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Anas Doukkali : «La participation, meilleur rempart contre la dépravation du processus démocratique»
Publié dans Albayane le 20 - 11 - 2011

Anas Doukkali, candidat de la liste nationale du PPS, estime que la jeunesse se positionne de manière tergiversée par rapport aux prochaines échéances électorales. Toutefois, il considère que des signaux forts de la part des différents acteurs politiques pourraient contribuer à booster l'adhésion des jeunes au processus démocratique.
Le membre du BP du PPS lance aussi un appel à la jeunesse pour voter massivement et barrer ainsi la route à ceux qui veulent pervertir le processus électoral.
Al Bayane : comment se déroule la campagne électorale ?
Anas Doukkali : après une première semaine plutôt calme, nous entamons la deuxième semaine de la campagne électorale où nous devrions observer une montée en puissance de la mobilisation générale. De gros moyens seront utilisés par certains grands partis mais aussi par des candidats qu'on qualifie d' « espèces électorales » et notamment quelques sortants qui donneront du fil à retordre aux nouveaux candidats qui viendront s'aventurer sur leur terrain.
A observer les moyens lourds, humains et matériels, utilisés par certains candidats appartenant à des formations aux assises locales limitées ou absentes, on se demande s'ils ne frôlent pas l'illicite, sans parler de l'utilisation de l'argent qui devrait circuler d'avantage à l'approche du scrutin et au jour du vote même, et face auquel une vigilance extrême des autorités locales et publiques, des observateurs des élections et surtout du citoyen doit être de mise. La jeunesse du mouvement politique et social que connaît notre pays est appelée à jouer son rôle en dénonçant tout acte qui entacherait l'exercice électoral, mais aussi à appeler au vote massif qui reste le meilleur rempart contre la dépravation du processus démocratique.
La jeunesse, de manière globale, est-elle plus consciente pour adhérer au processus politique et électoral, notamment après les acquis de la constitution du 1er juillet 2011 ?
La jeunesse se positionne de manière tergiversée par rapport à ces échéances. Personnellement, j'ai constaté chez les jeunes que j'ai rencontrés dans le cadre de la campagne pour la liste nationale du PPS, une volonté de participer d'abord pour barrer la route à ceux qui ont contribué à pervertir le processus électoral jusqu'à aujourd'hui.
Mais on peut remarquer malheureusement d'autres jeunes qui s'activent pour appeler au boycott, tandis que la grande partie reste dans le doute et hésite à se prononcer. Des signaux forts de la part des différents acteurs politiques pourraient contribuer à booster l'adhésion des jeunes au processus.
Les candidatures jeunes et de renouveau auront sûrement aussi un effet positif sur la participation
Quels sont les messages forts que les candidats de la liste nationale du PPS adressent aux jeunes Marocains ?
La jeunesse très attentive et sensible à la question de la démocratie interne au sein des partis politiques a salué la procédure démocratique adoptée par notre parti pour choisir les candidats de la liste nationale des jeunes. Cela a donné une forte crédibilité à la liste, dont les candidats œuvrent à transmettre des messages positifs, appelant à la participation massive pour barrer la route à tous ceux qui ont la volonté de freiner la marche du pays vers l'établissement d'un Etat démocratique et moderne et d'une société de dignité et de citoyenneté. Les voix des jeunes seront déterminantes dans la formation d'un parlement fort et crédible et d'un gouvernement responsable, comptable et redevable devant les citoyens marocains. Nous attirons aussi l'attention des jeunes sur l'abstention qui offrirait une nouvelle occasion aux corrompus et aux falsificateurs de la volonté populaire de se jouer de notre avenir.
Propos recueillis par Khalid Darfaf
Saâd Elmanjra Saâdi, tête de liste PPS à la circonscription de Ain Chock : «Rompre avec les pratiques du passé»
Pour l'heure, l'ambiance est plutôt calme. Pas d'effervescence. Depuis son démarrage samedi dernier, la campagne pour les élections législatives anticipées du 25 novembre 2011 se fait encore timide, plutôt discrète. Pas de meeting avec porte-voix et cette cohorte de gens virevoltants que l'on voit d'habitude à Casablanca, dans des circonstances pareilles.
A Aïn Chock, une circonspection de quelque 400.000 habitants et fief historiquement dominé par les pontes du MP-PAM-PJD, la situation, au plan économique et social, demeure complexe et difficile, avec un taux de chômage des plus élevés du pays et un désœuvrement total des jeunes. La circonscription manque pratiquement de tout. Aussi bien à Sidi Massaoud, Sidi Maârouf ou dans les enceintes du quartier historique, sans parler du quartier chic de Californie, il est désolant de constater que la population ne dispose pas de dispensaires, pas une seule bibliothèque ni de théâtre. Rien qui puisse améliorer le confort social des jeunes. Pourtant, on a vu naitre de nouveaux quartiers comme celui de Sidi Maârouf où l'on compte de nombreux sièges de multinationales et de centres d'appels, et une forte densité de la population, mais où les questions primordiales liées à la sécurité et à la salubrité publique ont tout simplement été oubliées. D'où la montée de la criminalité, liées à la pauvreté et à l'oisiveté.
Le tableau brossé par notre jeune candidat Saâd Elmenjra Saâdi est fort contrasté pour ne pas dire noir. Le candidat PPS, très enthousiaste et fort motivé pour mener sa campagne là où il est né et grandit, garde beaucoup d'espoir pour gagner le pari de convaincre les jeunes de voter pour lui. « J'ai senti que les jeunes ont pris conscience de la nécessité du changement. Mais, le vote des jeunes, si crucial dans cette nouvelle épreuve, n'est pas gagné d'avance », fait remarquer le candidat PPS. « Je suis interpellé sur diverses difficultés des quartiers. Les jeunes veulent d'abord travailler. L'emploi est la priorité des priorités. Ici, les gens sont, pour la plupart, souffrent de la pauvreté et du mal vivre. Mais que dire et répondre à une situation totalement destructurée, reflétant un désarroi de plusieurs années de fraudes et de corruption. Il faut reconnaître que les revendications sont si lourdes et difficilement réalisables à brève échéance ».
Pour Elmenjra, cette première expérience n'est pas de tout repos. Parfois, « on est confronté à une sorte de désintérêt des populations ». Tellement les habitants sont désabusés qu'ils doutent, il est vrai, de la sincérité des candidats. Ceci est valable pour les 19 listes en compétition pour les 3 sièges à conquérir. Car dans les divers douars, comme celui de Tkalia, Bachkou ou Sidi Massaoud , par exemple –sans parler des quartiers périphériques et marginalisés- les inégalités s'accroissent et la précarité gagne de plus en plus de gens.
Faisant du porte à porte, le jeune Saâd, est reçu avec galanterie. Pas de discussions savantes. Juste quelques «salamalek» et quelques échanges courtois et francs. «Je leur dis que je n'ai pas de baguette magique. Mais je m'engagerai corps et âme à rompre avec les pratiques du passé, à servir dignement mon pays ». Et dans le registre de la dignité ? «Je sais, qu'en ces temps d'incertitude, on veut cultiver l'espoir, mais beaucoup reste à faire pour fixer les repères et réconcilier les marocains avec eux-mêmes».
Difficile pour le moment d'évaluer les chances de succès de ce jeune banquier. L'on sait que dans la plupart des cas, la campagne se joue sur la crédibilité du candidat. «Je suis en plein examen. Je reste confiant. La décision revient aux électeurs», répond M. Saâd, l'air un peu confus.
Et dans cette dure épreuve, le jeune Elmenjra compte aussi sur les renforts de Jawad Saîh, un comédien fils du peuple et figure locale, pour faire plus dans la proximité.
A. K
Seule ambition : servir le pays
Saâd Elmenjra Saâdi, âgé de 38 ans, est un cadre de banque. Casablancais de pure souche, Saâd, est un diplômé en sciences politiques de l'Université Québec-Montréal et ancien président du Centre des Relations internationales de l'UQAM pour l'organisation des « conférences modèles aux Nations Unies ». Après un bac en sciences économiques en 1990 à Casablanca, et un DEUG en sciences juridiques, le jeune Saâd est parti au Canada pour un Bachelor en sciences Po.
Avant son retour au pays, il a dû passer deux années à la Banque nationale du Canada. Au Maroc, il a intégré le Groupe Banques Populaires, en sa qualité de trader, avant de rejoindre la BMCE Bank, puis l'Arab Bank en qualité de directeur.
Au cours de son parcours professionnel, Saâd Elmenjra a beaucoup voyagé et appris. Sportif et militant associatif, Saâd est resté ce fils fidèle, éduqué sur le modèle classique marocain, musulman dans l'âme et très ouvert sur les principes d'humanisme. Saâd, militant convaincu, se lance pour la première fois dans l'épreuve électorale dans le seul but de servir don pays.
Hasna Kejji, tête de liste du PPS à Nouaceur : «Les barons de l'habitat anarchique faussent la donne»
Hasna Kejji, enseignante universitaire, conduit la liste du Parti du progrès et du socialisme (PPS) dans la circonscription électorale de Nouaceur dans la Région du Grand Casablanca. Accompagnée des militants du parti dans cette préfecture et de nombreux sympathisants, la jeune dame sillonne chaque jour les rues poussiéreuses et sinueuses des douars de cette zone et les villages bâtis anarchiquement, notamment à Dar Bouaâzza, pour expliquer aux citoyennes et aux citoyens le programme du PPS. Joint au téléphone jeudi à midi, la candidate du Livre, qui était en campagne dans une commune rurale de cette préfecture, souligne que les habitants des différentes zones de cette large circonscription réservent un accueil chaleureux à ses équipes, notamment dans la localité de Nouaceur. Elle écoute attentivement les citoyennes et les citoyens et note les problèmes qu'ils lui soulèvent et leurs attentes. Mais, dans la zone de Dar Bouaâzza, fait remarquer la candidate du «Livre», les habitants sont livrés à eux-mêmes et généralement induits en erreur par les courtiers des élections et des mafias de l'habitat anarchique qui sévissent dans cette localité et ternissent l'image de toute la région. A Dar Bouaâzza, déplore-t-elle, les habitants craignent les barons des élections dans la zone. C'est un fief électoral basé sur l'habitat anarchique, résume-t-elle. Les mêmes constatations ont été soulevées également à propos de la localité de Bouskoura. En dépit de tout cela, la jeune candidate bat campagne et fait le porte-à-porte pour transmettre ses messages à la population locale. Le plus fort message est de participer massivement au scrutin du 25 novembre, de faire le meilleur choix, d'opter pour la transparence, la démocratie et la justice sociale pour consolider l'édifice démocratique. Signalons enfin que cette circonscription de trois sièges compte environ 57.000 électeurs.
B.A


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