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Le secteur énergétique, élément stratégique du partenariat euro-méditerranéen
Le projet d'énergie solaire couvrira 42% des besoins du Maroc en 2020
Publié dans L'opinion le 13 - 07 - 2011

Le secteur de l'énergie, “élément crucial et stratégique sur les plans politique et économique”, est appelé à jouer un rôle-clé dans le partenariat UE-Méditerranée du sud et UE-Maroc, a souligné, lundi à Rabat, l'Ambassadeur chef de la délégation de l'UE au Maroc, Eneko Landaburu.
La feuille de route du Statut avancé Maroc-UE mentionne une intégration des marchés énergétiques à travers la convergence des politiques et des cadres législatif et réglementaire, le renforcement des infrastructures d'interconnexion électrique et gazière et l'ouverture du marché européen à l'électricité verte produite au Maroc, a précisé M. Landaburu à l'occasion du lancement du projet de jumelage institutionnel Maroc-UE.
“Ce secteur doit devenir prioritaire dans le développement de l'Union pour la Méditerranée car c'est dans ce domaine que l'on peut fonder une coopération de grande envergure”, a-t-il ajouté.
Il a également relevé la convergence des objectifs d'une politique énergétique européenne renouvelée et développée et la stratégie marocaine dans ce domaine.
“L'avancée politique au Maroc concrétisée par la nouvelle Constitution a amené l'UE à réaffirmer la nécessité de consolider et développer davantage les relations Maroc-UE”, a affirmé M. Landaburu.
“La communication présentée par la Haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton et la Commission européenne, qui a été approuvée par les chefs d'Etat et de gouvernement à Bruxelles il y a 15 jours, mentionne une stratégie nouvelle à l'égard d'un voisinage en mutation”, a-t-il rappelé.
Il a précisé que ce document mentionne la possibilité d'étendre la communauté de l'énergie aux pays voisins et de créer une communauté de l'énergie entre l'UE et la Méditerranée du sud.
“Ce partenariat ambitieux, exigeant et qui couvre énormément de domaines nécessite des bases solides avec un cadre partage d'analyses et de formulation de politiques énergétiques et un système d'évaluation qui soit fiable”, a-t-il noté
Projet de jumelage institutionnel
D'autre part, le projet de jumelage institutionnel Maroc-Union européenne (UE) a été lancé, le jour même à Rabat, dans le but de renforcer les capacités de la Direction de l'observation et de la programmation (DOP) du département de l'énergie et des mines en termes de prospective, de programmation, de suivi et d'évaluation de la politique énergétique nationale.
Ce projet liant la DOP et le ministère fédéral allemand de l'Economie et de la technologie s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la Déclaration commune entre le Maroc et l'UE sur les priorités de coopération dans le domaine de l'énergie signée en juillet 2007 pour converger vers l'acquis communautaire, a souligné la ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, Amina Benkhadra à l'occasion du lancement du projet.
Elle a rappelé que cette initiative répond aux orientations contenues dans le document conjoint Maroc-UE signé en octobre 2008 et portant sur le renforcement des relations bilatérales dans le cadre du Statut avancé, et en particulier le volet consacré à l'énergie qui accorde un intérêt primordial à l'observation, la prévision et la planification énergétiques.
Ce jumelage, a-t-elle ajouté, vise à soutenir l'effort engagé par le Maroc dans la mise en oeuvre d'une politique énergétique performante, répondant à des impératifs économiques, sociaux et environnementaux, qui s'inscrivent dans la perspective d'une intégration à terme du marché énergétique marocain à celui de l'UE.
Pour sa part, la Chargée d'affaires de l'ambassade de l'Allemagne a affirmé que le Maroc a décidé de se rapprocher de l'acquis communautaire dans le domaine de sa politique énergétique, secteur-clé qui revêt une grande importance croissante dans le monde entier, sachant que toute croissance économique dépend, entre autres, de la disponibilité de l'énergie.
Elle a, en outre, noté que le gouvernement allemand peut se prévaloir d'une expérience active de plusieurs dizaines d'années dans le domaine de l'énergie au Maroc, citant notamment la GTZ qui accompagne le développement des énergies renouvelables avec plusieurs programmes d'assistance technique ainsi que les grandes entreprises allemandes qui ont investi au Maroc.
Pour le chef du projet de jumelage (partie allemande), Harmut Schneider ce projet de jumelage joue un rôle-clé dans le cadre de la coopération renforcée entre l'UE et le Maroc qui “a progressé d'une manière impressionnante”.
Ce jumelage vise à soutenir l'effort engagé par le Maroc dans la mise en oeuvre d'un dispositif énergétique performant répondant à des impératifs économiques, sociaux et environnementaux dans la perspective d'une intégration à terme du marché énergétique marocain à celui de l'UE, a-t-il indiqué, mettant l'accent sur la similitude des objectifs des politiques énergétiques du Maroc et de l'Allemagne.
Le représentant du ministère fédéral de l'Economie et de la technologie, Andreas Obersteller a, quant à lui, relevé que ce projet contribue de manière importante à la construction des relations économiques germano-marocaines, car la politique énergétique est une composante importante de la politique économique.
Assurer un approvisionnement énergétique sûr, économique et respectueux de l'environnement représente l'un des plus grands défis du XXIème siècle, a-t-il soutenu.
Pour que les pays industrialisés et les pays émergents continuent d'être ou deviennent des pôles économiques de compétitivité, il est primordial de garantir un haut niveau de sécurité d'approvisionnement, une protection de l'environnement et du climat ainsi qu'un approvisionnement énergétique rentable, a estimé M. Obersteller.
Ce projet d'une durée de 24 mois est financé par l'UE à hauteur de 850.000 euros.
Ont également pris part à la cérémonie de lancement du jumelage, les représentants des ministères des Affaires étrangères et de la coopération et du ministère de l'Economie et des finances et du Haut Commissariat au Plan.
Le Maroc et la France appellent à un pacte énergétique euro-méditerranéen
Le Maroc et la France ont appelé, par ailleurs, les pays de l'Union pour la méditerranée (UPM) à conclure ensemble un pacte énergétique euro-méditerranéen.
“Nous appelons les pays de l'Union pour la méditerranée à s'engager dans un pacte énergétique euro-méditerranéen, seul à même de relever les défis qui nous sont posés et de maximiser nos potentialités dans un indispensable esprit de co-développement”, ont souligné les ministres français et marocain de l'énergie dans une déclaration commune.
“Nous sommes de véritables partenaires du plan solaire marocain. C'est un plan extrêmement ambitieux, qui sera la clé de voûte pour le plan solaire méditerranéen “, a indiqué à la presse, le ministre français de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, Eric Besson, en visite au Maroc, dans le cadre du partenariat politique et économique bilatéral.
“Pour concrétiser ce partenariat global, il faudra travailler sur les interconnexions. Tout passe par la manière selon laquelle le Maroc sera relié à l'Espagne, et l'Espagne à la France”, a expliqué M. Besson.
Pour sa part, la ministre de l'Energie et des mines, Mme Amina Benkhadra, a affirmé que “ l'intégration dans l'espace euro-méditerranéen constitue une pièce maîtresse de la stratégie énergétique du Maroc “.
“Fort de sa position géographique privilégiée, le Maroc compte bien jouer son rôle de pivot dans l'interconnexion électrique euro-méditerranéenne et la construction d'un marché énergétique entre les deux rives de la méditerranée”, a-t-elle ajouté.
Cette initiative maroco-française comporte trois volets essentiels à savoir, l'accélération du financement du plan solaire marocain pour installer 20 GW de capacité électrique nouvelle au nord et à l'est de la méditerranée, l'achèvement d'ici 2020 de la boucle électrique méditerranéenne en renforçant les interconnexions nord sud et sud-sud, ainsi que l'organisation des coopérations technologiques pour la création de filière industrielles euro-méditerranéenne des énergies propres et des réseaux électriques.
M. Besson est arrivé au Maroc dans le cadre d'une visite de travail de deux jours, accompagné d'une importante délégation d'entreprises leader dans le secteur de l'énergie.
Il aura une série d'entretiens avec des responsables marocains dont le ministre des Affaires étrangères et de la coopération et le président du directoire de l'agence marocaine pour l'énergie solaire.
A l'occasion de cette visite, le syndicat français des énergies renouvelables et l'Association des industries solaire et éolienne ont signé un accord de coopération sur la formation, la recherche, le développement, la production industrielle et la promotion des entreprises.
Le projet marocain d'énergie solaire se décompose en 5 sites, qui seront réalisés d'ici à 2020 à Ouarzazate (500 mégawatts), Laâyoune, Boujdour, Tarfaya et Ain Beni Mathar .
L'ensemble s'étendra sur une superficie de 10.000 hectares. Une fois réalisé, ce projet permettra une économie annuelle d'un million de tonnes de pétrole, soit près de 500 millions de dollars, et évitera au Maroc l'émission de 3,7 millions de tonnes de CO2 par an. En 2020, lorsque ce programme sera opérationnel, sa production représentera 42% des besoins électriques du Maroc.
Accélérer la réalisation du plan solaire méditerranéen
Le ministre français a fait savoir qu'il proposera, à cette occasion, avec la ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Mme Amina Benkhadra, un pacte énergétique euro-méditerranéen, qui doit être adopté d'ici la fin du premier trimestre de 2012, pour accélérer la réalisation du PSM, le plus important projet de l'Union pour la Méditerranée (UpM).
L ‘objectif du PSM est de répondre à la demande d'électricité qui va augmenter de 6 pc par an au sud et à l'est de la méditerranée d'ici 2025, en mettant en valeur le gisement inépuisable d'énergie solaire dans la région, a-t-il expliqué dans un entretien publié lundi par le quotidien +L'Economiste+.
Il a dans ce contexte estimé que le Maroc et la France ont “un seul mot d'ordre : passer du plan aux actes” pour la concrétisation du PSM à travers la mobilisation de leurs partenaires, les pays membres de l'UpM, les entreprises, les bailleurs de fonds et les investisseurs.
“Notre démarche est donc claire : un pôle franco-marocain d'excellence, un plan solaire méditerranéen qui va créer plus de formation, plus de partage de technologie et plus d'emplois”, a insisté le ministre français, relevant que le Maroc et la France doivent “donner l'exemple en plaçant l'énergie solaire au coeur de leur partenariat”.
Evoquant par ailleurs le Plan solaire marocain, M. Besson a souligné que la France propose d'avancer simultanément sur ces trois volets à savoir la mobilisation de nouveaux financements publics et privés, la construction de nouvelles interconnexions et l'organisation d'une nouvelle coopération technologique et industrielle.
Il a dans ce sens rappelé que l'Agence française de développement vient d'accorder 100 millions d'euros pour le plan solaire marocain, de même que la société française Soitec, leader mondial des semi conducteurs et du solaire photovoltaïque à haute performance, installera au Maroc un premier démonstrateur début 2012.
Le responsable français a également rappelé que l'accord signé le 15 juin entre Soitec et le Maroc prévoit aussi des programmes conjoints de recherche et développement, la création d'un master universitaire de management des énergies renouvelables et surtout la perspective d'un site de production sur le territoire marocain.
M. Besson a en outre affirmé que le Maroc et la France concluront avant fin 2011 des accords d'achat d'électricité, rappelant la coopération établie entre les gestionnaires et organismes de régulation des deux pays.
“A terme, nous espérons parvenir à un marché euro-méditerranéen de l'électricité. Mais attention : l'objectif n'est pas d'importer toute l'électricité produite, au détriment des populations du sud de la méditerranée”, a relevé le responsable français, estimant que “le Maghreb ne doit pas être l'usine électrique des pays du nord”.
Abordant les possibilités de synergies dans l'économie numérique, le ministre français a cité notamment la coopération entre les pôles de compétitivité à l'instar de l'accord qui sera signé lors de sa visite à Rabat entre Systemàtic de Paris-région et Maroc Numeric Cluster et l'adaptation dans la zone euro-méditerranéenne des expériences marocaine et française pour former les PME à l'économie numérique.


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