L'Association des producteurs de fruits et légumes d'Almeria (Coexphal) a dénoncé mercredi l'existence d'une «contrebande» présumée, à travers une «revente de tomates marocaines» comme si elles étaient d'origine Almeria. Selon l'agence espagnole EFE, Coexphal a déploré, dans un communiqué, des pratiques qui «ruinent les agriculteurs de la province». L'association estime qu'il est «nécessaire et urgent d'établir un plan d'inspection afin d'empêcher la commercialisation du produit marocain importé mais considéré comme étant un produit d'Almeria». «Le mois d'avril dernier, Coexphal a convenu que toute entreprise associée qui achète un produit marocain doit le commercialiser» en tant que tel en indiquant son origine», rappelle-t-elle, menaçant ses adhérents ne respectant pas cette directive d'expulsion. Selon les données des autorités espagnoles, les importations de tomates marocaines ont été en hausse entre 2017 et 2018. L'année dernière, le royaume a exporté 63 338 tonnes de ce produit contre 48 424 tonnes de tomates en 2017.