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Le Maroc se moque-t-il de l'avenir de ses chibanis en France ?
Publié dans Yabiladi le 22 - 04 - 2013

C'est en janvier dernier que la mission d'information parlementaire sur les conditions de vie des chibanis en France était lancée (cf notre article). Objectif : soumettre des propositions à l'Assemblée Nationale pour permettre à ces travailleurs immigrés de vieillir dignement dans l'Hexagone. Les responsables de la mission prévoient de venir au Maroc à la mi-mai. Le souci est que les autorités marocaines n'ont préparé aucun cahier de doléances pour améliorer les conditions de vie de ses chibanis.
Depuis le début de la mission parlementaire lancée en janvier dernier, des historiens, des experts en migrations, des juristes, des gérontologues et des responsables d'associations protégeant les intérêts des travailleurs immigrés sont régulièrement auditionnés par les chargés de la mission, afin d'exprimer leur point de vue et dire ce qui doit être fait pour améliorer les conditions de vie des chibanis, et ce au niveau de leur logement, de leurs prestations sociales ou encore de leur résidence en France. Les propositions et recommandations récoltées seront ensuite compilées dans un rapport final qui sera rendu à la mi-juin à l'Assemblée Nationale.
Libres de leurs mouvements
Parmi les personnes auditionnées, il y a eu Boualam Azahoum de l'association El Ghorba à Villeurbanne. Pour lui, il y a deux priorités pour permettre aux chibanis de vivre décemment en France. La première est de leur permettre de circuler comme bon leur semble entre la France et leur pays d'origine, sans leur imposer une durée d'absence, pour pouvoir ainsi toucher les APL (Aide personnalisée au logement) ou l'allocation de solidarité aux personnes âgées. La seconde : arrêter les contrôles de l'administration française pour savoir où ils ont été et pour combien de temps. «Le problème aujourd'hui est que les chibanis ont des droits qui sont liés à leur résidence. Quand ils s'absentent trop longtemps pour aller voir leur famille au pays, on leur suspend leur paiement. En plus, à leur retour, on leur demande de rembourser les mois où ils n'étaient pas en France, les plongeant encore plus dans une précarité sociale», déplore Boualam Azahoum.
Nationalité française
Ali El Baz, membre du Groupe d'information de soutien aux immigrés (GISTI) a également été auditionné dans le cadre de cette mission. «J'ai défendu l'idée d'une carte de résidence permanente pour les chibanis. Cette carte existe depuis 2006 mais elle n'a jamais été mise en pratique», explique-t-il. Lui, ne souhaite pas que le gouvernement français donne la nationalité française aux chibanis, à cause de la lourdeur des formalités administratives que cela représente.
Un point de vue qui met en colère Boualam Azaham. «Je ne comprends pas comment on peut être contre le fait de leur donner la nationalité française ! Ca fait partie de leur droit aussi ! De toutes les personnes qui sont auditionnées, Ali El Baz est bien le seul à être contre la nationalité. Celle-ci doit rester un choix pour le chibani concerné», lance-t-il fou de rage. «La nationalité leur permettra de circuler librement, de toucher tranquillement leurs prestations sociales et d'avoir le droit au regroupement familial pour faire venir leur famille», poursuit-il.
Prochaine étape : le Maroc
Après avoir sillonné plusieurs villes de France, les responsables de la mission se rendront ensuite au Maghreb pour rencontrer les autorités des pays d'origine des chibanis. Le voyage au Maroc est prévu les 16 et 17 mai. Néanmoins, Boualam Azaham confie que c'est le flou total à l'heure actuelle, du côté du Maroc. Il ne sait pas qui vont rencontrer les chargés de la mission parlementaire au Maroc. «Nous avons envoyé des courriers au ministère des MRE et au CCME pour les informer de l'importance de cette mission pour les chibanis marocains et leur demander de préparer un cahier de doléances pour améliorer leurs conditions de vie, mais nous n'avons jamais eu de retour de leur part», regrette-t-il.
D'après Reuters, la France compte aujourd'hui 800 000 immigrés de plus de 55 ans, dont 350 000 sont âgés de plus de 65 ans.


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