Signes prometteurs, ceux de l'actuelle campagne agricole, dont le déroulement vient d'être sauvé par les dernières précipitations, avec un cumul pluviométrique moyen national, au 28 novembre 2016, qui s'est établi à 116,5 mm, soit une augmentation de plus de 14% par rapport à une année normale à la même date (102 mm) et de près de 79% par rapport à la campagne précédente (65,1 mm) comparativement à la même date, selon les données officielles du ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime. Celui–ci s'est dit satisfait de l'excédent pluviométrique enregistré. D'abord de par son impact sur la situation des barrages dont les retenues globales se montent aujourd'hui à 6,86 milliards de m3 contre 10,2 milliards de m3 lors de la campagne précédente, une différence qui s'explique par le fait que la campagne 2015-2016 a bénéficié d'un bon niveau de remplissage des barrages à son démarrage grâce à une pluviométrie record lors de la campagne l'ayant précédée. S'agissant des barrages à usage agricole, les données du ministère indiquent qu'ils affichent aujourd'hui un niveau de remplissage de 5,71 milliards de m3, soit un taux de remplissage de 42%. Ensuite, de par son impact sur l'état des cultures, des vergers et des parcours. Aujourd'hui, si les superficies déjà emblavées s'élèvent à 1,44 million d'hectares et qu'une quantité d'1,04 million de quintaux de semences a été commercialisée sur un disponible d'1,9 MQx. Que les superficies semées de betteraves à sucre s'élèvent à 50.000 ha, d'après les données officielles, tout indique que la cadence du rythme d'emblavement sera fortement accentuée à la faveur d'indicateurs prometteurs et afin de profiter de ces indicateurs favorables. Force est de rappeler que lors du lancement de l'actuelle campagne agricole le 12 octobre 2016, à Sidi Bennour, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, M Aziz Akhennouch, avait annoncé toute une palette de mesures visant à garantir le bon déroulement de la campagne agricole 2016-2017. Il s'agit, notamment, de la mise à disposition d'environ 8,1 millions de quintaux de semences certifiées, avec une enveloppe budgétaire de plus de 330 millions de DH et de 500.000 tonnes d'engrais, tout en assurant la stabilité des prix d'engrais phosphatés et la rationalisation de leur utilisation, l'extension de l'assurance agricole multirisque pour les céréales, les légumineuses et les cultures oléagineuses. Le ministère de l'Agriculture a également fait savoir l'engagement de son département à poursuivre la mise en œuvre du Programme national d'économie d'eau en irrigation (PNEEI) en équipant 50.000 ha de fermes agricoles d'un système d'irrigation localisé et en modernisant les réseaux d'irrigation sur une superficie de 120.000 ha. C'est dire l'énorme effort consenti en termes d'investissement, d'accompagnement et de mesures incitatives, effort révélateur de l'engagement résolu du ministère de l'Agriculture à s'inscrire dans une dynamique de proximité, d'écoute et de partenariat. Une stratégie qui conforte notre secteur agricole, son développement et sa promotion sur des bases de progrès et de modernité afin qu'il soit en mesure de faire face aux aléas et d'être beaucoup plus compétitif sur le marché mondial. Aujourd'hui, à la lumière des avancées réalisées dans le cadre du Plan Maroc Vert, et des signes de performances visibles au niveau de toutes les chaînes de production, de la visibilité et de la qualité de pilotage des projets, l'intérêt attaché à la concrétisation d'une stratégie intégrée et globale, en droit fil de l'approche préconisée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, est bien réel. De même que l'est, également, l'ambition affirmée visant à rehausser le niveau de compétitivité de l'agriculture marocaine et de faire de l'agriculteur marocain un acteur actif et un partenaire à part entière dans la stratégie de développement.