Le PJD lancera samedi 30 juin son «Dialogue interne». Le secrétaire général espère, par cette initiative, recoller les morceaux d'une formation divisée entre deux courants diamétralement opposés. Force est de constater que cette session se tiendra au plus mauvais moment pour le chef du gouvernement. Et pour cause, les lourdes peines prononcées à l'encontre des membres du Hirak du Rif vont sûrement aggraver les divergences entre les fidèles d'Abdelilah Benkirane et les partisans de Saâdeddine El Othmani. En témoigne d'ailleurs le fossé séparant les réactions du ministre d'Etat chargé des droits de l'homme, Mustapha Ramid, de celles d'Abdelaziz Aftati, l'une des figures les plus populaires au PJD. Pour rappel, lors de la dernière élection des membres du conseil national de la Lampe, il est arrivé premier. Si Ramid a dit espérer des «peines plus justes» en appel, Aftati a pour sa part qualifié le verdict prononcé mardi soir de «catastrophique».