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Abdou Diop, «l’oiseau migrateur»
Publié dans Finances news le 25 - 09 - 2009

Difficile de lui mettre le grappin dessus ! Abdou Diop, directeur associé du Cabinet Mazars Masnaoui, est très pris par le monde professionnel, mais également associatif ! Entre deux vols (il a attrapé le virus du voyage très jeune) et trois réunions, l’expert-comptable trouve un peu de temps pour «auditer» son parcours !
Abdou Diop est un citoyen du monde ! En effet, de par la carrière d’ambassadeur de son père et les différents postes qu’il a occupés, Abdou Diop voyagera et s’installera au gré de leurs pérégrinations dans différents pays : l’Inde, l’Australie, la Malaisie et le Maroc, entre autres. «J’ai donc vécu ma tendre enfance, de 2 à 11 ans pratiquement, hors du Sénégal, découvrant différents pays, différentes cultures et surtout différentes langues. Sur ces 9 ans, incontestablement, les six passés en Inde m’ont le plus marqué. J’ai découvert réellement un peuple humble, zen, ancré dans sa culture, sa religion, ses croyances et ses valeurs dont l’humanité devrait s’inspirer». Des souvenirs, encore très frais dans sa mémoire, d’une enfance heureuse et très singulière !
Ces années-là, et les différents horizons qu’il a eu à découvrir, vont inéluctablement impacter Abdou Diop dans son choix de carrière. A l’âge de 11 ans, il pensait devenir interprète, vu qu’il parle couramment plusieurs langues. «En Inde, il m’arrivait d’accompagner des invités de marque de l’Ambassade, faire leurs courses en leur servant de traducteur. C’était plaisant et ça me permettait de me faire de l’argent de poche, d’avoir beaucoup de cadeaux et aussi de sortir régulièrement». Mais, il se trouve qu’Abdou avait aussi un goût prononcé pour les maths. «Je me débrouillais aussi pas mal en maths».
Et c’est une fois collégien qu’Abdou Diop renoue avec son pays d’origine le Sénégal suivant, encore une fois, son père dans ses innombrables déplacements. «Je me suis retrouvé au Lycée Van Vollenhoven à Dakar avec un groupe qui considérait, à tort à mon avis, que les élèves les plus brillants étaient orientés en série C et que les séries littéraires étaient plutôt destinées aux jolies filles. J’ai finalement choisi la filière scientifique et décidé de finir mes études secondaires au Sénégal ».
Entre-temps, le père d’Abdou Diop sera nommé une fois encore ambassadeur au Maroc. «Je l’ai retrouvé avec certains de mes frères en vacances en juillet 1986 à Rabat, des vacances qui devaient finir en octobre de la même année puisque c’est la période de la rentrée scolaire au Sénégal. Rabat me plaisait bien et pour ne pas trop m’ennuyer à la maison pendant que mes autres frères regagnaient l’école en septembre, on m’inscrit en première « S » au Lycée Descartes. Je m’y suis plu et y ai décroché en 1988 mon bac C ».
A l’aube de l’âge adulte, son Bac en poche, Abdou Diop ne voulait pas trop changer d’environnement après ces deux années passées au Maroc. Alors, il décide de passer ses deux ans de prépa à Moulay Youssef, avant de reprendre son bâton de pèlerin pour un autre pays. Comme tout étranger, Abdou devait avoir une autorisation de la Coopération pour valider une inscription. Entre-temps, il retrouve ici des amis du Sénégal venus passer le concours de l’ISCAE. Abdou Diop s’inscrit alors au même concours qu’il réussit brillamment. Deux semaines après le démarrage des cours, il obtient son autorisation d’inscription en prépa. Dilemme ! Il devait choisir ! « J’ai eu peur de ne pouvoir rattraper le retard et j’ai opté, par défaut, pour l’ISCAE ».
En troisième année, Abdou Diop se voit faire une proposition qu’il ne pouvait refuser. Un oncle de passage à Rabat lui a proposé un stage dans son cabinet d’expertise-comptable. Une idée qui l’a enchanté !
Il passera le concours d’expertise comptable qu’il reussira en étant classé deuxième !
Les circonstances évolueront crescendo aboutissant à une installation « définitive » d’Abdou au Maroc. En effet, après quelques mois de vacances à Dakar, il rentre au Maroc où il apprend d’un ami de classe qu’Abdelkader Masnaoui, associé-gérant du Cabinet Masnaoui (une vingtaine de personnes à l’époque) et qui s’apprêtait à rejoindre le réseau Mazars, cherchait à recruter une dizaine d’expert-comptables stagiaires sur la base du classement. Abdelkader Masnaoui, qui était l’un des examinateurs d’Abdou, cherchait en effet à le joindre, mais sans succès vu que ce dernier était parti à Dakar.
«Je suis passé alors le voir et l’entrevue a duré moins de cinq minutes. Dès que je suis arrivé à son bureau, il m’a dit : «C’est pas un entretien, vous me dites quand est-ce que vous démarrez». Je lui ai dit que j’avais un petit souci, c’est que j’adore Rabat et que je préférais travailler dans cette ville. Ça tombait bien pour lui car, avec les nombreuses missions de privatisation, il venait d’ouvrir un bureau à Rabat ».
Et c’est ainsi que démarrera une longue et fructueuse collaboration entre les deux hommes à l’automne 1992. Au bout de quatre ans, Abdou Diop est nommé responsable du bureau de Rabat. « Trois ans plus tard, je devenais associé local. Et après l’obtention de mon diplôme d’expert-comptable, mon dossier a été présenté à Mazars pour devenir associé international du réseau du même nom en 2003 ».
Parallèlement à la vie purement professionnelle, Abdou Diop mène une vie associative très dense. « Je considère aussi la vie associative comme un passe-temps très utile qui permet de changer un tant soit peu la face du monde. Quand on a eu la chance, dans cette vie, de bénéficier de certains avantages (éducation, formation) et qu’on a la santé, il faut mettre cet avantage au service de la collectivité ».
Et de ce côté-là, Abdou Diop n’est vraiment pas avare de son temps, puisqu’il s’investit auprès de la communauté sénégalaise au Maroc. Il est ainsi président de l’Association des ressortissants sénégalais résidant au Maroc (ARSEREM) et également membre du Conseil et président de la Commission finances de la Fondation des émigrés sénégalais du monde qui intervient aussi beaucoup contre le fléau de l’immigration clandestine. Mais pas uniquement, puisqu’il donne un coup de main sérieux à plusieurs associations marocaines, notamment celles oeuvrant dans le micro-crédit.
Mais, il ne faut pas croire qu’Abdou Diop est uniquement un mordu du travail. Ceux qui le connaissent savent que sa devise dans la vie est : «Work hard, play harder». «Je suis partisan de la valeur travail et du mérite. On peut avoir par moment de légers coups de pouce dans la vie, mais il faut d’abord, ensuite et encore, mouiller sa chemise. Par contre, je ne suis pas adepte du « travail et rien d’autre». Travailler dur doit permettre de mieux profiter des moments de détente et de loisirs. Plus on travaille, mieux on peut «s’amuser» sans s’inquiéter. Je préfère que l’on dise de moi : «il a beaucoup travaillé, mais il s’est bien amusé», plutôt que : «le pauvre, il a travaillé toute sa vie». Mais sa principale motivation dans la vie est avant tout sa famille, son harmonie, son bien-être et l’éducation de ses enfants. «Pour moi, c’est primordial». Malgré le train de vie extrêmement stressant qu’il mène, Abdou Diop a toujours, ou pratiquement toujours, le sourire et reste zen. Certainement, une qualité qu’il a su développer quand il était en Inde. Cela dit, il donne toujours cette impression d’être pressé. «J’ai toujours l’impression que les choses ne vont pas assez vite à mon goût». Mais il s’en remet toujours à la volonté divine !
Grand lecteur et aficionado de la musique sénégalaise, Abdou Diop adore le chiffre 21 parce que c’est son jour de naissance. Il adore également évoquer les souvenirs, tellement marquants de son long passage en Inde. «Il m’est arrivé trois choses invraisemblables toujours en liaison avec l’Inde : être en voiture et voir un groupe de personnes marcher toutes nues et sans chaussures, entourées de disciples ; il s’agissait de gourous qui avaient atteint le summum de la pureté et de l’immatériel, ce qui leur donnait ce privilège de marcher tout nus. Attendre 20 minutes dans un embouteillage qu’une vache sacrée se lève ou encore voir son maître de yoga couché sur un lit hérissé de clous avec des lests sur le corps».
Mais cap sur l’avenir ! Si Abdou Diop pouvait remonter le temps, il aurait certainement fait ses études en sciences politiques pour entrer en diplomatie. Mais n’est-il pas toujours temps pour répondre aux sirènes de la politique et de la diplomatie ? Abdou Diop pourra toujours créer la surprise.


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