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À la télévision nationale algérienne, Abdelmadjid Tebboune endosse le rôle d'un petit discoureur décalé
Publié dans Barlamane le 27 - 11 - 2021

Les propos d'Abdelmadjid Tebboune sur le Maroc, prononcés lors d'un entretien à la presse nationale, démontrent avec effarement un dirigeant coupé du monde, solitaire, et sans lucidité. Sa propagande fausse l'histoire, comme elle méconnaît les faits les plus simples de la réalité.
«On voit que le système algérien est fatigué, je vois que le président [Abdelmadjid] Tebboune, est pris dans un système qui est très dur.» Le président français Emmanuel Macron ne croyait pas si bien dire. Abdelmadjid Tebboune avait inauguré une série de «rendez-vous périodiques avec les médias pour éclairer régulièrement l'opinion publique nationale». Plus de deux heures durant, le 26 novembre, le président mal élu a répondu aux questions des représentants de l'Etablissement public de télévision (EPTV). Filmée, la rencontre a été multidiffusée par les chaînes algériennes. La propagande de Tebboune a traité des questions générales et des questions particulières. On devine facilement ce qu'elle dit du caractère marocain. Sur ce sujet, il a donné le ton : le mal, c'est le Maroc. Ses divagations ont indigné les uns et fait sourire les autres, conscients que Tebboune ne cherche qu'à faire oublier ses défaillances.
Le président algérien a accusé le Maroc, sans le pointer nommément, «de saper le moral et les efforts» de la sélection algérienne et son technicien Djamel Belmadi. Une déclaration qui a suscité des réactions amusantes parmi les internautes. Il a également dénoncé la visite du ministre de la défense israélien, Benny Gantz au Maroc, lequel a signé un accord d'entente militaire historique, le premier de son genre entre Israël et un pays du monde arabe. Celui-ci est censé fournir «un cadre solide pour formaliser les relations sécuritaires et soutenir des collaborations futures», selon un communiqué du ministère de la défense israélien. Au menu, une coopération plus étroite dans le renseignement et l'approvisionnement en armes sophistiqués, voir tenir des exercices militaires bilatéraux.
Répétez mille fois un mensonge...
Les éructations du président Tebboune sur ladite visite sont cependant assez dérisoires pour mériter qu'on leur fasse quelque honneur. Le plus grave est cela : Abdelmadjid Tebboune vit avec lui-même, se suffit à lui-même et n'a aucune idée de la vie du monde telle que nous l'entendons ; les faits n'ont pas de sens à ses yeux ; il s'absorbe d'instinct dans de longs travaux d'analyse souvent arides.
L'équipe nationale d'Algérie, est arrivé, le 6 septembre, dans la ville de Marrakech à la veille de son match contre le Burkina Faso, pour les éliminatoires de la zone Afrique du Mondial 2022, sur fond de croisade diplomatique du régime d'Alger contre Rabat. La délégation algérienne a «été reçue par des responsables de la Fédération marocaine de football à l'aéroport de Marrakech» avec tous les honneurs qu'il faut, de l'aveu de Djamel Belmadi lui-même. Le match s'est déroulé au Maroc en raison de la non-conformité du stade burkinabé aux normes de la Fédération internationale de football (FIFA), et au moment où l'état catastrophique du stade Tchaker en Algérie a provoqué un énorme scandale.
Abdelmadjid Tebboune, qui «insiste sur le fait que son pays n'a pas de problèmes avec le voisin de l'ouest», en l'occurrence le Maroc, accuse le royaume de tous les maux. «C'est plutôt le Maroc qui a des problèmes avec nous», avait déclaré à Al-Jazeera.
Interrogé sur la crise diplomatique avec Paris, Abdelmadjid Tebboune a affirmé qu'«il faut bien que ces relations reviennent à la normale, à condition que l'autre partie (la France) les conçoive sur une base d'égal à égal, sans provocation». «Nous sommes d'accord pour qu'on traite l'un avec l'autre pour ne pas nuire aux intérêts de chaque partie, mais nous n'accepterons pas qu'on nous impose quoi que ce soit», a-t-il ajouté.
Un président déphasé
Abdelmadjid Tebboune ne se contente pas de réprimer les activistes politiques et les leaders d'opinion incarcérés pour leurs positions ou leurs idées, il réprime la sincérité, la vérité, l'air du temps. Un président déphasé, loin des réalités, qui ne s'est pas contenté d'établir une administration chaotique dans son pays, où les forces les plus diverses sont soumises à une direction d'ensemble sans boussole ; mais il entend gagner à ses obsessions marocaines l'opinion publique, il entend convaincre les esprits qui fustigent sa légitimité. Les feuilles officieuses et officielles répandent à profusion les articles, les brochures et les histoires souvent inventées sur «l'ennemi marocain».
Récemment, Pierre Vermeren, professeur d'histoire des sociétés berbères et arabes contemporaines à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne, a décrit l'impasse du «régime algérien [qui] ressuscite des ennemis historiques», et qui «a également réactivé son hostilité à Israël, à travers la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc»; l'Algérie est «marquée par une grande contestation populaire restée en suspens, qui interroge la légitimité du régime, le fonctionnement de l'Etat, et pose la question démocratique», a-t-il dit.
«Le tout dans un terrible contexte économique. Entre 2015 et 2020, le PIB algérien – directement indexé sur le prix des hydrocarbures – s'est effondré de 40 % (en dollars) alors que, dans le même temps, la population croît de 1 million de jeunes par an. Dans ce contexte, la recherche de boucs émissaires est un classique». Terrifiant.
Un régime algérien en fin de cycle
Les manœuvres du régime algérien qui cherche à corriger sa maladresse et sa brutalité par sa mauvaise foi et qui veut se faire une arme de la terreur verbale doivent éclairer les esprits les plus prévenus à l'échelle internationale en faveur d'une prise de conscience collective sur le suicide moral de ce pouvoir. Ce n'est qu'un pédantisme inhumain, au moyen duquel Tebboune et son système justifient tant de crimes. Tout cela découle d'une même source, de cette culture d'Etat inventée par la junte algérienne et qui n'est, en réalité, que la domestication de la réalité pour cacher la misère du peuple algérien, qui vit dans une atmosphère de misère complètement irrespirable.


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