Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées pour « dénoncer la visite de Benny Gantz au Maroc », à l'appel de quelques d'associations. Trois pelés et un tendu, en somme, ont participé à un petit si-in. Juste avant le début de la manifestation, plusieurs personnalités de la société civile ont appelé à ne pas « confondre quelques individus avec la valeur de la cause qui est servie », allusion à quelques membres d'Al Adl wal Ihssaneet quelques activistes sulfureux (Hassan Bennajeh, Taher Douraidi, Mouad Jouhri et d'autres). Quelques personnes ont protesté mercredi 24 novembre à Rabat contre la «voie de la normalisation marocaine» avec Israël, en référence aux accords signés par le Maroc avec Tel Aviv et la visite du ministre de la défense israélien Benny Gantz. A l'appel d'associations marocaines, les manifestants, munis de drapeaux palestiniens, ont demandé la «libération de la Palestine». «Nous exigeons la criminalisation de toute normalisation avec l'Etat hébreu », a aussi scandé la petite foule, composée de militants associatifs d'extrême gauche, de membres de l'AMDH et de sympathisants islamistes, rassemblés dans le centre de la capitale, devant le Parlement. Un mouvement encadré par la police. Des voix alertent sur la récupération de la cause palestinienne, notamment par les extrémismes politiques. Un dossier accaparé par les groupuscules et les composantes de certaines tendances douteuses. Les convergences idéologiques des uns et des autres « ont réduit cette cause à une affaire artificielle ancrée sur des clivages et des enjeux à certains égards diffus et peu clairs », note une source proche du dossier.