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Maroc : Deux ans après le nouveau code de la route, la situation a empiré
Publié dans Yabiladi le 02 - 10 - 2012

A l'occasion de la célébration du second anniversaire de la réforme du code de la route, le ministre de l'équipement et du transport, Aziz Rabbah, a dressé, lundi à Rabat, un bilan de la situation sur les routes marocaines cette année. Plus de morts, plus de blessés, plus de victimes : l'échec est cuisant et appelle à une nécessaire refonte de la politique de prévention routière actuelle.
S'il fallait un permis à points pour conduire la politique du Maroc, gageons que Karim Ghellab en aurait probablement déjà perdu la moitié. Et pour cause : l'ex-ministre de l'équipement et des transports, qui avait promis une baisse de 6,15% du taux d'accidents de la circulation grâce à son nouveau code de la route en 2010, est allé un peu trop vite en besogne. Son procès-verbal, celui du manquement à ses engagements, a en effet été dressé publiquement hier, lundi 1er octobre, par son successeur à la tête du ministère, Aziz Rabbah, à l'occasion de la célébration du deuxième anniversaire de l'entrée en vigueur de cette réforme.
Plus de morts et de blessés
Dans un exposé devant la commission des infrastructures, de l'énergie, des mines et de l'environnement à la Chambre des représentants du Maroc, M. Rebbah a ainsi indiqué qu' «au total 2.712 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation durant les huit premiers mois de 2012, soit une hausse de 4,4 % par rapport à la même période de l'année passée», rapporte l'agence de presse chinoise Xinhua. Bien que le volume des accidents de la circulation ait globalement diminué (- 0,38%), le nombre de blessés graves et de blessés légers a en revanche significativement progressé, a souligné le ministre, enregistrant des hausses respectives de + 0,58% (8.042 blessés graves) et de + 0,73% (59.602 blessés légers).
L'impératif de réformer le code actuel
Au cours de cette séance consacrée à l'état des lieux et aux mesures prises pour faire face au fléau des accidents de la route, le ministre a insisté sur l'impératif de réformer la «moudawana» conduite par son prédécesseur. D'après lui, le nouveau code de la route souffrirait, en l'état, de plusieurs pesanteurs procédurales qui en retardent la mise en application de facto. «Un texte prenant en considération la sécurité des citoyens et les intérêts des professionnels» serait d'ailleurs actuellement à l'ébauche pour pallier à ces écueils, a indiqué M. Rebbah.
Au chapitre des réformes d'ores et déjà en entreprises par l'actuel gouvernement, M. Rebbah a cité, entre autres mesures, celles d'urgence déployées suite à la tragédie de Tchika survenue le 4 septembre dernier. Désormais, les contre-visites des autocars, l'activation de l'alcootest – surtout pour les chauffeurs professionnels, ainsi que la mise en place d'un système de suivi, d'évaluation et de motivation des agents de contrôle, devraient devenir monnaie courante dans le secteur du transport routier marocain. Le ministre a également rappelé la mise en place, le 5 septembre dernier, d'une cellule de sécurité routière chargée d'identifier les actions et les mesures à mettre en place pour prévenir et lutter contre les accidents de la route.
Absence de formation encadrée et corruption
Si la feuille de route présentée par M. Rebbah a été des plus exhaustives en regard des mesures entreprises ou à entreprendre, difficile de ne pas être perplexe quant à l'efficacité de leur mise en application dans la réduction des accidents de la route au Maroc. Car de fait, bien qu'il faille admettre que l'état du réseau routier et des panneaux de signalisation est en parti responsable du nombre élevé de victimes sur le bitume marocain, le comportement des usagers de la route et de ceux qui gravitent directement autour l'est autrement plus. Avec des permis délivrés à souhait, moyennant pot-de-vins, les instructeurs d'autoécoles adoubent presque tous les jours des apprentis-chauffards/vétérans-corrupteurs qui, force est d'admettre, connaissent souvent aussi bien leur code de la route que leur code de bonne conduite. Et que dire des agents de verbalisation dont le silence est souvent acheté à renfort de pourboires ou de flagorneries pompeuses ? Sans formation adéquate, suivie et strictement encadrée, ni même de système de coercition efficace, toutes mesures visant à prévenir les accidents de la route au Maroc est vouée à une fin unique et inéluctable : foncer droit dans le mur


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