L'essentiel de la cote Le Masi clôture la séance du lundi 22 avril 2013 dans le vert. Il a ainsi enregistré une petite progression de 0,01% à 9.261,58 points. Le Madex a pris le chemin inverse. Il a régressé de 0,01% à 7.547,60 points. Leurs performances annuelles ressortent à -1,04% pour le Masi et à - 0,87% pour le Madex. Le volume du marché s'est établi pour sa part à près de 80 millions de DH, réalisés exclusivement sur le marché central. Minière Touissit a drainé un flux de 26 millions de DH. Addoha et IAM ont enregistré des flux à 20 et 16 millions de DH respectivement. Au chapitre des plus fortes hausses, SMI se positionne au premier rang, avec une performance de 4,70%. Son titre se négocie autour de 3.895 DH. Sonasid a gagné 4,21% à 698,70 DH. CDM bondi de 3,6% à 16,99 DH. A l'inverse, Mediaco Maroc enregistre la plus forte baisse du marché en régressant de 10% à 32,40DH. Label'Vie lâche pour sa part 5,93% à 1.411 DH. Micordata perd pour sa part 3,35% à 111,15 DH. BKB table sur une reprise en 2013 «En dépit de la forte dégradation de la capacité bénéficiaire de la cote casablancaise en 2012, affectée par le contexte économique national globalement morose, nous escomptons en 2013 un redressement des réalisations financières des sociétés cotées», prévoient les analystes de BMCE Capital Bourse. Cette hypothèse est étayée par les espoirs de reprise de l'économie marocaine (croissance escomptée du PIB de +4,5% en 2013 vs +2,7% seulement en 2012), ainsi que par le redressement de l'activité de certaines valeurs de la cote industrielle, après une année 2012 marquée par une forte instabilité sociale et un renchérissement des coûts de production. «Après avoir enregistré une progression de +2,2% en 2012, les revenus globaux des sociétés cotées devraient s'accroître de 4,3% à 250,9 MMDH en 2013 et de +6% à 266 MMDH en 2014», préconise BKB. Sur le volet des bénéfices et après avoir accusé une baisse de 10,2% à 26,9 MMDH en 2012, la masse des résultats nets de la côte casablancaise devrait s'apprécier de +7,4% à 28,8 MMDH en 2013 et de 12,3% à 32,4 MMDH en 2014, «tirant amplement profit de l'orientation positive de la capacité bénéficiaire de plusieurs segments notamment des mines, du secteur pétrolier, des télécoms, des immobilières et des banques», notent les analystes de BKB. BMCE Capital Bourse recommande Stroc Industrie à la vente BMCE Capital Bourse vient d'actualiser la recommandation relative à Stroc Industrie, de conserver à vendre. «En 2012 et toujours influencé par les effets du conflit social ayant entraîné un arrêt de l'activité de 6 mois au second semestre de 2011, le chiffre d'affaires de Stroc Industrie s'est replié de 61,3% à 205,3 MDH, dont 9% réalisés à l'export, soit un recul de 3 points par rapport à 2011», commentent les analystes de BMCE Capital Bourse. Sur la base de cette analyse, BKB valorise la société à un cours cible de 52,12 DH, d'où la recommandation de vendre le titre. En date du 18 avril dernier, le cours s'était établi à 63,39 DH. L'euro se stabilise face au dollar L'euro se stabilisait face au dollar lundi, sur un marché rassuré par la réunion des ministres de l'Economie et des finances du G20. Ils ont ainsi réaffirmé leur résolution à ne pas s'engager dans une guerre des monnaies tout en accordant leur assentiment aux mesures d'assouplissement de la Banque du Japon. Vers 9H15 GMT, l'euro valait 1,3050 dollar contre 1,3049 vendredi vers 21H00 GMT. La monnaie unique européenne montait face à la devise nippone, à 130,07 yens contre 129,86 yens vendredi soir. Le dollar progressait face à la monnaie japonaise à 99,76 yens contre 99,52 yens vendredi, après s'être hissé jusqu'à 99,90 yens en début d'échanges asiatiques. Le dollar se rapprochait ainsi de la barre des 100 yens, qu'il n'a pas franchie depuis avril 2009. Les grands argentiers des pays riches et émergents du G20, réunis en fin de semaine dernière à Washington, ont appelé à l'issue de leur réunion à faire davantage pour soutenir une reprise économique fragmentée et fragile. Ils ont par ailleurs donné une forme d'assentiment à Tokyo, soupçonné d'avoir assoupli sa politique monétaire pour faire baisser le yen, en estimant que les fortes mesures d'assouplissement de la Banque du Japon (BoJ) visaient d'abord à combattre la déflation et à soutenir la demande intérieure. Par ailleurs, les marchés financiers ont bien accueilli le fait que la situation politique en Italie semble se débloquer, au moins à court terme, avec la réélection pour un nouveau mandat du président italien Giorgio Napolitano. Toutefois, même si sa réélection comme président signifie que s'accroît la possibilité de voir se former une grande coalition gouvernementale, de nouvelles élections ne sont pas non plus à exclure, ce qui raviverait l'incertitude politique et donc la pression sur l'euro. Le pétrole s'installe au-dessus de 100 dollars à Londres Les prix du pétrole poursuivaient lundi, en cours d'échanges européens, le rebond entamé vendredi, remontant au-dessus des 100 dollars à Londres, sur un marché aidé par des achats à bon compte, mais s'interrogeant toujours sur une possible réaction des pays de l'OPEP. Le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en juin valait 100,44 dollars, lundi, sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 79% par rapport à la clôture de vendredi. Il était tombé sous 100 dollars mardi dernier pour la première fois depuis neuf mois. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai, dont c'était le dernier jour de cotation, gagnait 57 cents à 88,58 dollars. Les cours du brut continuaient de reprendre leur souffle, après leur fort recul de la semaine précédente à la suite d'indicateurs décevants en Chine et aux Etats-Unis, les deux premiers consommateurs de brut de la planète. Le glissement du cours du Brent sous le seuil psychologique des 100 dollars a incité les investisseurs à repartir, à partir de vendredi, à la chasse aux bonnes affaires, ce qui maintient les prix à la hausse, tout en notant que les courtiers attendent cette semaine de nouveaux indicateurs en Chine, en quête de nouveaux indices sur la demande énergétique du pays. Les prix du pétrole avaient également été soutenus en fin de semaine dernière par la perspective d'une action concertée de l'OPEP pour réduire leur production afin d'enrayer la baisse des prix, le Venezuela évoquant même la possibilité d'une réunion exceptionnelle du cartel. Cependant, le ministre iranien du Pétrole, Rostam Ghassemi, a écarté samedi la tenue prochaine d'une réunion extraordinaire de l'OPEP avant celle prévue le 31 mai, estimant que le prix actuel du brut n'était pas un sujet d'inquiétude. Par ailleurs, les déclarations du ministre du Pétrole des Emirats arabes unis ont également enrayé un moment la remontée des cours. Il a estimé lundi que le marché du pétrole était équilibré et non pas surapprovisionné, ce qui suggère qu'aucune réduction de la production de l'OPEP ne va intervenir. Selon eux, la voix des Emirats s'accorde souvent à celle de l'Arabie saoudite, principal exportateur de pétrole et chef de file de l'OPEP, sans l'accord de laquelle aucun changement de l'offre ne peut être décidé au sein du cartel.