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Crise financière : Quelle capacité de résistance ?
Publié dans Finances news le 05 - 03 - 2009

* Dès le déclenchement de la crise, un dispositif institutionnel a été mis en place au sein du ministère des Finances. Il s’agit d’un Comité de veille stratégique qui suit de près l’évolution de la crise financière et son éventuel impact sur l’économie marocaine.
* La capacité de résilience dont a fait preuve le Maroc a été citée par les grandes institutions internationales.
“On est a longueur de journée bombardé de nouvelles sur l’évolution de la crise financière internationale. On ne peut donc rester passif face à l’évolution des évènements» a annoncé Chafiki, directeur des Études et de la Prévision financière au sein du ministère de l’Économie et des Finances lors de la rencontre initiée récemment par la Chambre française du commerce.
Une des grandes problématiques de cette crise pour l’économie marocaine, c’est qu’il ne faut pas s’inscrire dans un exercice de prévisions tout en omettant les évolutions structurelles. Il est plus judicieux de répertorier les acquis et d’inventorier les voies de progrès en vue d’avoir plus de visibilité dans un contexte d’incertitudes.
Contrairement aux propos prétendant qu’on avait pris beaucoup de temps pour reconnaître que l’on est touché par la crise et donc de prendre les mesures nécessaires, Chafiki avance que dès le départ un dispositif institutionnel a été mis en place. Il s’agit d’un Comité de veille stratégique qui suit de près l’évolution de la crise financière et son éventuel impact sur l’économie marocaine. Aussi, la Loi de Finances 2009 a-t-elle initié un ensemble de mesures qui sont aujourd’hui en application. Ces mesures sont d’ordre social et concernent le maintien de l’emploi. Celles d’ordre financier visent l’amélioration de la trésorerie d’entreprise et des mesures qui ont pour leitmotiv l’amélioration de l’export. Aujourd’hui, un plan anticrise bien ficelé est mis en place.
Un cadre macroéconomique globalement sain
Aujourd’hui, et malgré la morosité du contexte, les fondamentaux macro-économiques restent sains : un budget équilibré, des recettes fiscales en progression, une inflation maîtrisée (2,3%), un compte courant proche de l’équilibre et ce malgré l’aggravation du déficit commercial et une dette publique en forte baisse (48%). Le Maroc bénéficie désormais d’un statut avancé, ce qui lui permet un arrimage à l’Union européenne. Mais cela n’empêche de dire que certains secteurs sont touchés, tels que le textile-habillement ou les composantes automobiles.
Et donc à partir de toutes ces réflexions, il est important de voir comment garder le cap. Comment gérer cette conjoncture internationale. M. Chafiki partage l’avis de ceux qui considèrent ce contexte de crise comme une source d’opportunités et qui espèrent que la croissance dans les années à venir va émaner des pays émergents.
D’après lui, la crise pourrait favoriser la baisse des cours internationaux des matières premières au même titre que l’attractivité du Maroc en matière de délocalisations.
La balance des paiements affiche un déficit de 11 Mds de DH. Un tel déficit aurait mis à genoux le Maroc dans les années 80, voire le mettre en cessation de paiement. Or, le Maroc d’aujourd’hui affiche une bonne résistance.
L’impact de la crise internationale sur le secteur financier demeure limité. En témoignent les chiffres : à fin 2008, les crédits bancaires ont enregistré une progression de 23,8%. L’immobilier s’est taillé une part de 35,9% et le crédit à la consommation plus de 27%. Donc, grosso modo, le secteur bancaire national a été épargné des soubresauts de la crise financière internationale. Et d’une manière générale, le secteur financier l’est aussi en raison d’une réglementation un peu rigide de l’Office des changes.
Pour M. Chafiki, le Maroc a pu faire face en 2008 aux chocs externes (explosion des cours des matières premières). Cette capacité de résilience dont a fait preuve le Maroc a été citée par les grandes institutions internationales. Dans son dernier rapport, le FMI a indiqué que le Maroc était bien positionné pour promouvoir son développement. L’octroi du statut avancé ainsi que l’adhésion de notre pays au Comité de l’investissement de l’OCDE en sont des preuves tangibles. Aussi, a-t-on constaté au cours des dernières années une forte croissance du PIB non agricole. Ainsi qu’une titrisation de plus en plus affirmée de l’économie marocaine.
«Nous sommes sur un schéma de croissance où la demande intérieure joue un rôle important», a confirmé M. Chafiki. Des propos certes rassurants mais qui ne doivent pas se substituer au devoir de vigilance.
Le Maroc pourrait s’avérer sain sur le plan macroéconomique, mais cela ne doit pas occulter le fait que la crise est aujourd’hui une réalité pour notre pays. Cette capacité de résistance pourrait ne pas tenir dans les années à venir. Il faut donc déployer les moyens nécessaires pour décortiquer les secteurs contaminés par la récession de nos partenaires afin de pouvoir éviter les dégâts...
Dire que le Maroc pourrait tirer croissance de cette crise n’est peut-être pas un leurre, mais à condition de ne pas se limiter aux discours en mettant en place les moyens qu’il faut. «Si le Maroc veut s’en sortir intelligemment -on va s’en sortir de toute façon- il devra se doter des moyens d’étudier les pays partenaires en récession et anticiper sur leurs besoins. Là, on pourra gagner, car la crise est une réelle opportunité pour les gens qui travaillent», a annoncé le patron des patrons.
Cette crise est une révolution mondiale où chaque pays va essayer de miser le tout pour le tout afin de mieux se positionner. Et le Maroc devra faire de même.


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