Le Parlement andin exprime son appui à l'intégrité territoriale du Maroc    Une subvention de 437 millions de dirhams pour l'importation d'ovins partie en fumée, sans effet notable sur les prix    L'Espagne aurait réduit la présence de son renseignement au Maroc dans un contexte de rapprochement diplomatique    Sahara : Staffan de Mistura poursuit sa tournée régionale avec une escale en Mauritanie    Interconnexion électrique Maroc-France : Benali préside une réunion de haut niveau    Aid Al-Adha : Les subventions à l'importation des ovins ont atteint 437 MDH    L'Espagne met un terme au «visa doré» pour juguler la spéculation immobilière, les investisseurs marocains affectés en premier lieu    Maroc-Allemagne : Un partenariat dans le domaine social en perspective    Nouveaux droits de douane américains : 10 % pour le Maroc, le Golfe et l'Egypte... et 30 % pour l'Algérie    Trump impose de nouveaux tarifs douaniers et distingue les pays amis du reste du monde : 10 % pour le Maroc, 30 % pour l'Algérie et 28 % pour la Tunisie    Classement FIFA : Le Maroc grimpe à la 12e place    À Rabat, un sommet international les 9-10 avril pour affermir la position du football africain sur l'échiquier mondial    Coupe du monde féminine 2035 : le Royaume-Uni seul en lice, le projet défendu par l'Espagne et qui inclut le Maroc écarté    Un accord de coopération entre l'Académie du Royaume du Maroc et l'Académie française de médecine    Le FMI approuve une ligne de crédit flexible de 4,5 milliards de dollars pour le Maroc    La RAM suspend un pilote russe pour avoir mis en ligne le drapeau du Polisario    Comment sont fixés les nouveaux tarifs douaniers par les Etats-Unis ?    L'Amérique, grande perdante de la guerre commerciale lancée par Trump?    Understanding the United States' new tariff rate policies    Clasificación FIFA: Marruecos avanza dos puestos    Les prévisions du jeudi 3 avril    Libye : Un ADN ancien de 7000 ans révèle une lignée de l'Afrique du Nord    CAN U17/ Aujourd'hui, Maroc-Zambie : Horaire? Chaînes?    Trump annonce de nouveaux tarifs douaniers : Maroc (10%), Algérie (30%), Tunisie (28%)    Classement FIFA Avril 25: Le Maroc 12e mondial, 1er africain    1⁄2 Finale. Copa del Rey : Le Barça retrouve le Real en finale le 26 avril courant    Coupe de la CAF. RS Berkane gagne à Abidjan    L'AS FAR saisit la CAF après l'interdiction de ses supporters lors du match contre Pyramids    Bassin de Sebou: un taux de remplissage des barrages de près de 52%    A Rabat, le président du Parlement andin soutient la souveraineté du Maroc    Trois milliardaires marocains figurent dans le classement Forbes 2025    L'Algérie, parrain d'un Sahel instable, entre soutien au terrorisme et quête de puissance régionale    Presidente del Parlamento Andino respalda soberanía marroquí en Rabat    Sahel : L'armée malienne répond à l'abattage de son drone Akinci    Zineb Hattab : première cheffe végane étoilée en Suisse    Températures prévues pour le jeudi 03 avril 2025    Le DG de l'OIT salue l'adoption de la loi sur la grève au Maroc et sa validation par la Cour constitutionnelle    Avril diplomatique : Quand la France préside, le Maroc s'impose    Abderrahman Boukhaffa décoré par le Roi Charles III pour ses contributions à la diversité linguistique au Canada    Ghita Triki : "Résonance chromatique s'inscrit dans les programmes de visibilisation des cultures du Maroc et d'Afrique"    Installation de Mohammed El Habib Belkouch, Délégué interministériel aux Droits de l'Homme    Akdital: Feu vert du Conseil de la concurrence pour l'acquisition de deux établissements de santé à Laâyoune    Festival Mawazine: Will Smith et Kid Cudi en têtes d'affiche    Zagora : Deux militaires décédés lors d'une patrouille de lutte anti-drogue    Le temps qu'il fera ce mercredi 2 avril 2025    Milan : Hicham Lahlou, membre du jury du Salone Satellite Award 2025    La Dolce Vita à Mogador : Le Cinéma Italien à l'honneur à Essaouira du 23 au 26 Avril 2025    Un Festival pour promouvoir la cuisine ivoirienne    









François Fillon appelle à l'unité nationale pour affronter la crise
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 29 - 09 - 2008

Cet appel à l'unité nationale de François Fillon avait peu de chances de trouver des oreilles attentives au sein de l'opposition dont les leaders tombent à bras raccourcis sur Nicolas Sarkozy.
Une des questions qui taraudaient les esprits parisiens depuis le début de cette grande crise financière américaine et ses prévisibles conséquences sur le continent européen est la suivante : Que peut dire un homme comme François Fillon, Premier ministre français pour remonter le moral des Français, démystifier la crise et apaiser les inquiétudes ?
Le choix de François Fillon n'est pas dû au hasard. Depuis sa nomination à Matignon comme Premier ministre de Nicolas Sarkozy, il a particulièrement brillé par un discours dramatisant et une description catastrophiste des finances publiques. N'est-il pas l'auteur de cette célèbre formule décrivant la France comme un Etat en faillite et qui lui avait valu la réputation d'un homme politique au diagnostic politique et économique sans concessions ? Il fut beaucoup reproché à François Fillon son manque de flair politique, toutes les vérités n'étant pas bonnes à dire ou du moins à mettre en valeur. François Fillon fut accusé d'avorter la stratégie de réforme lancée par Nicolas Sarkozy en attirant l'attention sur la douloureuse addition qui attendaient les Français.
Cette posture fut entre autres à l'origine des relations tendues à l'Elysée et à Matignon qui auraient pu aller jusqu'à la rupture s'il n'y a avait cette sortie de Nicolas Sarkozy sur les «caisses vides» de l'Etat pour rééquilibrer le pessimisme ambiant.
Avant que François Fillon ne se prononce sur les effets de cette crise mondiale et ses possibles conséquences sur sa marge de manœuvre et sa gouvernance, Nicolas Sarkozy avait livré son célèbre discours de Toulon, où fidèle à sa démarche, il avait réussi à brouiller les cartes. Son appel à «refonder le capitalisme» sonnait comme un emprunt de tonalité à la gauche. Son avertissement : «Le laisser-faire, c'est fini. Le marché qui a toujours raison, c'est fini» est à mettre avec précaution dans la bouche d'un Olivier Besancenot auquel l'influent journal américain «Le New York Time» vient de consacrer un portrait flatteur dans son édition de samedi dernier.
François Fillon dut attendre que le discours de Nicolas Sarkozy fasse son effet auprès de l'opinion pour délivrer le sien qu'il avait visiblement inscrit dans une logique de surenchère. Un constat : «C'est une crise majeure qui pousse tout le système économique mondial au bord du précipice. Une crise comme il s'en produit seulement une ou deux par siècle » et un appel : «Les temps sont difficiles, il y a des moments où l'unité nationale s'impose». Cet appel à l'unité nationale de François Fillon avait peu de chances de trouver des oreilles attentives au sein de l'opposition dont les leaders tombent à bras raccourcis sur Nicolas Sarkozy. Tandis que les socialistes raillaient «la farce anticapitaliste» de Nicolas Sarkozy, le leader de l'extrême gauche Olivier Besancenot se veut plus mordant : «Le retour de l'Etat  version Sarkozy, c'est plutôt l'Etat comme bouée de sauvetage pour les plus gros capitalistes». Alors que les Verts dénoncent Nicolas Sarkozy comme un président : «Englué dans une idéologie libérale des années 80 et sa volonté de servir les copains, (qui) montre aujourd'hui son incompétence à piloter l'économie de notre pays en période de crise et à s'adapter à la nouvelle donne».
Seule fausse note dans cette symphonie de critiques à gauche, la prise de position de l'ancien Premier ministre de François Mitterrand, Michel Rocard qui considère Nicolas Sarkozy comme «le représentant d'une droite réformatrice et intelligente» avec qui «la gauche non révolutionnaire» peut trouver «une grande convergence». Les camarades socialistes ont vertement critiqué la position de Michel Rocard et cette idée d'union nationale lancée par François Fillon a fait réagir le député socialiste de Paris Jean Christophe Cambadélis : «Le pays a moins besoin d'une union des puissants que d'une autre politique. La tentation de l'union nationale est une réponse de forme à une question de fond. On ne peut pas répondre à la crise en poursuivant ou cautionnant la politique actuelle. Michel Rocard a commis un faux pas».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.