Un sondage effectué au près de 401 ménagères à¢gées de 20 à 55 ans. Alors que globalement un ménage sur deux tire avantage de cette habitude d'achat, notre sondage(*) révèle aussi que 58% des ménages urbains achètent en grande quantité pour économiser, contre seulement 21% des ruraux. Une différence notable attribuable à plusieurs facteurs : culturels, financiers… Ainsi le ménage rural effectue en vaste majorité ses achats au détail auprès de l'épicerie. Son comportement d'achat dépendra des besoins du jour, du besoin de stockage du ménage. Notre étude met également en évidence d'importantes disparités entre les classes socioprofessionnelles (CSP). On pourrait croire que les ménages les moins bien nantis seront les plus intéressés à tirer profit des rabais sur volume ; ça n'est pas le cas, même dans les marchés urbains. Ainsi, les CSP D et E sont moins enclins à acheter en plus grande quantité, contrairement aux consommateurs des CSP plus élevées. Il faut donc avoir les moyens de faire des économies. Mais, étonnamment, les ménages présentant la plus forte propension à acheter en grande quantité pour réaliser des économies ne sont pas les CSP A ou B mais bien les CSP C1 et C2, qui représentent tout de même 45% des ménages marocains ! Au-delà des CSP, on remarque aussi de nombreuses disparités en fonction des lieux de résidence. Par exemple, seuls 18% des habitants d'Oujda ou encore 30% de ceux d'Agadir achètent en grande quantité pour économiser, contre plus de 60% dans les autres villes. Le rapprochement avec la présence des hypermarchés indique une corrélation assez forte (expliquant en partie cette réalité). Ainsi, l'arrivée d'hypermarchés a pu transformer les comportements d'achat de nombreux ménages marocains. Casablanca et Rabat, où plus de 40 grandes surfaces sont présentes, montrent les plus grandes incidences, avec, respectivement, 68% et 60%.
(*) Sondage réalisé pour le compte de La Vie éco par Synovate Market Research et Drive Dentsu en mars 2010.