L'Organisation internationale du sucre (OIS) a choisi Marrakech pour abriter sa 37e session, placée sur le thème «L'économie sucrière africaine : bilan et potentialités». Cet événement a pour objectif de renforcer la coopération internationale concernant le sucre dans le monde. Lors de cette session, qui s'étalera dès aujourd'hui et jusqu'au 3 juin, Mohammed Fikrat, président de l'OIS et Khalid Benchekroun, président de l'Association professionnelle sucrière au Maroc, proposeront différents ateliers de travail aux congressistes. Rappelons que c'est en fin 2009 que l'OIS a élu le Maroc à la tête de sa présidence. Les différents opérateurs mondiaux, dont le Maroc, se réunissent régulièrement pour faire le point sur leurs activités. Un workshop vient de se tenir, récemment, en France. La prochaine rencontre sur l'économie sucrière aura lieu à Cambridge en Angleterre et sera organisée par l'Association mondiale des planteurs de betteraves et de canne à sucre du 19 au 22 juillet prochain. Le Maroc fait partie des 102 pays producteurs de sucre dans le monde. En sa qualité de membre actif au sein de l'O.I.S, le Royaume participe régulièrement aux activités de cette organisation, qui représente à elle seule plus de 80% de la production mondiale de sucre, 95% des exportations et 39% des importations ainsi que 65% de la consommation. Un marché sucrier en morceaux Cette session se déroulera dans un climat sous tension. Le Prix de la tonne a atteint en janvier dernier des records jamais enregistrés et le fossé entre l'offre et la demande de sucre pour l'année 2009/2010 ne cesse de se creuser. De ce fait, le marché du sucre se porte moins bien que prévu, en cause les récoltes désastreuses enregistrées par deux gros acteurs du marché, le Brésil et l'Inde, suite aux intempéries de l'année passée. À cela s'ajoute le retrait forcé des exportations européennes, suite à la réforme du marché européen du sucre. Par conséquent, les stocks sont au plus bas. Néanmoins, l'O.I.S annonce que pour 2010/2011, le fossé entre l'offre et la demande devrait se dissiper. Cette session tombe à point nommé pour apporter des solutions concrètes pour le secteur, à savoir que la plupart des stratèges pensent qu'il faudra sûrement tabler sur un prix du sucre stable mais à un niveau très élevé pour inciter les agriculteurs à reprendre la production du sucre qu'ils avaient boudée au profit des céréales, et qu'il faille une nouvelle fois compter sur une météo plus clémente pour cette année.