L'Inspection générale du ministère de l'Education nationale et de l'enseignement supérieur dément catégoriquement les informations, ayant circulé dernièrement, à propos d'un rapport que ce département aurait rédigé et qui contredirait le bilan d'Akhchichine. Entretien avec Houssine Kodad, inspecteur général des affaires administratives du ministère. Ces derniers jours, certains journaux et des radios se sont fait l'écho d'un rapport de l'Inspection générale du ministère de l'Education nationale et de l'enseignement supérieur sur le plan d'urgence dans lequel votre département soulignerait que ce programme serait un échec et que l'abandon scolaire aurait augmenté, contrairement à ce qu'a déclaré le ministre Ahmed Akhchichine. Qu'en dites-vous ? Je démens formellement l'existence d'un tel rapport. Ni l'inspection des Affaires administratives ni celle des Affaires pédagogiques n'ont publié un rapport d'évaluation du plan d'urgence de l'Education nationale. C'est archi faux ! Le premier journal qui a publié cette fausse information est le quotidien arabophone Attajdid. C'était la semaine dernière. Nous avons envoyé à la direction du journal une mise au point, qui a été publiée sur les colonnes de ce quotidien. Nous avons clairement démenti ce qui a rapporté par ce journal. Mais, à notre grande stupéfaction, un autre journal, Al-Alam en l'occurence, a publié, au début de cette semaine, le même papier avec les mêmes fausses informations fausses. Je me demande où est ce rapport dont ces journaux parlent? Les journalistes qui ont relayé l'information n'ont même pas contacté le département concerné pour vérifier sa véracité. C'est insensé ! L'Inspection générale approuve-t-elle le bilan périodique sur le Plan d'urgence qui, selon le ministre et la secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement scolaire Latifa Laâbida, est une réussite ? Je ne peux rien avancer car notre division n'a pas entrepris d'évaluation. Je ne peux pas commenter une chose, alors que je n'ai pas effectué de diagnostic sur le terrain. Pour cela, il faut engager un audit en bonne et due forme. C'est une opération de grande envergure qui exige des dispositifs importants. Ce qui n'a pas été fait, car on nous l'a pas demandé. Qui est ce, « on » ? Nous avons deux départements d'inspection. L'inspection des Affaires administratives et celles des Affaires pédagogiques. Toute mission d'inspection est engagée lorsque la demande est faite soit par le ministre de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, soit par la secrétaire d'Etat. L'Inspection générale ne peut pas agir sans leur aval ? Bien sûr que si! Nous menons des audits quand nous jugeons qu'il est bon de le faire. Nous l'avons fait à maintes reprises. Nous agissons selon un calendrier bien précis. Nous élaborons un plan d'action. Nous avons d'autres missions sur lesquelles nous nous penchons actuellement. Que pensez-vous du moment choisi pour publier de telles informations dans la presse, notamment le journal du parti de l'Istiqlal ? S'agit-il vraiment d'une erreur professionnelle ou de calculs politiciens ? Croyez-vous que cette polémique n'est que la face cachée de l'iceberg du désaccord entre le Premier ministre et le ministre de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur ? Je n'ai pas de casquette politique et je ne peux donc répondre à une telle question. Tout ce que dont je suis sûr, c'est que cette erreur monumentale a eu des incidences. Les spéculations pullulent sur d'éventuels désaccords entre le Premier ministre Abbas El Fassi et le ministre de l'Education et de l'Enseignement supérieur Ahmed Akhchichine. Personnellement, je ne crois pas qu'il y ait de différend entre eux.