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Extension des villes
L'urbanisation dévore 30.000 hectares par an dont 5.000 hectares de terres agricoles
Publié dans L'opinion le 17 - 09 - 2012

Les autorités publiques sont à la recherche d'une équation juridique adaptée afin de faire la part des choses entre la poussée du béton et la préservation des terres agricoles qui sont envahies ces dernières années par les spéculations immobilières. Selon des sources concordantes, le Maroc perd chaque année 5.000 hectares de terres agricoles pour satisfaire les besoins en matière de terrains destinés à des projets immobiliers, touristiques et industriels.
A ce sujet, des sources bien informées affirment qu'un groupe de travail regroupant des représentants des ministères de l'Intérieur, de l'Habitat et de l'Agriculture, planche sur la préparation d'appels d'offres pour la sélection de bureaux d'études consultatifs en vue de trouver la forme juridique qui va organiser l'activité de l'aménagement et de l'exploitation des terres agricoles et la détermination des normes fixant l'extension des orbites urbains dans les zones agricoles devenues des endroits préférés pour la réalisation de projets immobiliers et d'investissements touristiques et la création de zones industrielles.
Selon certaines sources proches du ministère de la l'Habitat, les projets industriels exploitent 25% des terres agricoles labourées, au moment où les investissements touristiques en prennent 25% ; chose qui a incité les agriculteurs propriétaires de ces terres à se convertir en spéculateurs immobiliers et en aménageurs de lotissements le plus souvent accueillant un habitat précaire non réglementaire.
Aussi, certaines régions se convertissent progressivement en terres d'accueil pour des projets immobiliers grâce à la politique des exceptions pratiquée par les agences urbaines vis-à-vis de projets bien déterminés qui se dérobent à l'application de la loi 90-12 inhérente à l'urbanisme. Les mêmes sources ajoutent que les terres agricoles labourées au Maroc ne représentent plus que 12% du total de la superficie du pays.
D'autres sources soutiennent que le ministère de l'Agriculture a pris l'initiative de former des groupes de travail regroupant les ministères impliqués afin de revoir la problématique de la poussée du béton au détriment des terres agricoles, après que ce ministère ait constaté les limites de son intervention dans la préparation des décrets visant à maîtriser le processus d'ouverture de nouvelles zones à l'urbanisation sur des terres agricoles. Surtout qu'il doit au préalable consulter les ministères de l'Habitat et de l'intérieur via les agences urbaines, ce qui constitue une contrainte qui rend service aux spéculateurs terriers qui ont fait des banlieues des grandes villes des zones appropriées à l'habitat non réglementaire, au lieu de rester des terres agricoles labourables.
Les pouvoirs publics jusqu'ici laxistes face à l'urbanisation à outrance et à l'extension effrénée des villes au détriment des terres agricoles dont les marocains ont besoin pour assurer leur autonomie et leur sécurité alimentaires, commencent à prendre conscience de la nécessité de canaliser la politique des exceptions et les cas non conformes à la loi qui permettent aux spéculateurs de réaliser des projets immobiliers, touristiques et industriels sur des terres affectées aux activités agricoles. D'autant que la réalité confirme que la politique de l'urbanisation et de la reconstruction ne respecte pas les normes de travail et ouvre la voie à tous les excès.
Une étude réalisée par le ministère de l'Agriculture, soutient que les superficies labourées au Maroc vont s'amenuiser à l'horizon 2025 pour ne constituer plus que 90.000 hectares, avec une perte moyenne de 4.500 à 5.000 hectares par an, soit 12% de la superficie du pays (l'urbanisation dévore au total 30.000 hectares par an, tous terrains confondus). La même étude a révélé que la superficie agricole dans la zone irriguée de Tadla s'est rétrécie de 1.200 hectares en douze ans ; ce qui est l'équivalent de 100 hectares chaque année depuis l'an 2000. Même chose pour Doukkala où le béton rampe sur 750 hectares au cours de la même période ; avec une moyenne de 60 hectares de terres irriguées par an.
Théoriquement, le ministère de l'Agriculture demeure l'instance habilitée à déterminer la nature des zones urbanisables et à déterminer les activités programmées sur les dites terres. Mais dans la réalité, il n'existe pas de loi expressive interdisant la construction sur des terres agricoles, apprend-on de sources proches de l'agence urbaine de Casablanca, à part les clauses fermes de la charte de l'urbanisme interdisant la construction sur des terres agricoles. Des clauses sans incidence et qui ne sont pas respectées ; bien au contraire, elles sont contournées par le biais d'astuces utilisées par les promoteurs. Même chose pour ce qui est des autorisations de construction sur des terres agricoles qui ne concernent en fait que les fermes de plus de dix hectares où la surface ouverte à la construction ne doit pas dépasser 1% de la superficie agricole.


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