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Entretien avec Ismaïl Farih, DG de Taslif : «La certification va accélérer notre croissance»
Publié dans Finances news le 30 - 03 - 2006

* La société veut doubler sa part de marché en 2005.
* Premier exercice bénéficiaire après trois ans de mise à niveau.
Finances News Hebdo : Comment s'est présenté l'exercice 2005 ?
Ismaïl Farih : Dans de très bonnes conditions. D'une part, dans la mesure où nous avons enregistré une forte croissance de 43% de financement brut et plus de 70% de financement net, déduction nette des anticipations. D'autre part, nous avons pu, dans un contexte de baisse des taux qui s'accompagne en général de la baisse des marges, améliorer notre marge d'intérêt. Grâce à quoi ? Grâce à une action dynamique sur le refinancement. Aujourd'hui, nous sommes fiers d'arborer un taux de refinancement comparable à celui des sociétés adossées.
F. N. H. : 2005 est un exercice bénéficiaire après trois années de déficit…
I. F. : C'est tout à fait normal, 2004 était la dernière année de mise en conformité avec les règles de Bank Al-Maghrib en matière de provisionnement. Ce qui fait que les résultats étaient pénalisés par cet effort de provisionnement.
F. N. H. : 2005 correspond donc à vos objectifs ?
I. F. : Ça dépasse même nos objectifs en terme de financement. Notre plan d'affaires 2004-2008 est dépassé. En 2005, nous avons des parts de marché de 2,2% ; alors qu'elles étaient seulement de 2%. Sur le plan commercial, tout va pour le mieux. Sur le plan des conditions de refinancement, nous avons aussi réalisé des performances. 2005 est l'année de la fin de la mise à niveau qui a concerné les aspects commerciaux, les aspects de refinancement et les aspects organisationnels. Le tout est couronné par une certification qui s'est faite dans le cadre d'une démarche qualité initiée depuis deux ans.
F. N. H. : Pourquoi alors cette démarche de certification ?
I. F. : On a tout simplement voulu institutionnaliser ce qui était déjà un état de fait. Il s'agit de la qualité des services de Taslif. Nous sommes réputés sur la place pour avoir une très bonne qualité de service : accueil de premier ordre, remise des chèques dans des délais très courts, réponse des requêtes clients dans de très bonnes conditions. Le fait de lancer une certification permet d'asseoir davantage cette démarche, de la rendre institutionnalisée et rendre officielle cette qualité de service. Mais aussi un moyen de rendre plus performants notre organisation et notre système de gestion. Nous nous démarquons déjà des sociétés de crédit par la qualité des services. Nous voulons renforcer davantage cette image et la réalité de la qualité de nos services à travers une démarche ISO. Mais ça nous permet de garder le même niveau de qualité de service même avec une croissance rapide. Car la croissance peut engendrer une dégradation de la qualité de service.
L'ISO est une formidable machine à broyer les dysfonctionnements. A chaque fois qu'il y a un dysfonctionnement, il est détecté, analysé et éliminé. Avec la démarche ISO, nous ne disons pas que nous sommes parfaits, nous continuons à faire la chasse aux sorcières pour tous les dysfonctionnements. Nos objectifs sont la satisfaction totale de nos clients et de nos partenaires : les correspondants, les banques, les assurances. Nous nous efforçons aussi d'assurer la compétence de notre personnel et d'avoir une parfaite organisation. La démarche qualité va réconforter nos objectifs. L'ISO a la faculté de maintenir le système de gestion au plus haut niveau.
F. N. H. : Quelle est votre approche pour gagner des parts de marché ?
I. F. : Nous avons un ciblage bien défini. Nos clients, nous allons les chercher là où ils sont. Nous avons des produits très adaptés avec une offre très compétitive. Ce qui nous a permis, pour un certain temps, de garder nos parts de marché, c'est cette qualité de service. Ce même critère qui va nous faire consolider davantage notre position par rapport à nos concurrents. Nous avons opté pour les règles prudentielles. C'est ce qui explique les déficits enregistrés auparavant. Nous avons lancé un emprunt obligataire au moment où on dégageait des pertes. Nous comptons lancer un nouvel emprunt obligataire en 2006, tout en bénéficiant d'une situation financière plus confortable. Nous avons une autorisation de 100 millions de DH. Nous ciblons une part de marché de 5% en 2010.
F. N. H. : Taslif a été créée en 1986 ; quel est le bilan de ces 20 ans d'existence ?
I. F. : D'abord, il y a une adaptation à l'évolution du marché. Taslif a été créée dans un premier temps pour accompagner le financement des cyclomoteurs. Peu de temps après, elle s'est lancée dans le financement adossé à l'électroménager. Mais elle a dû accumuler des créances en souffrance non négligeables du fait de malversations de revendeurs d'électroménager. Après sept ans d'existence, elle s'est reconvertie au crédit personnel non adossé. Aujourd'hui, pratiquement 100% de ses financements de crédits personnels ne sont pas adossés à des produits spécifiques. Sur tous ces crédits, il y a 95% de précomptes sur salaires. Nous ne faisons pas de crédit direct à la banque.
F. N. H. : Comment jugez-vous l'évolution du marché du crédit à la consommation ?
I. F. : Nous sommes encore au début en terme de diversité des produits. Dans les années à venir, nous allons assister à une multitude d'offres. Le volet monétique est appelé à se développer d'une façon importante. Sur les autres créneaux classiques, tels que l'automobile, le marché est boosté. Ça peut durer pendant des années pourvu que l'environnement fiscal ne soit pas complètement chamboulé. Au niveau des adossements du crédit à d'autres produits comme l'électroménager, la tendance va se poursuivre. Actuellement, il y a les évolutions et les transvasements qui s'opèrent entre les banques et les sociétés de crédit. Nous avons assisté durant les deux dernières années à des transferts de portefeuilles des crédits à la consommation comme c'était le cas entre Société Générale et Eqdom. Les chiffres des sociétés de crédit à la consommation doivent être interprétés d'une façon très prudente. Ça ne reflète pas la consommation du crédit, mais le passage de portefeuilles. Dans les années à venir, cette tendance va se maintenir et même se généraliser. Mais il va y avoir aussi une diversité de l'offre.
Ce qui a entraîné un certain ralentissement du marché ces trois dernière anées, c'est l'évolution du crédit immobilier. Les gens ont soldé leur crédit à la consommation et se sont tournés vers le crédit à long terme de l'immobilier. Ce qui fait que la capacité de crédit à la consommation s'amenuise.
F. N. H. : Jugez-vous que le niveau du TEG est pénalisant pour le crédit ?
I. F. : Ce qu'il faut savoir par rapport au taux de refinancement des sociétés de crédit à la consommation, à leurs charges d'exploitation, au risque encouru, c'est que les taux pratiqués rémunèrent à peine le capital. Par rapport aux sociétés françaises, le TEG est pénalisant pour les sociétés marocaines. La véritable problématique, c'est l'existence d'un TEG unique. Dans les pays développés, la notion de TEG uniforme n'existe pas ; à chaque type de crédit il y a un taux.


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