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Crédit auto, quel financement ?
Publié dans L'observateur du Maroc le 19 - 05 - 2014

Mises à mal sur leur marché fétiche du prêt personnel, les sociétés de crédit conso ont naturellement cherché à se refaire sur leur autre grand segment d'activité : le financement auto. De fait, la production sur ce créneau a augmenté de 8% en 2011 et de 26% en 2012. Ce faisant, les crédits auto qui constituaient historiquement le tiers des encours du secteur sont montés à près de la moitié. Mais la donne a changé en 2013. La production du segment a baissé de plus de 2% l'année dernière En cause, le tarissement des ventes de voitures le marché ayant baissé de 7,3% en 2013 après une croissance record en 2012. Les professionnels de l'automobile s'attendent encore à une baisse plus considérable cette année. La LOA, star des trois dernières années, a subit aussi de plein fouet la crise. La baisse est de presque 30%. Ceci est dû principalement aux mesures fiscales introduites par la Loi de Finances 2013 prévoyant la taxation des valeurs résiduelles des véhicules financés en LOA. Les professionnels s'attendent à une baisse encore plus accentuée de la LOA sur les prochains mois. Les plus pessimistes prédisent même pour bientôt la mort de ce produit qui a été introduit au Maroc tout juste en 2000. Quant à la LLD les professionnels assurent qu'elle gagne de plus en plus en plus de parts de marché. Elle croit doucement mais sûrement. Comptant 7 principaux opérateurs (ALD Automotive Maroc, Arval, Wafa LLD, EuropCar, Budget, AVIS et Chaabi LLD), ce secteur aurait enregistré une croissance allant de 4 à 5%, avec un volume global qui devrait tourner autour de 35.000 véhicules à la route.
Sociétés de financement Vs Banques
Aujourd'hui, en matière du crédit auto les sociétés de financement subissent une concurrence de plus en plus acharnée de la part des banques qui se tournent vers les particuliers. Plusieurs raisons expliquent cette reconfiguration. D'abord, compte tenu des difficultés actuelles de la clientèle des entreprises, les banques se tournent de plus en plus vers les particuliers, moins risqués et dont les dossiers sont plus faciles à gérer. Ces organismes arrivent à concurrencer les sociétés spécialisées car ils offrent des conditions de financement plus avantageuses, étant donné que leur coût des ressources est moins élevé que chez les établissements de crédit conso qui ne disposent pas de dépôts. De plus, ils bénéficient d'une large présence territoriale du fait de l'étendue de leur réseau d'agences, contrairement aux sociétés spécialisées. Par ailleurs, quelques-unes de ces dernières ont dû freiner en quelque sorte leur activité après la montée en flèche des impayés, en attendant de revoir leur système de contrôle de l'octroi du crédit. Cela dit, toutes les sociétés de financement ne souffrent pas au même degré de cette concurrence. Celles adossées à des banques sont bien moins touchées que les sociétés indépendantes. En chiffres, à fin décembre 2013, les crédits à la consommation enregistrés auprès des sociétés de crédit ont progressé de seulement 71 millions DH, soit 0,2% comparé à la même période en 2012, pour s'établir à 43,442 milliards DH. Aussi, ces statistiques révèlent que ce sont les crédits auto ou plutôt les crédits à l'achat de véhicules qui ont tiré le chiffre vers le haut. Avec une hausse de 90 millions DH, les crédits auto marquent la plus importante évolution avec une hausse de 0,6% par rapport à fin décembre 2012. Ainsi, pour un crédit à la consommation affecté à l'acquisition d'un véhicule neuf, les banques peuvent exiger de barrer la carte grise jusqu'à ce que le client s'acquitte de sa dette. Par contre, un crédit auto contracté auprès d'une société de financement n'est accordé que si le client effectue un apport personnel de 5% au minimum. Chez les banques, aucun apport minimum n'est exigé. Autrement dit, le coût du crédit ressort moins cher auprès des banques du fait du coût de refinancement de ces dernières. Au moment où le coût des ressources d'une banque est aux alentours de 3%, les sociétés de crédit se refinancent chez les banques à un taux variant de 5% à 6% qui intègre la marge d'intermédiation de ces dernières❚


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