Le cœur n'y est pas disent des Tunisiens. La célébration du deuxième anniversaire de la révolution (17 décembre 2010) s'est faite dans la colère. A Sidi Bouzid ville symbole de cette révolution qui a fait tomber l'ex président Benali, le président provisoire, Mouncef Marzouki et le président de l'Assemblée nationale constituante ont été hués et ont même essuyé quelques jets de pierre. La localité est l'une des plus pauvres de Tunisie. Les manifestants reprochent au président de ne pas avoir tenu ses promesses. Il avait promis des changements dans un délai de six mois. Or deux ans après les habitants sont excédés et n'en peuvent plus. Pour eux, le gouvernement n'a rien fait pour les jeunes