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Premier traité mondial contre la pêche illicite : Le Maroc pas encore adhérent
Publié dans L'opinion le 10 - 06 - 2016

Un accord international révolutionnaire visant à lutter contre la pêche illégale est entré en vigueur depuis le 5 de ce mois de juin. Il s'agit de l'accord relatif aux mesures du ressort de l'État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Approuvé par la Conférence de la FAO en 2009, ce traité est qualifié comme étant le premier traité international contraignant qui porte expressément sur la pêche interdite.
Trente (30) pays y adhèrent actuellement, mais, là c'est une surprise, le Maroc ne fait pas encore partie à ces Etats, sachant qu'il perd chaque année des milliards de dirhams à cause de la pêche illicite non déclarée et non réglementée. Ce qui contribue à alourdir sa balance commerciale. « ...Nous invitons les gouvernements qui ne l'ont pas encore fait à se joindre à cet effort collectif destiné à mettre un terme à la pêche illégale et à assurer la survie de nos ressources marines », lance José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.
Ainsi, en vertu de cet accord, les pays signataires sont tenus de mettre en place un certain nombre de mesures dans leurs ports. Ces mesures auront pour objectif de détecter la pêche illégale, d'empêcher que le poisson pêché illégalement soit déchargé et vendu et d'assurer le partage des informations concernant les navires peu scrupuleux à l'échelle mondiale.
Cela implique que les navires de pêche étrangers souhaitant entrer dans un port devront demander une autorisation au préalable et fournir des informations précises sur leurs identités, leurs activités et sur le poisson dont ils disposent à bord. Les débarquements ne seront envisageables que dans les ports désignés, spécialement équipés pour procéder à des inspections de manière efficace.
De même, les navires suspectés d'être impliqués dans des activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) se verront refuser catégoriquement l'entrée dans un port - ou seront uniquement autorisés à y entrer à des fins d'inspection. Le déchargement de poisson, le ravitaillement en carburant ou encore le réapprovisionnement pourront également leur être refusés.
L'accord stipule, par ailleurs, que les navires autorisés à entrer dans les ports pourront faire l'objet d'inspections qui seront menées selon une série de normes communes. Ces navires devront prouver qu'ils sont autorisés à pêcher par le pays dont ils battent le pavillon et qu'ils possèdent les autorisations nécessaires des pays correspondants aux eaux dans lesquels ils naviguent. Si ce n'est pas le cas ou si les inspections révèlent une activité de pêche INN, les navires se verront refuser tout accès ultérieur aux ports et seront signalés comme contrevenants.
Une fois qu'un navire a été interdit d'accès ou que les inspections ont révélé des problèmes, les parties doivent transmettre cette information au pays d'enregistrement du navire et en informer les autres membres du traité, ainsi que les responsables portuaires des pays voisins.
La navigation sans autorisation appropriée, la pêche des espèces protégées, l'utilisation d'équipements interdits ou le non-respect des quotas de pêche figurent parmi les activités INN les plus fréquentes.
De telles pratiques compromettent les efforts visant à gérer la pêche marine de manière responsable, nuisent à sa productivité et dans certains cas contribuent fortement à sa disparition.
Par conséquent, les mesures du ressort de l'Etat du port figurent parmi les moyens les plus efficaces - et les plus rentables - de lutter contre la pêche INN.
Ce traité offre un outil précieux à la communauté internationale pour réaliser les objectifs de l'Agenda de développement durable pour 2030, qui cible la conservation et l'utilisation durable des océans et porte spécifiquement sur la pêche INN, estime la FAO
Actuellement, les pays signataires de cet accord sont les suivantes: l'Australie, la Barbade, le Chili, le Costa Rica, Cuba, la Dominique, l'Union européenne (en tant qu'organisation membre), le Gabon, le Guyana, la Guinée, l'Islande, l'île Maurice, le Mozambique, la Birmanie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, Oman, les Palaos, la République de Corée, Saint-Christophe-et-Niévès, les Seychelles, la Somalie, l'Afrique du Sud, le Sri Lanka, le Soudan, la Thaïlande, les îles Tonga, les Etats-Unis d'Amérique, l'Uruguay et le Vanuatu.


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