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Palestine: Le gouvernement israélien institutionnalise l'apartheid
Publié dans L'opinion le 26 - 11 - 2014

Le gouvernement de Benjamin Netanyahou a approuvé dimanche dernier un projet de loi controversé qui renforce le caractère juif de l'État d'Israël. Il doit être voté prochainement au Parlement, mais il divise la coalition gouvernementale Ses adversaires craignent que ce texte affaiblisse les fondements démocratiques du pays et les droits de sa minorité arabe.. Certains ministres et députés dénoncent le caractère antidémocratique et raciste du texte.
Le projet de loi prévoit de définir l'Etat d'Israël comme un « Etat national du peuple juif » et de l'inscrire dans les Lois fondamentales israéliennes, qui font office de Constitution. Jusqu'à présent, Israël était défini comme un « Etat juif et démocratique » dans plusieurs textes. Les détracteurs du projet de loi craignent donc que le caractère « démocratique » ne passe à la trappe. En outre, dans sa première mouture, le texte donne la primauté aux juifs sur les autres communautés. ministres sur les 22 que compte le gouvernement israélien ont voté en faveur de ce texte, à l'issue d'un débat qui s'est déroulé dans une atmosphère houleuse selon les commentateurs. Les ministres de la droite et de l'extrême-droite faisant face à leurs collègues du centre.La Knesset doit désormais se prononcer en plusieurs lectures, dont la première mercredi, sur ce projet de loi qui ne définit plus Israël comme un État «juif et démocratique», mais comme «l'État national du peuple juif».Pour Denis Charbit, professeur de Sciences politiques à l'Université ouverte d'Israël, ce texte est un gage donné par le Premier ministre Benjamin Netanyahou aux éléments les plus à droite de sa coalition.
Le gouvernement
israélien divisé
Le procureur général Yehouda Weinstein, conseiller juridique du gouvernement, a critiqué le projet estimant qu'il affaiblissait le caractère démocratique d'Israël, et la ministre de la Justice Tzipi Livni avait réussi la semaine dernière à faire repousser le vote. Elle a voté contre le projet dimanche, comme cinq autres ministres.
«Il y a ceux qui veulent que la démocratie l'emporte sur le caractère juif et il y a ceux qui veulent que le caractère juif l'emporte sur la démocratie. Dans les principes de la loi que je présente aujourd'hui ces deux principes sont égaux», a répondu Benjamin Netanyahou contre les critiques, lors de l'ouverture de la réunion de son gouvernement.
La minorité arabe qualifie le projet de loi de raciste
Si ce texte est tant controversé, selon Gallagher Fenwick, correspondant à Jérusalem pour France 24, c'est aussi parce que «définir Israël comme l'État-nation juif, cela exclut automatiquement une grande portion de la population qui habite en Israël, à savoir les arabes israéliens, dont la minorité druze qui fait son service militaire et qui participe dans les forces de sécurité et de police».
Les députés de la minorité arabe israélienne ont effectivement qualifié le projet de loi de raciste, notant que l'une des moutures du texte faisait de l'hébreu la seule langue officielle d'Israël, réduisant l'arabe à un «statut particulier». Le vote intervient dans un contexte de montée des tensions à Jérusalem-Est, où les affrontements entre Palestiniens et forces de l'ordre israéliennes, ainsi que des attentats meurtriers, font craindre un embrasement généralisé. Les députés arabes israéliens ont aussitôt dénoncé « un projet de loi raciste ». Les Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés sur leur terre après la création d'Israël en 1948 représentent 20 % de la population israélienne. Et ils s'estiment déjà discriminés au quotidien. « Avec ce texte, le racisme déjà présent dans la rue va être inscrit dans la Loi », déplore Adalah, le Centre juridique de défense des droits de la minorité arabe.
« Le racisme va être inscrit dans la loi »
Le projet de loi est aussi contesté au sein de la coalition gouvernementale. Lors du vote en Conseil des ministres, le débat a été très houleux. La ministre de la Justice Tzipi Livni et le ministre des Finances Yair Lapid, considérés comme des modérés, ont voté contre. Ils accusent le Premier ministre Benyamin Netanyahu d'agir sous la pression de son aile la plus à droite.
Benyamin Netanyahu affirme que le texte qui sera soumis au Parlement garantira les mêmes droits pour tous. Il aurait présenté une version dure du texte en Conseil des ministres pour s'assurer le soutien des plus extrémistes, et offrirait un texte plus édulcoré au Parlement. « Une mascarade politique », dénonce le politologue Denis Charbit.
Pour ce professeur à l'Université ouverte d'Israël, ce vote intervient dans un contexte de radicalisation et dans une configuration électoraliste. « Netanyahu veut damer le pion à Lieberman et Benett », deux ministres de la droite nationaliste et nationaliste-religieuse.
Risque d'éclatement
de la coalition
Le Premier ministre israélien a radicalisé son discours ces dernières semaines dans un climat de tensions extrêmes et de multiplication des attentats, à Jérusalem notamment. Ce n'est toutefois pas la première fois que le Premier ministre israélien veut faire inscrire « l'Etat juif » au cœur des Lois fondamentales. Il l'avait déjà tenté, sans succès, au moment des négociations de paix avec les Palestiniens au printemps dernier. Netanyahou avait fait de la reconnaissance d'Israël comme Etat juif, un préalable à un accord de paix, inacceptable pour les Palestiniens pour qui cela revenait à nier le droit au retour des réfugiés.
Le projet de loi définissant Israël comme « Etat national du peuple juif » doit maintenant passer devant le Parlement. Il devrait être examiné en première lecture mercredi 3 décembre. D'ici là, Netanyahu devrait chercher un compromis avec les ministres contestataires Livni et Lapid. Ils ont menacé, avec leurs partis respectifs, de ne pas approuver le texte, ce qui pourrait faire éclater la coalition et déclencher une grave crise politique.
Le projet de loi sur «l'Etat national du peuple juif» fait polémique


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