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Avril diplomatique : Quand la France préside, le Maroc s'impose
Publié dans Maroc Diplomatique le 02 - 04 - 2025

Ce 1er avril 2025, Paris prend les rênes du Conseil de sécurité des Nations unies pour un mois. Une présidence tournante, certes, dans l'horlogerie bien réglée des institutions multilatérales. Mais cette fois, l'exercice revêt une dimension particulière. À l'heure où le monde vacille entre les espoirs d'apaisement et les déflagrations des rapports de force, la présidence française s'inscrit comme un moment de bascule, où les mots, les gestes et les choix pèsent plus lourd qu'à l'accoutumée. Car dans ce théâtre planétaire, un dossier revient avec force : celui du Sahara marocain, devenu le miroir des fractures du multilatéralisme et, surtout, le révélateur des positions de courage.
Car la France n'est plus dans le clair-obscur. Elle n'est plus cette puissance prudente, suspendue entre diplomatie de précaution et crainte de froisser. En 2024, Emmanuel Macron a tranché : reconnaissance claire, sans ambiguïté, de la souveraineté du Maroc sur ses provinces sahariennes. Un choix fort, assumé. Paris ne se contente plus de « comprendre » Rabat. Elle adopte sa lecture, elle l'affiche, elle l'incarne. Cette position n'est ni impulsive, ni isolée. Elle s'inscrit dans une recomposition géopolitique lucide, alignée sur la dynamique internationale portée par Washington, Madrid, ou encore Abu Dhabi. Et dans son sillage, elle sonne comme une claque au visage de l'immobilisme algérien.
Face à cette évolution, le silence crispé d'Alger en dit long. L'Algérie, arc-boutée sur une rhétorique figée, continue de s'accrocher à une fiction héritée de la guerre froide. Empêtrée dans ses dogmes, ses rancunes et une rhétorique anachronique, elle continue de s'accrocher à une chimère dépassée. Le Polisario n'est plus qu'un prétexte, un reliquat idéologique d'un autre temps. Tandis que les grandes capitales se détournent, Alger multiplie les gesticulations diplomatiques – rappels d'ambassadeurs, menaces symboliques – autant de signes d'un isolement grandissant. Là où Rabat construit, modernise, fédère, Alger vocifère. Mais le monde, aujourd'hui, a changé de cap. Et la France l'a compris : la neutralité figée n'est plus une posture, c'est une impasse. Elle a préféré la vérité géopolitique à la nostalgie des alliances incertaines. C'est un coup de théâtre pour les uns, un geste de clarté pour les autres. Mais c'est surtout une décision qui marque une ère nouvelle.
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La présidence française du Conseil de sécurité se veut dès lors le reflet d'un multilatéralisme rénové. Un multilatéralisme qui n'élude plus, mais qui nomme. Qui ne se perd plus dans les artifices du langage diplomatique, mais qui assume ses choix. C'est cette volonté qui transparaît aujourd'hui à l'ONU : dire que la paix ne se construit pas sur l'ambiguïté. Réaffirmer, avec clarté, que le plan d'autonomie marocain est la seule voie sérieuse, crédible et durable vers un règlement du différend. À l'échelle internationale, le consensus prend forme. Lentement mais sûrement, les postures hostiles s'étiolent, et la position marocaine s'impose comme la référence.
Mais l'enjeu va au-delà des mots. Il s'ancre dans une dynamique bilatérale tangible. La relation entre Rabat et Paris se redessine autour d'un axe stratégique fondé sur la stabilité, la sécurité et la vision partagée. Le Maroc, pilier régional, partenaire de confiance dans la lutte contre le terrorisme, acteur diplomatique respecté sur la scène africaine, est aujourd'hui reconnu pour ce qu'il est : un pays à la diplomatie apaisée, enracinée dans l'Histoire, résolument tournée vers l'avenir. Et dans ses provinces sahariennes, ce ne sont pas des slogans que l'on érige, mais des écoles, des ports, des zones industrielles, des centrales solaires. Ce ne sont pas des discours que l'on répète, mais un avenir que l'on construit. Les citoyens de ces provinces ne sont pas des silhouettes d'un combat par procuration : ils sont les visages de l'unité nationale, les acteurs d'un développement qui parle le langage du concret.
C'est cette réalité que la France a décidé de reconnaître. Non par faveur, mais par lucidité. Le Sahara n'est pas une abstraction diplomatique. C'est une terre marocaine, vivante, transformée, portée par un projet d'autonomie que les grandes capitales saluent à l'unisson. Il ne s'agit plus de soutenir un allié : il s'agit d'accompagner une vérité.
Aussi, dans les travées du Conseil de sécurité, cette posture mérite-t-elle d'être élevée au rang d'action. Car la paix ne se négocie pas avec des illusions. Elle se forge avec des partenaires fiables. Et sur la scène régionale, un constat s'impose : la stabilité du Maghreb passe par le Maroc. Ni par l'incantation, ni par la confrontation, mais par la coopération, le pragmatisme et la vision. Et cette vérité-là, la diplomatie française est désormais en mesure de la porter, au nom d'un multilatéralisme enfin crédible. Il faut bien le dire : à l'ONU, où les vétos s'annulent et les volontés s'émoussent, cette présidence est une chance. Une tribune. Une occasion de dire ce que l'Histoire, le terrain et les peuples ont déjà acté : le Sahara est marocain. Non pas par décret, mais par évidence. Non pas parce que Rabat le proclame, mais parce que les Sahraouis le vivent, le votent, le bâtissent, chaque jour, sous le drapeau du Royaume.
Pendant ce temps, que reste-t-il à l'Algérie ? Des rappels d'ambassadeurs. Des menaces diplomatiques. Des refus de rapatriements. Une gestuelle politique qui trahit davantage la fébrilité qu'elle n'impose le respect. Des stratégies d'obstruction qui ne convainquent plus. Une diplomatie figée, qui tourne à vide, et dont le seul carburant reste une rancune d'un autre siècle. À force de jouer la carte du déni, Alger s'est mise hors-jeu. L'Algérie, qui s'était rêvée en gardienne des équilibres régionaux, s'enfonce dans un isolement qu'elle tente de camoufler derrière un nationalisme incantatoire. Et face à un Maghreb qui bouge, elle campe sur ses vieilles lignes, persuadée encore que le monde l'écoutera. Mais ce monde, lui aussi, a tourné la page. Et la diplomatie française, en choisissant le camp de la clarté, fait œuvre de lucidité.
Le Maghreb change. Le monde change. Et Paris, en présidant le Conseil de sécurité, peut faire bien plus que tenir un rang. Elle peut dire ce qui est. Et rappeler, avec calme et fermeté, ce que l'Histoire, le terrain, et les consciences ont déjà acté : le Sahara est marocain.
Et l'avenir, n'en déplaise aux nostalgiques de la discorde, s'écrira à Rabat. Pas ailleurs.


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