Le Maroc est dans une bonne pente de progression dans la protection du climat et la réduction des émission de gaz à effet de serre, selon un rapport qui vient d'être publié pour la COP, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le PNUD qui met en lumières les bons et les mauvais élèves du climat à l'occasion de l'ouverture de la COP26 à Glasgow, a classé le Maroc dans la catégorie des pays qui affichent de bonnes ambitions de progrès, depuis l'accord de Paris, au même titre que le Kenya, l'Ethiopie, le Nigéria, la Colombie, le Pérou, le Chili ou encore la Norvège. Une position qui s'accorde avec les progrès du Maroc qui a fait preuve d'un grand leadership grâce à son plan national de développement, dans sa poursuite conséquente de la mise en œuvre de l'Accord de Paris qui a prévu dans son Article 4. Au niveau national, le Maroc a déjà élaboré son Plan Climat National 2020-2030 (PCN) qui vise à asseoir les fondamentaux d'un développement sobre en carbone et résilient au changement climatique alors que le Plan National d'Adaptation (PNA) est en cours de finalisation. Le Maroc est d'ailleurs devenu un exemple pour d'autres pays africains, considéré comme le plus grand importateur d'énergie d'Afrique du Nord, est en passe d'avoir entre 60% et 65% de son électricité produite à partir d'énergies renouvelables d'ici 2030. Ces chiffres, cités par le Forum économique mondial, montrent en outre que le Maroc représente déjà les trois quarts de la croissance de la production d'énergie renouvelable du continent et possède en outre l'une des plus grandes centrales solaires à concentration au monde, la centrale Noor de Ouarzazate s'étendant sur 3000 hectares. Les bons et mauvais élèves du climat Selon le consortium scientifique indépendant Climate Action Tracker (CAT), qui étudie les politiques climatiques de multiples pays, seule la Gambie est parvenue à être "1,5 °C compatible", devant tous les grands Etats. Pour ce qui est de l'engagement national le plus ambitieux de l'Europe et de l'Est et de l'Asie centrale, la Macédoine du Nord est le pays qui a réduit de 82 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990. Le Zimbabwe et la Papouasie-Nouvelle-Guinée sont également cités en exemples par les Nations unies, respectivement pour des projets "d'emplois verts", "de reconnaissance de la nature et de la forêt", et pour "une approche inclusive et globale, au plus haut niveau politique". "De nombreux pays en développement à travers le monde ouvrent la voie à une action décisive pour le climat", s'est félicité Achim Steiner, administrateur du PNUD. Environ la moitié des pays du G20 ont progressé dans leurs ambitions, comme demandé tous les cinq ans par l'accord de Paris. Pourtant plusieurs sont jugées comme "insuffisants", notamment au sein de l'Union européenne, à savoir la France, l'Allemagne et l'Italie. Hors UE, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada, la Chine, le Japon, l'Argentine, l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite et la Corée du Sud sont également dans l'orange et devront redoubler d'efforts. Les derniers de la classe sont comptées au nombre de cinq, à savoir l'Australie, l'Indonésie, le Brésil, la Russie et le Mexique, qui n'adhèrent pas encore aux principes fondamentaux de l'accord de Paris", estime le PNUD. Ils appartenaient déjà au clan des très mauvais élèves. La Russie était même jugée "gravement insuffisante" par CAT. En compagnie de l'Iran, l'Arabie saoudite, Singapour et la Thaïlande. Appeler à plus d'actions et d'ambitions Le rapport sur les écarts d'émissions du Programme (PNUE) des Nations Unies sur l'environnement rappelle une année de changements climatiques. Les événements météorologiques extrêmes dans le monde, y compris les inondations, les sécheresses, les incendies de forêt, les ouragans et les vagues de chaleur ont continuellement fait la une des journaux. Des milliers de personnes ont été tuées et les pertes économiques se mesurent en milliers de milliards. Palier témoin des signes de plus en plus clairs du changement climatique, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a publié le premier rapport de son sixième cycle d'évaluation traitant de la « Base des sciences physiques » en août 2021. Pour rappel, le Maroc sera présent à la COP26 avec une importante délégation composée de représentants des secteurs publics et privés, des organismes de recherche et d'ONG, pour consolider le leadership du pays, l'objectif étant, de faire valoir le modèle marocain en matière de transition énergétique et écologique, continuer à promouvoir les initiatives marocaines entreprises depuis la COP22. Le Chef de gouvernement, Aziz Akhannouch conduira la délégation marocaine qui comprend également Mohamed Sadiki, ministre de l'agriculture, de la pêche, du développement rural, des eaux et forêts, et Leila Benali, ministre de la transition énergétique et du développement durable. La COP26 sur le Climat se tient actuellement jusqu'au 12 novembre à Glasgow, au Royaume Uni. La présidence britannique de cette COP vise à accélérer l'action climatique en vue de contenir le réchauffement de la planète. Les yeux sont désormais tournés vers Glasgow, en Ecosse, alors que le sommet des Nations Unies sur le climat connu sous le nom de COP26 s'ouvre avec des diplomates et des politiciens des Nations Unies appelant à plus d'action et d'ambition pour définir de nouveaux engagements pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s'adapter aux impacts de une planète qui se réchauffe.