Le refus d'inscrire des prénoms amazighs dans l'état civil n'est aucunement dû à une discrimination ou à une interdiction des prénoms choisis, a expliqué le ministère de l'Intérieur lundi. Suite à des informations relayées par plusieurs médias ces derniers temps sur l'interdiction de prénoms amazighs, la Direction des collectivités locales au niveau du ministère de l'intérieur a publié une mise au point. «Les enquêtes menées après la diffusion de ces informations ont démontré que les prénoms choisis par les citoyens concernés n'étaient aucunement l'obstacle devant leur inscription sur les registres de l'état civil mais plutôt le manque de documents nécessaires à la procédure», a-t-on appris auprès de la même source ajoutant que les officiers de l'état civil ont demandé dans certains cas un délai pour concertation comme prévu par les règlements en vigueur. «Cette procédure est applicable à tous les prénoms quelle que soit leur référence comme prévu par l'article 23 du texte d'application de l'état civil», explique le ministère de l'intérieur précisant que chaque année entre 750.000 et 800.000 prénoms faisant référence aux différentes composantes de l'identité marocaine (arabe, amazigh, hassani, hébraïque…) sont enregistrés sur les listes de l'état civil. Par ailleurs, le ministère fait état de l'enregistrement annuel d'entre 600 000 et 750 000 nouveau-nés de différentes composantes: «Marocains amazighs, arabes, hassanis ou hébraïques». Et de conclure que les dispositions légales, notamment l'article 21 de la loi sur l'Etat civil, garantissent à tout citoyen le droit de choisir librement un prénom pour ses enfants, «sans que cela ne porte atteinte ni aux mœurs et ni à l'ordre public».