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Maladies : La troisième cause de mortalité au Maroc reste très mal connue
Publié dans Yabiladi le 06 - 12 - 2012

Lorsqu'on parle des maladies les plus répandues au Maroc, on pense tout de suite au diabète, à l'obésité ou aux problèmes cardiovasculaires. Les maladies auto-immunes ne figurent pas dans la liste car elles sont quasiment inconnues des Marocains, pourtant elles sont la cause de la plupart de ces maladies et représentent la troisième cause de mortalité.
Les maladies auto-immunes sont «des maladies qui touchent le système immunitaire censé nous protéger des virus, des bactéries et autres infections. Ces maladies se développent lorsque le système immunitaire décide de se retourner contre nous et se met à attaquer nos cellules saines. En d'autres termes, l'organisme s'auto-détruit», explique Khadija Moussayer, présidente de l'association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques.
Elle déplore que ces maladies ne soient pas assez connues au Maroc alors qu'elles constituent la 3e cause de mortalité après les cancers et les maladies cardiovasculaires dans le monde. Elles frappent entre 7 à 10% des Marocains. Plus des trois quarts d'entre eux sont des femmes. Ces maladies peuvent toucher n'importe quel organe du corps ainsi que les articulations ou les muscles, entraînant notamment des cancers. Elles sont tellement inconnues des Marocains que la présidente de l'association et d'autres médecins ont créé des noms en arabe pour contribuer à leur vulgarisation.
Anti-gluten
Parmi ces innombrables maladies auto-immunes, Khadija Moussayer souligne l'existence de trois maladies touchant en particulier les Marocains et leur vie en société. La première est la maladie cœliaque causée lorsque le corps ne supporte plus le gluten et les aliments à base de blé. «Cette maladie est très fréquente au Maroc surtout dans les régions du Sud», explique Khadija Moussayer. Les Sahraouis sont les plus touchés par cette maladie.
Une étude de l'Organisation Mondiale de la Santé datant de 1999 a révélé une prévalence de 5,6 % chez les Sahraouis, soit le plus haut taux connu au monde. A l'origine, les Sahraouis n'ont pas une alimentation basée sur le gluten ou le blé. Ils privilégiaient plutôt le lait, les dattes ou la viande. Au contraire, dans les années 60-70, les ONG internationales ont envoyé aux Sahraouis des aides humanitaires comprenant beaucoup de farine. Elles ont introduit dans leur alimentation, le pain et autres produits à base de gluten.
Cette brusque introduction a fait déclencher chez une partie de cette population les gênes qui développent la maladie coeliaque. Elle peut entraîner des cancers au niveau de l'intestin grêle chargé d'assimiler le gluten. La meilleure solution pour traiter cette maladie est de faire un régime sans gluten à vie. «Mais au Maroc il y a un problème d'étiquetage des produits ne précisant pas si tel produit contient du gluten ou pas», estime Khadija Moussayer précisant qu'une loi devrait bientôt être votée pour avoir un meilleur étiquetage.
Trop de nourriture et pas assez de larmes
La seconde maladie liée au changement de vie des Marocains s'appelle le paradoxe de l'évolution. Elle intervient lorsqu'un gêne, censé être bénéfique pour l'homme, devient un inconvénient à cause d'un changement de vie brusque. «Je vous donne un exemple : dans notre corps, nous avons des gênes qui nous protègent contre les famines, les périodes de disette et qui aident le corps à emmagasiner les calories. Mais lorsque la personne tombe dans l'abondance, ce gène se retourne contre elle et va provoquer des maladies comme l'obésité ou le diabète de type II qui est un diabète gras», déclare Khadija Moussayer. D'après elle, si tant de Marocains sont diabétiques aujourd'hui, c'est parce que justement l'un de leurs gênes a été modifié à cause d'un surplus d'alimentation, une sédentarisation et un manque d'activité sportive.
Enfin, la dernière maladie qui peut avoir une incidence sur la vie en société au Maroc est celle du syndrome de Goujerot-Sjören, une maladie qui affecte et assèche les glandes salivaires, lacrymales et les cellules vaginales. «L'une des conséquences de cette maladie est que les gens ne peuvent plus pleurer. Ca peut être gênant car on vit dans une société où l'on doit montrer ses sentiments. Ne pas pleurer, par exemple, lors d'un enterrement ou d'un évènement triste, donnera de vous une image d'une personne dure et froide», conclut-elle.


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