Dans le dossier syrien, et à la demande de plusieurs pays, le Conseil de sécurité a approuvé à à l'unanimité une résolution prolongeant de six mois, renouvelables sous condition, le mécanisme onusien d'aide humanitaire transfrontalière sans que le régime syrien ne puisse s'y opposer. Alors que le couloir humanitaire venait à expiration samedi, le Conseil de sécurité s'est penché sur les deux propositions concurrentes émises pour étendre le mécanisme. Le texte voté a finalement pris le meilleur des deux projets de résolutions, l'un soumis par l'Irlande et la Norvège, de l'autre par la Russie. Les deux premiers protagonistes ont appelé à étendre le mécanisme sans l'aval de Damas pendant un an, tandis que la Russie, allié du régime de Bachar Al Assad a proposé 6 mois, durée finale à laquelle les pays ont tous voté. Mais deux courants s'opposent, les Etats-Unis estiment que la durée est de 1 an contrairement à la Russie. Washington est partie du principe que les 6 mois sont renouvelables et n'ont pas besoin d'un nouveau vote pour que la résolution soit étendue. Par ailleurs, un rapport à la fin de l'année est attendu pour faire l'état des lieux de la situation dans le pays et c'est sur la base de ce rapport rédigé par le secrétaire général que la durée sera étendue ou non jusqu'au 10 juillet 2022. Dans la résolution adoptée, le rapport devra mettre « un accent particulier sur la transparence des opérations et les progrès sur l'accès via les lignes de front pour répondre aux besoins humanitaires », indique le texte final. La résolution a été réagencée après d'âpres négociations entre la Russie et les Etats-Unis qui ont finalement trouve un terrain d'entente. La Chine, le Royaume-Uni et la France ont également participé aux discussions.