Après la publication d'un nouveau rapport gouvernemental alarmant, les pouvoirs publics marocains s'efforcent d'intégrer les vendeurs des rues dans l'économie formelle. (article légèrement modifié) Déclaration de certains habitants casablancais :
"Après les vendeurs de légumes et leurs chariots, les vendeurs d'ustensiles de cuisine ont fait leur apparition sur la place, suivis des vendeurs de poulets, qui osent même leur trancher le cou et les déplumer sur place, entraînant des désagréments pour les voisins", Ces vendeurs informels ont également un impact sur les entreprises locales. Depuis que les vendeurs ambulants ont commencé à proposer des marchandises à des prix très bas, certains petits commerces ont été contraints de fermer. "Ces commerçants mobiles ne paient aucun loyer ni aucun impôt local", "Les petits commerces ne peuvent résister à une telle concurrence." Les rues ne sont plus aussi propres qu'avant. "Les produits sont certes peu chers, mais ces chariots sont une nuisance",
Le commerce informel est devenu un style de vie pour de nombreux jeunes Marocains. Le gouvernement reconnaît la nécessité urgente d'une solution. "Nous devons accepter le fait que nous avons maintenant besoin d'une nouvelle approche pour mieux intégrer ces personnes dans le secteur formel", a déclaré le ministre du Commerce aux députés "Nous devons créer et mettre en place de nouveaux marchés et espaces, mais nous devons également impliquer d'autres instances, comme le ministère de l'Intérieur et les autorités locales", a déclaré Chami. Le ministre des Affaires économiques Nizar Baraka dit que le gouvernement marocain accorde une attention particulière au sujet et qu'une aide se profile : "Le plus important est d'assurer une transition du secteur informel vers l'économie formelle, c'est ce qui doit être fait."
[ Une récente étude lancée par le ministère du Commerce a révélé que le Maroc compte aujourd'hui 238 000 vendeurs des rues, dont 90 pour cent sont des hommes. Et dans la mesure où près de 70 pour cent d'entre eux n'ont jamais dépassé le niveau primaire à l'école, leurs options d'emplois sont limitées. Les recommandations de ce rapport gouvernemental seront prochainement mises en œuvre, a déclaré le ministre du Commerce Chami en juin. L'objectif, indique-t-il, est d'intégrer les vendeurs des rues dans le secteur formel pour pouvoir améliorer leurs conditions de vie. L'absorption et l'intégration dans le secteur formel permettront de réduire la pauvreté et l'exclusion, reconnaît Abdeljalil Cherkaoui, le président du REMESS (le Réseau marocain de solidarité et d'économie sociale).