Fidaroc Grant Thornton international (FGTI), membre représentant local du réseau international de cabinets d'audit et de conseil, Grant Thornton international, a accueilli en fin de semaine dernière ses homologues d'Afrique subsaharienne francophone, pour une véritable opération de mise en synergie des forces et des activités du groupe dans cette région du continent. GTI a en effet finalisé en octobre dernier trois implantations simultanées en Côte d'ivoire, au Gabon et au Togo, démontrant ainsi, du coup, sa grande disposition stratégique à se positionner parmi les leaders du secteur de l'audit et du conseil sur le continent. «Le groupe a de réels projets de développement sur le continent. Notre vision est d'être dans une logique d'accompagnement des développements actuels et futurs des grandes structures internationales, en l'occurrence marocaines», explique Fayçal Mekouar, directeur général de FGTI, membre du réseau depuis 2005, et président de Grant Thornton - Afrique Francophone (GT-AF). Parmi les objectifs de cette rencontre figurait une intégration des méthodologies de travail et des principes d'intervention du groupe auprès de ses nouveaux membres, via une formation. L'objectif était également d'impulser un élan de croissance aux activités des cabinets du réseau, pour capter le maximum de marchés dans la région francophone du continent. Il faut savoir en effet que la présence de GTI en Afrique ne s'était, jusque-là, principalement concrétisée que sur les marchés anglophones. L'enseigne est déjà présente dans des pays comme le Kenya, au Zimbabwe, et en Afrique du Sud. Le groupe a donc décidé de développer sa présence en étoffant son réseau sur les marchés d'Afrique francophone. Après le Sénégal, depuis 2011, et la Guinée Conakry en 2009, c'était au tour de la Côte d'Ivoire, du Gabon et du Togo d'intégrer le réseau. La prochaine étape sera sans doute celle du Cameroun. Facteurs de croissance Si le continent n'est encore que d'une modeste contribution aux activités globales de GTI, il n'en est pas pour autant négligé dans ses perspectives de croissance. Selon Moustapha Coulibaly, directeur général de Grant Thornton - Côte d'Ivoire et vice-président du réseau GT-AF, tous les facteurs sont réunis pour atteindre cet objectif. «Il existe un vrai marché de l'audit sur le continent. Pour la région francophone que je connais le plus, nous constatons un important développement des rythmes d'introductions boursières, notamment en Afrique de l'Ouest, sur la place financière de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM)». Cette tendance s'accompagne aussi du développement et de l'expansion de grands groupes africains et étrangers dans la région, notamment dans le secteur bancaire, dans lequel se trouve une bonne partie de la clientèle de l'enseigne dans la région (Société Générale, BNP Paribas, etc...). À cela s'ajoutent d'autres facteurs de croissance du secteur de l'audit, liés par exemple aux nouvelles dispositions réglementaires de L'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), qui oblige désormais les S.A des pays membres à disposer d'un commissaire aux comptes. De plus, «les gouvernements des pays de la région s'imposent de plus en plus une gestion transparente des sociétés publiques, ce qui fait qu'ils font de plus en plus appel aux services d'expertise comptable ou d'audit. Le secteur s'affirme donc de plus en plus, et le marché tend vers la maturité», commente Coulibaly. Pour en avoir une idée plus précise, les «Big Four» comptent chacune investir en Afrique près de 100 millions de dollars durant la prochaine décennie, rien que dans le développement de leurs activités. Des perceptives largement soutenues par la croissance économique du continent. Pour GTI, l'Afrique avec le Moyen-Orient contribuent à hauteur de 42% au chiffre d'affaires global du groupe, qui s'affiche à un peu plus de 4 milliards de dollars en Afrique. Point de vue Moustapha Coulibaly DG de Grant Thornton, Côte d'Ivoire, V.P de GT-AF. Doubler notre chiffre d'affaires d'ici 2015 Nous avons comme ambition de doubler notre chiffre d'affaires global d'ici 2015. Sur le continent, l'Afrique du Sud est actuellement le pays qui représente le plus de potentiels de croissance pour le groupe. L'Afrique francophone est certes également un marché important, mais est encore loin d'atteindre le marché sud-africain. C'est de ce constat que nous est venue l'idée de créer un hub de représentants dans la région ouest-africaine, afin de fédérer, de mutualiser les efforts et de créer des synergies nous permettant de garantir une certaine croissance à notre niveau d'activités dans la zone. Vous savez, à partir de Casablanca, actuellement, d'importantes structures marocaines, notamment des banques, ont entamé une vraie politique d'expansion de leurs activités sur le reste du continent. L'objectif est de nous donner les moyens de pouvoir accompagner ces développements, dans les marchés où nous sommes présents. Cela permet au client d'avoir un seul interlocuteur, GTI, avec une même méthodologie et les mêmes normes de référence, peu importe le marché auquel il s'intéresse. Quant aux cabinets locaux membres du réseau, ils bénéficient d'une totale autonomie financière, managériale mais aussi juridique. Le chiffre d'affaires tiré de leurs activités respectives leur revient entièrement. Ils ont toutefois l'obligation de s'acquitter d'une redevance qui rémunère leur appartenance au réseau et qui leur permet de bénéficier des partages d'expertises sectorielles, mais aussi des références du groupe à l'international, notamment en capital image.