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Pour que cesse la guerre des routes !
Conférence à l'école Hassania des TP : «La sécurité routière : une nouvelle vision»
Publié dans L'opinion le 28 - 06 - 2013

Dans le cadre de leurs activités culturelles, les étudiants du Master de Gestion et Exploitation des Systèmes de Transports en partenariat avec le Comite National de Prévention des accidents de la circulation, organisent une journée pour traiter du dossier des accidents de la circulation au Maroc sous une vision autre que celle de la sensibilisation.
Dans cette optique, une conférence aura lieu le 29 juin 2013 a l'Ecole Hassania des Travaux Publics sous le thème «La sécurité routière: une nouvelle vision» et sera animée par Docteur Abdelkrim Belhaj, professeur de l'enseignement supérieur à la faculté des lettres et sciences humaines de Rabat, Docteur Rachid Bekkaj, professeur de l'enseignement supérieur à l'institut National des jeunesses et de sport et Docteur Kamal Jetto, professeur de l'enseignement supérieur à l'École Hassania des Travaux Publics.
Un communiqué de la Direction générale de la sureté nationale (DGSN) annonce que Quinze personnes ont été tuées et 1.275 autres blessées, dont 79 grièvement, dans 951 accidents de la circulation survenus en périmètre urbain pendant la semaine allant du 10 au 16 juin courant.
Ces accidents sont principalement dus au défaut de maîtrise des véhicules, à l'excès de vitesse, à l'inadvertance des piétons et des conducteurs, au non-respect des feux de signalisation et du stop, au non-respect de la priorité, à la circulation sur la voie de gauche et en sens interdit, à la conduite en état d'ivresse, au changement de direction non-autorisé et au dépassement non autorisé.
Concernant le contrôle et la répression des infractions de la circulation et du roulage selon la même source, les services de sûreté ont enregistré 29.764 contraventions et rédigé 14.001 procès-verbaux qui ont été soumis au parquet général, alors que 15.763 amendes à l'amiable ont été recouvrées.
En outre, la DGSN souligne que les sommes perçues ont atteint 5.617.800 DH, faisant état de la mise en fourrière municipale de 3.845 véhicules, de la saisie de 9.865 documents et du retrait de la circulation de 291 véhicules.
Avec cette dernière constatation donc, on remarque que le carnage se poursuit sur nos routes et chaque jour apporte malheureusement son lot d'accidents. Aussi, le bilan des derniers accidents de la route qu'a connus le pays est venu confirmer la piètre réputation de son réseau routier, réputé être parmi les plus dangereux du monde.
Preuve en est que l'hécatombe est loin d'être jugulée, malgré un certain volontarisme de l'Etat pour y mettre un frein: le nombre de tués sur les routes augmente chaque année de près de 12%,.
Le plan stratégique d'urgence contre l'insécurité routière au Maroc, lancé en 2004, et l'entrée en vigueur du nouveau code de la route et du permis à points en octobre 2010 n'y ont pas changé beaucoup de choses: plus de 4.000 personnes sont mortes sur les routes du Maroc en 2011, soit 12 tués par jour. Et 2013 promet hélas de battre ce triste record.
Le Maroc compte 2 millions de véhicules pour 32 millions d'habitants et, proportionnellement, le risque d'y trouver la mort dans un accident de la route est six fois plus élevé qu'en France et neuf fois plus qu'au Royaume-Uni.
Selon le site de Yabiladi, «le nombre d'accidents de la route au Maroc est 14 fois plus élevé qu'en France, 23,3 fois plus élevé qu'en Suède, 11,7 fois plus élevé qu'aux Etats-Unis, 1,3 fois plus élevé qu'en Algérie et en Tunisie et 17,5 fois plus élevé qu'en Espagne».
En plus de coûter la vie à des milliers de personnes par an, les accidents de la route ont également un coût économique pour le pays estimé à plus de 2% du PIB du pays, sans compter les charges répercutées sur les compagnies d'assurance.
Les causes d'accidents sont multiples. Mauvaises infrastructures routières mis à part les grands axes autoroutiers, vétusté et manque d'entretien des véhicules, etc...
Sur France 24, un ingénieur blogueur revient sur les raisons qui ont conduit à la tragédie du col du Tichka le 4 septembre. Il y explique que le Maroc, depuis l'époque du Protectorat, privilégie le développement du «Maroc utile» au détriment des régions enclavées. Des explications pertinentes, mais qui seraient marginales, eu égard au manque de civisme et au non-respect du code de la route .
En effet, une étude du Comité national de prévoyance des accidents de la circulation (CNPAC) datant de 2009 est éloquente: la moitié des conducteurs ne portent pas la ceinture de sécurité, 21% des conducteurs de deux-roues et 76% de leurs passagers ne portent pas de casque, 85% des conducteurs grillent les stops, 79% ne respectent pas la priorité à droite et 9% ne s'arrêtent pas au feu rouge (29% pour les deux-roues).
Le renforcement de la sécurité et de la prévention routière par des spots télévisés de sensibilisation et l'installation d'un millier de radars sur les routes n'auront pas suffi. Des radars souvent inopérants, puisqu'on compte aujourd'hui près de 3 millions de PV non-traités de l'aveu même des autorités.
Cette politique, bien que bienvenue, cache en réalité des maux plus profonds: la corruption endémique des agents verbalisateurs, notamment les éléments de la Gendarmerie royale, régulièrement dénoncés par la presse, comme ce fut le cas en 2007 avec l'affaire du «sniper de Targuist», un jeune vidéaste amateur qui a filmé leur racket sur une route de montagne dans le Nord du Maroc.
Les sanctions sont rares et le laxisme des autorités de plus en plus pointé du doigt, notamment dans leur incapacité à réglementer le secteur des transports publics gangrené par l'achat et le trafic de faux permis de conduire et surtout l'octroi de licences rentières à des notables en lieu et place d'une professionnalisation du secteur.
Les syndicats de taxis et le lobby des transporteurs menacent régulièrement les pouvoirs publics de faire grève refusant le port de la ceinture de sécurité, la pose de tachymètres de contrôle de la vitesse et imposant la surchage des véhicules.
Il n'est donc pas étonnant de constater que les accidents les plus graves sont le fait de conducteurs de véhicules non formés et employés par des compagnies qui préfèrent faire fi du respecter les régles les plus élémentaires de sécurité.


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