L'arrondissement de Rabat-Souissi vit ces jours-ci au rythme d'une tension interne au Bureau élu. Il semble selon des sources au fait qu'au sein de cette institution que le torchon brûle entre le président et l'un des membres du Bureau de l'arrondissement. L'histoire tient au fait que le président Faouzi Chaâbi, pour cause de comptabilité d'humeur avec cet élu est allé très loin dans la méthode de règlement de ce différend. Ce membre, dont on va conserver l'anonymat et qu'on va appeler B.B tout au long de l'article, est un homme respecté par ses pairs, d'abord pour son acharnement au travail, son intégrité et ensuite parce qu'il a osé défier le président de l'arrondissement Rabat-Souissi en le mettant dos au mur face à l'outrage dont il a été victime de la part de son président.Les circonstances, comme on nous l'a rapporté de source bien informée, se sont passées comme suit : Il y'a quelques semaines, Faouzi Chaâbi a pris les devant, lors d'une réunion du conseil et a imposé un ordre du jour qu'il a concocté lui-même sans se concerter avec les autres membres du Bureau. Cet ordre du jour comportait un point unique : la révocation de B.B du bureau. Motif invoqué absence répétée dudit membre du conseil des réunions statutaires du conseil. C'est la manière qui a choqué la majorité des membres du bureau. Le président semblait décidé à en découdre avec ce membre indésirable sans autre forme de procès. La personne concernée a estimé qu'il y avait vice de forme et de fond dans cette procédure qu'il a estimée cavalière, préjudiciable et attentatoire aux droits d'un membre élu de cet arrondissement. Cela d'autant plus que l'accusation portée à son encontre n'était point justifiée. On ne peut accuser quelqu'un d'actes aussi graves et vouloir « l'assassiner politiquement sans vergogne » estime cet élu arguant d'une absence totale de preuves en appui à une accusation aussi grave. B.B s'est vu contraint d'apporter les preuves de sa présence dans les réunions du Bureau. Et feuille de présence à l'appui , il a démontré à tout l'auditoire que Mr. le président s'est absenté 7 fois, sans justification alors que B.B, ne s'est absenté durant ce mandat qu'une seule fois, de manière justifiée car il était en mission officielle. Devant de telles preuves le conseil a vite fait de calmer les ardeurs de son président en invoquant l'article 33 du code de la charte communale qui stipule que : « Les présidents des conseils communaux et les vice-présidents, reconnus responsables de fautes graves, dûment établies, peuvent, après avoir été entendus ou invités à fournir des explications écrites sur les faits qui leur sont reprochés, être suspendus ou révoqués». Et dans ce cas là, il s'agit bien entendu d'un acte grave pouvant justifier une décision pareille. Aujourd'hui l'affrontement s'est déplacé en mettant face à face le président avec le reste des membres du Bureau toutes sensibilités confondues. Le torchon brûle et rien ne semble augurer un changement d'ambiance. Lors de la 2ème réunion du conseil, le président qui devait réunir le quorum légal n'a pas pu le faire et la réunion n'a pas eu lieu. Aux dernières nouvelles, F. Chaâbi aurait convoqué tous les membres du Bureau pour une réunion bis de la session du conseil, vendredi prochain. Pile poil le même jour de l'ouverture du parlement. Affaire à suivre…. Journée mondiale de l'habitat et de l'architecture Rabat à Barcelone Le monde a célébré lundi, la journée mondiale de l'habitat. Cette année, les Nations Unies ont choisi le thème «Villes où il fait bon vivre», dans le cadre de la célébration de cette journée de l'Habitat, qui s'est ouvert le 4 octobre à Shanghaï mais qui connaîtra aussi l'organisation tout au long de la semaine de plusieurs événements dans le monde, notamment à Barcelone (Espagne), Calcutta (Inde) et Nakuru (Kenya). A Barcelone, le Maroc, avec Rabat, est représenté en force par une délégation marocaine composée de représentants du gouvernement et d'élus locaux, dont notamment, Abdelghani Abouhani, Directeur Général de l'Urbanisme, de l'Architecture et de l'Aménagement du Territoire au Ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme ; Allal Sakrouhi, Directeur Général à la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL) au Ministère de l'Intérieur et Anass Doukkali, Membre du Conseil Municipal et Coordinateur du Plan Municipal de Développement de la ville de Rabat. « Meilleures villes, meilleure vie », le thème choisi cette année par l'ONU, a particulièrement inspiré la délégation marocaine, partie apporter son témoignage de son expérience dans la planification urbaine. Responsabilités et défis des gouvernements locaux pour une planification urbaine durable : l'expérience méditerranéenne, tel était l'objet du jour, de ces rencontres débat. Un échange constructif sur les expériences du Maroc sur la décentralisation, la gouvernance urbaine et le renforcement des autorités locales. Anass Doukkali, Membre du Conseil Municipal de la ville de Rabat et Coordinateur du Plan Municipal de Développement de la ville, s'est prononcé hier sur le troisième et dernier panel, concernant les des défis et les avantages de la décentralisation au Maroc, en mettant en avant la volonté du Maroc de créer des services locaux pour tous. « Meilleures villes, meilleure vie » c'est aussi les effets positifs que les actions et les politiques peuvent avoir sur la vie quotidienne et le bien-être du milliard de personnes qui vit dans des taudis ou autres logements insalubres à travers le monde. Dans son allocution d'ouverture, à Shanghaï, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a indiqué que « Vivant typiquement dans les pays en développement, largement démunis, privés de droit de vote et âgés de moins de 25 ans, les citadins pauvres sont trop largement condamnés à une vie sans droits fondamentaux, sans l'espoir d'une éducation ou d'un travail décent ». En effet, ces populations sont assez souvent privées d'accès à l'eau, à l'électricité et aux soins publics. Elles sont par conséquent vulnérables à l'exploitation et à la corruption. «Ils méritent de meilleures villes et de meilleures vies », a insisté le Secrétaire général, avant de soulever les défis que cette population doit surmonter, de la pauvreté urbaine à la pollution, en passant par la culture de la criminalité. Point de mire Parlement ouvre-toi ! C'est demain l'ouverture solennelle de la session d'automne du parlement. Parlementaires et ensemble de la classe politique attendent, avec une impatience non contenue, le discours traditionnel de S.M. le Roi Mohammed VI, dont les directives constituent toujours la feuille de route pour l'hémicycle. A J-1 de l'ouverture du Parlement, de nombreuses questions se posent. Quelle image offrent ces parlementaires de leur action au sein de l'hémicycle ? Le compte à rebours des élections législatives a déjà commencé, quel bilan nous préparent-ils? Au vu de ces échéances et défis, la rentrée parlementaire devra être et la qualité des débats devra en tirer profit. Bien du pain est sur la planche de nos honorables députés et conseillers. La restructuration administrative de la Chambre des conseillers risque, selon certains observateurs, de provoquer une discussion houleuse La question de l'absentéisme, au niveau des deux Chambres, devra être abordée avec plus de sérieux et de responsabilité, les groupes parlementaires étant appelés à formuler des propositions concrètes à ce sujet. Mais comme à chaque année à pareille époque, la discussion du projet de loi de Finances augure de quelques échauffourées, au vu des incidences de la crise sur l'économie nationale et le budget de l'Etat. Une conviction largement partagée parmi les acteurs de la scène politique et les opérateurs économiques. Le budget des établissements publics qui devrait être normalement examiné par les représentants de la nation, constitue un des registres qui retient actuellement l'attention des parlementaires, d'autant plus que la société toute entière contribue au financement de ces établissements. A côté de tout cela la question de la productivité du Parlement sera encore mise en question, pour accompagner les grands chantiers structurants et la construction démocratique. A deux années des échéances législatives de 2012, l'heure est à la mise à niveau pour que le savoir-faire acquis se traduise par une nette amélioration de la prestation et du rendement des députés et des conseillers de la Nation. Meryem Salmi Pignon sur rue La «radio Online» au centre d'une formation à l'ISIC La « Radio Online » est le thème d'un atelier de formation qui aura lieu, du 4 au 8 Octobre courant, à l'initiative de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), au profit des enseignants et cadres de l'institut. Inscrite dans le cadre de mise en œuvre du programme de renforcement des capacités pédagogiques de l'institut, cette formation sera encadrée par deux formateurs canadiens, précise un communiqué de l'ISIC. L'atelier est organisé en partenariat avec le bureau de l'UNESCO à Rabat et le Programme international pour le développement de la communication (PIDC). 05 Octobre : Journée mondiale de l'enseignant Ils sont exactement 217 336 enseignants à avoir célébré, le mardi 5 octobre, leur Journée internationale au Maroc. Occasion de leur rendre hommage et de se montrer reconnaissant pour la créativité, l'engagement et le dévouement dont font preuve les enseignants et enseignantes du Maroc. Du point de vue des syndicats, il reste beaucoup à faire pour que la situation de cette catégorie de professionnels s'améliore. A l'occasion de cette journée, l'Union Marocaine du Travail (UMT) organise une rencontre débat sous le thème «situation de l'enseignant au Maroc» le jeudi 7 Octobre au siège de l'UMT à Rabat à 18h30. Un agent de police contraint à faire usage de son arme Dimanche soir, au quartier Akkari à Rabat, un homme d'une trentaine d'années environ sème la panique parmi les habitants du quartier en les menaçant avec une épée. Le fou furieux qui avait bu un verre de trop, était dans un état d'ivresse tellement avancé qu'il avait contraint une ronde de la police à intervenir pour le maîtriser. D'après les témoins présents sur les lieux, un agent de police a d'abord tiré un coup de sommation avant d'ouvrir le feu à deux reprises sur le forcené, qui n'a pas obtempéré aux ordres de la police, précisant que ce dernier a été atteint au niveau de la jambe gauche. L'individu, ayant des antécédents judiciaires, a tenté d'agresser un boucher et s'est emparé d'un coutelas avec lequel il a blessé deux personnes, selon la police. L'agresseur a été évacué à l'hôpital Avicenne sous surveillance policière. Une enquête a tout de même été ouverte pour déterminer les causes exactes de cet incident. Retour à la normale du trafic ferroviaire entre Casablanca et Rabat Le trajet Rabat-Casa n'est décidément pas de tout repos. Les Navétistes (Rabat-Casa) se sont vu bloqués, lundi 4 Octobre, deux heures durant dans le train au niveau de la gare Mansouriah, de midi jusqu'à 14h. Deux heures dans l'attente sans la moindre information, se plaignent les voyageurs. Selon un communiqué de l'ONCF, un câble en acier aurait été jeté délibérément vers midi par des inconnus sur la ligne aérienne servant à l'alimentation électrique des trains au niveau de la gare de Mansouriah, provoquant ainsi une coupure de courant de traction. Reportage Rabat-Souissi : Plongée au cœur d'un bidonville Lorsque l'on entre pour la première fois dans le bidonville de Aïn Khaliwiya, dans le quartier Souissi, il y a de belles intentions qui ont la vie dure et des principes qui se révèlent difficiles à respecter. Lorsqu'on pénètre à Aïn Khalwiya, la gifle est immédiate, sans préavis ni préparatif. On est toujours dans le même quartier Souissi, mais il suffit de traverser une rue pour que le panorama d'un bidonville qui a engloutie tout la vallée du Bouregreg, nous tombe dessus. Un paradoxe étrange qui oppose riches et pauvres. Villas de luxe et logements en tôle, terre et parfois béton. A Aïn Khalwiya, plus de 1500 personnes s'entassent dans des constructions insalubres en tôle ondulée. Le Douar est devenu une ville à part entière avec son économie parallèle et ses commerces. Des petites épiceries où on trouve de tout. Il ne faut cependant pas longtemps pour réaliser la dureté du quotidien des habitants du bidonville. Il n'y a pas d'accès à l'eau courante, les fontaines publiques constituent les sources d'eau des ménages, le réseau électrique est sauvage et dangereux, les égouts sont en plein air et débordent sur le pas des maisons lorsqu'il pleut, et les moustiques ont décrété alerte invasion dans tout le bidonville. Pourtant, le désespoir n'a pas annihilé toute volonté de résistance. Au milieu de ce bric à brac, misère aidant, ont grandi des jeunes, qui se sont instruit et qui ont porté en eux l'espoir et le désir d'un avenir meilleur. Et la démarche de reconstruction s'opère à travers l'éducation. Une association a vu le jour. Des classes de cours pour les tout petits, ont été construites, des terrains de foot et de basket ont été édifiés, utiliser le sport pour éviter aux jeunes de tomber dans la déperdition et la délinquance. Et d'autres associations extérieures ont rejoint le mouvement. Notre visite au bidonville a coïncidé avec celle de l'une d'entre elles. Basmat Nour. Tous des jeunes étudiants qui œuvrent dans le social, et qui sont venus distribuer des chaises roulantes aux personnes à besoins spécifiques du quartier. Comme pour beaucoup de gens, le terme bidonville évoque l'insécurité, le danger. Ce qui n'est pas tout à fait faux, mais on sent aussi chez ces gens là une chaleur, un sens du devoir, du respect de l'autre et de l'amour de l'autre. Il y a des habitants qui se battent pour faire avancer leur communauté. Des humains qui résistent, s'activent, et rêvent aussi. Quand on pénètre à Aïn Khalwiya, on ressent un choc. Un choc que l'on pressent annonciateur de questionnements… Vernissage expo : Inauguration de «l'essentiel», la nouvelle galerie de la capitale L'essentielle est à Rabat. Vous aurez bien saisi le jeu de mot. Cette nouvelle galerie d'art à Rabat en vaut la chandelle. Un nouvel espace de qualité, dédié principalement à la mise en valeur de l'Art Contemporain. Vendredi 24 septembre 2010, l'espace culturel a célébré son premier vernissage. Artistes et amateurs d'art s'y sont réunis pour célébrer l'art. L'occasion aussi d'admirer une collection qui regroupe les plus belles œuvres de trois artistes de renom : Mohammed Bennani (dit Moa), Kim Bennani et Jean Claude Laffitte. «Ma peinture entend capter le sensationnel dans un rapport artistique avec la réalité dans tout ce qu'elle me transmet et ce qu'elle me procure comme sensation», Moa Bennani expose des tableaux d'art qui renferment des sensations profondes et extériorisent les sentiments enfouis au plus profond de l'être. «Je veux peindre ce qui se passe entre elle (la réalité) et moi», dit-il, reprenant à son compte Matisse lorsqu'il dit : «Je ne peins pas la réalité, je peins son expression». Kim Bennani, est bien le fils de son père. Lui il expose, en compagnie du photographe, Jean-Pierre Laffitte. L'un photographie, l'autre peint à partir de la photographie des paysages. Ayant constaté la proximité de leurs regards, ils décident de faire de la juxtaposition d'une photographie et d'une peinture une œuvre unique. Une expérience singulière. Plus que l'objectif de cataloguer ces œuvres d'art, ces photographies se sont transformées, à la faveur des techniques numériques, en un univers particulier où se mêlent les visions artistiques du peintre et du photographe. Une exposition où l'on ressent les émotions ressenties par l'artiste lui-même…Des émotions que vous pouvez vous aussi retrouver en visitant l'expo à la Galerie l'essentiel à Rabat, jusqu'au 30 octobre 2010.