Mesures de proximité et de concertation Après les rencontres effectuées aux communes Amskroud, Idmine et leurs environs, le cortège polyvalent conduit par le Wali de la région Souss Massa Drâa, jette l'ancre dans les communes d'Aourir, Aquesri, Taghazoute et les patelins environnants. Lors de ce rassemblement auquel ont pris part des parlementaires, élus locaux, responsables des services extérieurs et acteurs du développement durable des collectivités en question, l'intérêt a été porté sur l'état d'avancement des programmes en direction de l'équipement de ces zones déshéritées en termes d'infrastructures de base et de désenclavement des localités les plus reculées. En préambule de cette audience, les présidents de ces communes locales ont pris la parole pour évoquer les différents dysfonctionnements et insuffisances qui sévissent dans ces régions défavorisées, notamment les problèmes d'urbanisme (absence des plans d'aménagement, retard des autorisations de construire dans le monde rural, complication des démarches procédurières, détermination des limites entre les communes concernées, profusion du domaine forestier, absence de l'assiette foncière pour la réalisation des projets structurants et des équipements sociaux au service des populations, sachant qu'une grande étendue de plus de 600 hectares a été confiée à la Société marocaine de l'ingénierie touristique (SMIT), pour la réalisation de la station balnéaire de Taghazout). Les structures d'accueil touristique, de l'eau potable et de l'électricité (branchement des anciennes constructions, raccordement des douars non bénéficiaires), assainissement (plage d'Aourir) ne sont pas en reste. Le secteur de l'éducation nationale connait à son tout un tas de problèmes : surpeuplement des classes au niveau des établissements scolaires, non dotation des citernes scolaires en eau potable, absence d'écoles communautaires, insuffisance des bourses pour les apprenants, dérobade des enseignants), alors que le secteur de la santé est marqué par une forte pénurie de l'effectif infirmier. Pour ce qui est du secteur de l'agriculture, les inondations et glissements de terrains restent pénalisantes. Le doigt a été mis sur d'autres disfonctionnements, tant au niveau du réseau routier (retard de la route vers Imouzzer), que du dallage, éclairage, reboisement, formation des cadres, motivation, plans d'intégration des compétences dans le développement, équipements sportifs, culturels, de loisirs, espaces sociaux (foyers de jeunes et d'enfants, clubs de femmes, métiers manuels des artisans, aires de verdure), halle aux poissons, entrepôts de marins, pompes de carburants, centre de formation aquatique... Ces interventions exhaustives ont suscité un débat fructueux parmi les présents mobilisés à redoubler d'efforts afin de résoudre ces déficits et ces contraintes dont pâtissent encore les citoyens. Il est question, en fait, de la mutualisation des énergies pour activer les projets qui connaissent des retards, et de l'appui des communes rurales en manque de moyens, dans le cadre de la stratégie préfectorale du développement, tout en favorisant des réunions entre responsables des secteurs vitaux tels la santé et le tourisme avec les élus et l'organisation des visites de proximité de la part des responsables.