Les Marocains s'arrachent les parfums à bas prix dits de masse, propulsant des entreprises comme Oriflame et Yves Rocher au rang de premiers pourvoyeurs. Evolution des parfums entre 2011 et 2016 dans le monde En 2010, les Marocains ont dépensé 148,1 millions de dirhams pour l'achat de parfums haut de gamme. Les hommes ont déboursé 43,1 millions de Dirhams et les femmes 104,1 millions de dirhams. Les parfums unisexes de la même catégorie ont totalisé 0,8 million de dirhams. De leur côté, les parfums de masse ont totalisé 465,6 millions de dirhams en 2010 avec 117,8 millions de Dirhams en parfums pour hommes, 302,4 millions de dirhams en parfums pour femmes et 45,3 millions de dirhams pour les parfums unisexes. Au total, 613,6 millions de Dirhams ont été dépensés pour l'acquisition de parfums. En 2015, ce volume devrait atteindre 823,9 millions de dirhams, soit une croissance de 34,3 % en 5 ans. Cette hausse des ventes profite essentiellement aux producteurs de parfums de masse dont Oriflame Maroc, qui se taille la part du lion sur le marché avec 8 % des volumes enregistrés en 2010. Elle est suivie par Yves Rocher et Avon, ciblant eux aussi le même genre de clientèle. Les trois sociétés cumulent 16 % des parts de marché. La force d'Oriflame réside essentiellement dans son vaste réseau de vente directe estimé à près de 40000 vendeurs à travers tout le royaume, dans sa large gamme de produits et enfin dans son bon rapport qualité/prix. Facteurs de réussite Les prix relativement bas de ces marques, influent énormément sur le comportement des acheteurs. « Les gens sont plus sensibles au prix que par le passé. Ils ont tendance à préférer les produits bon marché », expliquent les analystes d'Euromonitor, bureau d'étude international. Il est donc tout à fait normal, que la part des parfums de masse ait atteint 76 % du volum totale des ventes. Les méthodes de réduction des prix comme la co-promotion entre des marques de parfums de premier plan et des magasins spécialisés en cosmétiques ou encore la vente de coffrets cadeaux à bas prix, ont souvent été employés en 2010. En conséquence, le prix unitaire moyen a connu une légère baisse, mais la préférence pour les produits à bas prix devrait se poursuivre au vu de la conjoncture économique actuelle. * Tweet * *