Ramadan touche à sa fin et annonce Aid El Fitr par la même occasion. Mis à part marquer la fin de la période de jeûne, Aid El Fitr est aussi l'occasion de rendre visite à la famille, et d'arborer des habits traditionnels. Cela dit, l'achat de ces vêtements n'est pas à la portée de tous, mais le marché a bien de quoi répondre à toutes les bourses. Le Maroc s'apprête à célébrer Aid El Fitr dans la première semaine du mois de juin 2019. Tout comme pour Ramadan, le marché est envahi de gâteaux, décoration et habits dédiés à cette occasion. Ce dernier élément profite d'une attention particulière par toutes les tranches socio-économiques du royaume, que ce soit pour les enfants, les femmes et les hommes. A cette occasion, les femmes se ruent sur les couturiers pour préparer des djellabas, caftans et autres vêtements traditionnels, afin de « briller » le jour j. Entre choix de tissus, style de couture, et lieu de la réalisation de la future « toile », celles-ci cherchent toujours à réaliser le bon deal. En effet, un habit fait à la main coûte généralement plus cher que le prêt-à-porter. L'achat du tissu commence dans les 200 dirhams, et peut aller jusqu'à 5000 dirhams ou plus. Cela prend en considération d'autres facteurs, notamment le lieu d'achat, puisque les prix sont abordables dans les marchés «populaires», mais se font plus sentir sur les bourses auprès de magasins «premium» de tissus. Dans ce sens, Hespress FR a fait le tour des marchés à Casablanca et Rabat, afin de constater les prix pratiqués dans les marchés populaires, tout aussi bien que du côté des magasins spécialisés dans le traditionnel et ceux du prêt-à-porter. Une offre tout aussi diversifiée que la demande Gandouras, djellabas, caftans… Il y en a pour tous les goûts, et surtout, pour toutes les bourses. Du côté du quartier Hafarine de Casablanca, les habits pour enfants vont de 50, 80, 100 jusqu'à 180 dirhams pour des ensembles, et 20 dirhams pour des babouches made in china. En effet, le produit chinois aux airs marocains est fortement présent, et représente une alternative accessible pour les familles en manque d'argent. Cela dit, pour les adultes, les prix des djellabas pour femmes, par exemple, vont de 300 jusqu'à 2000 dirhams, alors que les babouches sont proposées de 70 à 140 dirhams. Pour ce qui est de la gent masculine, les gandouras sont disponibles à partir de 70 dirhams jusqu'à 400 dirhams, alors que les « jabadors » sont disponibles à partir de 1800 dirhams. Les prix sont presque les mêmes dans la médina de Rabat, d'autant plus que les produits affichés ne se différencient en rien de ceux vendus à Casablanca. Nous avons toutefois pu constater une différence de 50 à 200 dirhams entre les deux villes. Pour ce qui est du prêt-à-porter, la qualité est certes plus intéressante, mais les produits sont évidemment plus élevés. Ainsi, les hauts pour hommes sont proposés à des prix allant de 250 à 6.000 dirhams, alors que les caftans pour femmes sont proposés à des prix allant jusqu'à 15.000 dirhams. Du côté des magasins spécialisés dans la vente des tissus traditionnels à Derb Omar à Casablanca, les prix commencent à 1500 dirhams, et peuvent aller jusqu'à 9000 dirhams chez certains commerçants. Concernant le prix des couturiers, tout dépend de la nature du tissu, des motifs que l'on souhaite y intégrer et du temps que la réalisation de l'habit prendra. En général, les couturiers parlent de 15 à 30 jours pour récupérer son «chef d'œuvre». Cela dit, il semble bien que les produits made in china ont un certain succès auprès des consommateurs. Selon des vendeurs, cela s'explique par le fait que ce sont des produits bon marché, qui offrent un rapport qualité-prix intéressant pour les petites bourses. De plus, le textile made in china est fait de façon à être facilement «remplaçable», puisqu'il encourage les familles à petit budget à acheter plusieurs modèles. Selon les données du ministère des Finances et de l'Office des changes, le royaume a importé 672 millions de dirhams de chaussures chinoises durant le premier trimestre 2019. De plus, les vêtements made in china totalisent une part de marché allant de 40 % à 43 % du marché local. A noter que les importations dans ce sens se sont placées à 6 milliards de dirhams durant la période allant de janvier à mars de l'année en cours. Par ailleurs, certaines marques de prêt-à-porter proposent des habits fabriqués au Maroc, en Turquie ainsi qu'au Portugal, à des prix allant de 300 dirhams, jusqu'à 4.000 dirhams ou plus. Cela dit, une grande différence se fait sentir au niveau des prix du côté des femmes, puisque leurs habits coûtent plus cher que ceux des hommes dans ces enseignes.