoir. Car l'Algérie a montré qu'elle s'est jetée dans la bagarre sans objectifs clairs. Et là aussi Sun Tzu connaît bien le problème: Celui qui n'a pas d'objectifs ne risque pas de les atteindre ». Et on est au VIème siècle avat J-C.